La diarrhée est une affection très fréquente, un motif de consultation courant. La plupart du temps, il s’agit simplement d’un moment à passer qui guérit en 2 ou 3 jours. Cependant, dans certains cas, la diarrhée est un symptôme de la gastro-entérite, une affection qui peut nécessiter une médication.
La diarrhée n’est pas une maladie mais bien un symptôme de la colite ou de la gastro-entérite. Elle se définit comme l’apparition de selles plus ou moins liquides et abondantes. Elle est causée par une infection intestinale par virus, mais elle peut également être causée par une bactérie, notamment lorsqu’on ingère un aliment contaminé. D’autres causes peuvent également causer des diarrhées, c’est le cas des intolérances, par exemple.
Il ne faut pas confondre selles liquides et la diarrhée. En effet, ce symptôme est considéré comme diarrhée à partir du moment où l’on a besoin d’aller aux toilettes au moins 3 fois par jour pour déféquer. Cela dure plusieurs jours et peut disparaître spontanément, sans traitement.
En France, d’après le site de Santé Publique France, le taux d’incidence de la diarrhée est de 2963 cas pour 100 000 habitants, tous âges confondus. Cependant, les enfants sont davantage touchés puisqu’on recense 6605 cas pour 100 000 habitants de moins de 5 ans.
Si la diarrhée est un symptôme bénin dans les pays développés pour les adultes, les enfants de moins de cinq ans sont bien plus sujets à la déshydratation et donc, à des risques plus graves. Par ailleurs, dans les pays en développement, la prévalence de la diarrhée est très élevée, notamment chez les enfants. Ainsi, la mortalité infantile dont la cause est la diarrhée et donc, la déshydratation, est très forte. En effet, selon l’UNICEF, 7 600 000 d’enfants de moins de cinq ans meurent à cause de la diarrhée. La diarrhée est donc l’une des principales causes de mortalité et de morbidité de l’enfant dans le monde. Elle est généralement causée par une contamination de l’eau et des aliments. En effet, 780 millions d’humains n’ont pas accès à de l’eau salubre. Ainsi, la diarrhée est une cause majeure de la malnutrition.
Les causes de la diarrhée peuvent être infectieuses ou non infectieuses.
Les causes infectieuses de la diarrhée sont multiples :
La transmission de la diarrhée se fait donc soit parce qu’on entre en contact avec quelqu’un qui est malade, par la salive ou par le toucher, c’est le cas des maladies virales. Pour la diarrhée dont la cause et parasitaire ou bactérienne, la transmission se fait par la consommation d’aliment ou d’eau contaminée, ou par le fait de mettre à la bouche ses mains qui ont été en contact avec une surface ou un objet souillé.
Les causes de la diarrhée ne sont pas toujours infectieuses.
L’allergie alimentaire peut en effet être une cause de la diarrhée. Cette dernière fait partie des symptômes de la réaction allergique. En effet, le système immunitaire va réagir anormalement face à l’absorption d’une substance a priori inoffensive. Cela pourra se traduire par des crampes abdominales, des vomissements et de la diarrhée. L’organisme met tout en œuvre pour ce débarrasser de la substance non tolérée.
De nombreuses personnes souffrent de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Ces dernières se caractérisent par l’inflammation du tube digestif causée par un déréglement du système immunitaire. C’est le cas de la maladie de Crohn et de la rectocolite hémorragique. La diarrhée fait partie des symptômes de ces maladies intestinales chroniques.
La diarrhée peut aussi être un symptôme d’allergie à un médicament. Cela peut également être un effet secondaire. En effet, la consommation de certains médicaments peuvent favoriser l’apparition de diarrhées plus ou moins sévères. On parle alors de diarrhée médicamenteuse.
Bien que la diarrhée soit un symptôme de la colite ou de la gastro-entérite, voici comment reconnaître les symptômes de la diarrhée, chronique ou aiguë :
Lorsque des symptômes secondaires ou associés apparaissent, il est conseillé de consulter un médecin rapidement. Voyons quels sont les symptômes associés à la diarrhée qui sont plus sérieux.
