Chaque discipline équestre nécessite une approche spécifique en matière d'alimentation pour assurer que le cheval reçoive l'énergie adéquate. L'alimentation joue un rôle crucial dans la performance, la récupération et la santé globale du cheval. Cet article explore les différentes sources d'énergie, les besoins spécifiques selon les disciplines et les considérations importantes pour optimiser l'alimentation de votre cheval.
Comme tous les animaux, les chevaux dépendent de l'énergie fournie par leur alimentation pour leurs activités quotidiennes. Les besoins énergétiques varient considérablement en fonction de facteurs tels que l'âge, la charge de travail, le métabolisme et même le climat. Les chevaux tirent la majeure partie de leur énergie alimentaire de la fermentation des fibres issues des fourrages, comme le foin et l'herbe des pâturages. Ils peuvent également extraire de l'énergie à partir des glucides hydrolysables (c’est-à-dire le sucre et l’amidon), des lipides et des protéines.
Il est important de noter que le métabolisme est le processus par lequel le corps du cheval convertit les aliments en énergie. Les chevaux puisent leur énergie dans plusieurs composantes de leur alimentation. Les AGV sont absorbés dans la circulation sanguine et fournissent une énergie régulière à libération lente, optimale pour la santé métabolique et le fonctionnement physiologique du cheval.
Le document "Nutrient Requirements of Horses" de 2007 du National Research Council (NRC) définit les besoins énergétiques des chevaux. Les chevaux à l’entretien sont définis comme tout cheval adulte qui n’est pas gestant, allaitant ou impliqué dans une quelconque forme de travail, ce qui inclut la reproduction pour les étalons ou la participation à un programme d’exercice pour les chevaux de performance.
Dans le contexte de l’alimentation équine, la relation entre l’énergie consommée et l’énergie utilisée par l’organisme d’un cheval est appelée bilan énergétique :
Les chevaux tirent leur énergie de trois macronutriments principaux : les glucides (y compris les fibres), les lipides et les protéines. Ces sources diffèrent en termes de quantité d'énergie fournie et de facilité avec laquelle le cheval peut les utiliser.
Les glucides constituent la principale source d'énergie dans l'alimentation équine. Les glucides hydrolysables (GH) sont des glucides facilement digestibles présents dans les fourrages et les aliments pour chevaux. Ils sont décomposés et absorbés dans l'intestin grêle, ce qui provoque une augmentation de la glycémie après un repas. Sur une étiquette d'aliment pour chevaux ou une analyse de fourrage, les glucides hydrolysables (GH) correspondent à la somme de l'amidon et des glucides solubles dans l'éthanol (GSEt).
Les glucides hydrolysables se présentent sous différentes formes :
La digestion et l’absorption directe des sucres sans avoir besoin d’avoir recours à la fermentation permet aux glucides hydrolysables de fournir une source immédiate d’énergie pour les chevaux, ce qui en fait une option intéressante pour répondre aux besoins énergétiques des chevaux de performance. La teneur en GH de l’alimentation doit être gérée avec soin pour prévenir les problèmes de santé, surtout chez les chevaux souffrant de troubles métaboliques.
En tant qu’herbivore, le cheval se nourrit à l’état naturel principalement avec des fourrages riches en fibres. Ces fibres, glucides structuraux (aussi appelés « parois cellulaires ») tels que la pectine, l'hémicellulose, la cellulose et la lignine, sont fermentées et en partie valorisées dans le gros intestin.
La première source d’énergie pour le cheval de sport reste les fibres « conventionnelles », à savoir l’herbe, le foin et l'enrubanné. En effet, le cheval est un herbivore et son système digestif est conçu pour dégrader les fibres ingérées et les valoriser énergétiquement. Pour le cheval, 3 kg de foin représentent le même apport énergétique qu’1 kg d’orge ! De plus, le cheval est adapté pour une ingestion importante de fibres, ce qui va également lui permettre de rester occupé toute la journée et diminuer le risque d’apparition de stéréotypies.
La matière grasse, comme l’huile de soja, apporte 2 à 3 fois plus d’énergie que les céréales ou les protéines et augmentent la densité énergétique d’un aliment permettant de diminuer la quantité distribuée par repas.
Une autre étude menée sur l’utilisation des protéines telles que la luzerne comme source d’énergie pour le cheval indique que celle-ci est particulièrement intéressante car ce fourrage est un bon complément de céréales. En effet, sa teneur riche en protéines et en calcium vient équilibrer une ration constituée principalement de céréales. De plus, la luzerne à un effet « tampon » démontré sur la baisse du pH de l’estomac du cheval après un repas de céréales. Cependant, l’utilisation de la protéine comme source d’énergie chez le cheval de sport doit être raisonnée.
Chaque discipline équestre impose des exigences énergétiques différentes, influençant le type et la quantité d'aliments nécessaires pour optimiser la performance.
Pour différentes disciplines équestres telles que le saut d’obstacles, le concours complet et les courses de trot, les muscles sont soumis à des charges courtes (intenses) et ont besoin d’une énergie rapide. Les ingrédients tels que l’avoine et l’orge contiennent relativement beaucoup de glucides solubles rapidement, tels que le sucre et l’amidon. Ces glucides sont décomposés par des enzymes dans l’estomac et l’intestin grêle. Ce processus fournit une énergie rapidement absorbable, permettant aux muscles d’atteindre leur apogée.
Lors de performances de pointe, il est important de soutenir la récupération des muscles. Les acides lactiques libérés nécessitent un équilibre idéal entre la vitamine E et le sélénium, et doivent être éliminés plus efficacement. Cela réduit le risque d’acidification et de douleurs musculaires.
Votre cheval et poney pratiquant des disciplines qui mettent l’accent sur l’endurance ont tendance à performer de manière optimale avec une alimentation à faible teneur en glucides solubles. Par exemple, dans les disciplines telles que le dressage, l’attelage et l’endurance, il est nécessaire de fournir des aliments caractérisés par une combinaison de glucides solubles et d’acides gras. Les acides gras sont extraits de cultures riches en huiles telles que les graines de lin et le soja.
Lors des performances d’endurance, l’énergie est brûlée dans les muscles en présence d’oxygène. Contrairement aux performances de pointe, aucune production d’acide lactique ne se produit lors de la combustion des glucides, des acides gras et des protéines. La haute teneur en cellulose digestible (fibres) favorise la fonction intestinale et maintient l’hydratation adéquate dans les intestins. Lorsqu’un cheval transpire, il perd non seulement de l’eau, mais aussi des électrolytes. Des électrolytes ont été ajoutés à l’Hartog Energy Special, qui sont importants pour fonction musculaire optimale et autres fonctions cellulaires.
Certains produits sont spécialement conçus pour répondre aux besoins énergétiques spécifiques des chevaux de sport :
Une étude comparative a été menée sur les performances et indicateurs de santé sur des chevaux nourris selon trois régimes alimentaires différents :
Les résultats ont montré que tous les chevaux ont eu un niveau de performance satisfaisant, quel que soit leur régime alimentaire. Cependant, les prises de sang ont révélé des différences, notamment un taux d'insuline plus bas chez les chevaux soumis au régime FAT.
Pour optimiser l'alimentation énergétique de votre cheval, tenez compte des recommandations suivantes :
En comprenant les besoins énergétiques spécifiques de votre cheval et en adaptant son alimentation en conséquence, vous pouvez optimiser sa performance, sa santé et son bien-être général.
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