La déshydratation est le symptôme secondaire le plus grave de la diarrhée. Bien que cela puisse paraître bénin dans les pays développés, ce symptôme peut être mortel lorsqu’on n’a pas un accès à l’eau potable ou que l’on est un jeune enfant de moins de cinq ans. En effet, le corps des bébés étant petit, la déshydratation peut engager le pronostic vital rapidement. C’est pourquoi lorsqu’on a la diarrhée, il est indispensable de boire beaucoup d’eau. Voici les signes de la déshydratation :
En cas d’apparition de ces symptômes, il faut se rendre aux urgences.
La fatigue est un autre symptôme secondaire de la diarrhée. Le corps étant en manque d’hydratation et de minéraux, l’organisme est épuisé.
Il est tout à fait possible de traiter la diarrhée bénigne chez soi, sans médicament sous ordonnance.
En premier lieu, le traitement de la diarrhée à domicile est l’hydratation. En effet, lorsqu’on a la diarrhée, on perd beaucoup d’eau et de minéraux. Il faut donc boire régulièrement, à hauteur d’au moins 2 litres d’eau par jour.
Quand on a la diarrhée, il faut modifier son alimentation. En effet, certains aliments risquent d’alimenter l’inflammation intestinale causée par la bactérie, le virus ou le parasite. Il faut donc privilégier certains aliments tels que le riz, les légumes cuits, les fruits cuits (compotes), etc. Il faut en revanche éviter les légumes et les fruits crus, les viandes grasses et les matières grasses.
On peut également utiliser certains médicaments en vente libre pour soulager les symptômes de la diarrhée comme le Smecta, le Diarétyl, l’Immodium lingual, l’ultralevure, etc.
En cas de symptômes de déshydratation, de fatigue extrême, de glaires et/ou de sang dans les selles et de douleurs anormales au niveau de l’abdomen, il est indispensable de consulter un médecin en urgence.
On peut également utiliser un service de téléconsultation en cas de doute, si les symptômes ne sont pas trop sérieux mais que l’on souhaite des conseils médicaux ou une prescription de médicaments.
Le premier moyen de prévenir la diarrhée est d’assurer les bonnes pratiques d’hygiène. En effet, la transmission des virus et des bactéries se fait principalement par les mains et les surfaces contaminées. Il faut donc prendre de bonnes habitudes d’hygiène au quotidien.
Pour prévenir la diarrhée, le premier geste d’hygiène à faire est de se laver les mains régulièrement, avec de l’eau et du savon, pendant 30 secondes. Il faut se frotter les ongles et le bout des doigts, mais aussi la mains, et ce, jusqu’au poignet. C’est le geste le plus important pour limiter la transmission des virus et des bactéries.
Pour éviter la transmission de la diarrhée, il est indispensable de garantir la sécurité alimentaire. Pour ce faire, il faut nettoyer soigneusement et régulièrement les surfaces, notamment dans la cuisine. Il faut laver les produits et ne jamais les toucher avec les mains sales. Il faut toujours cuisiner après s’être lavé les mains. L’idéal est également d’éplucher tous les légumes que l’on consomme. En effet, les bactéries ou les parasites ont davantage tendance à rester en surface.
Certains vaccins permettent de lutter, non pas contre la diarrhée, mais contre certaines maladies virales dont c’est le symptôme principal. C’est notamment le cas de :
Pour éviter les réactions allergiques ou la diarrhée causée par des maladies intestinales chroniques, il est indispensable de connaître quels sont les aliments que l’on peut consommer ou non. Pour ce faire, on peut consulter un médecin allergologue ou un médecin généraliste.
Le syndrome de malabsorption est généralement défini comme un ensemble de symptômes secondaires à une maldigestion et/ou une malabsorption survenant lorsque l’extension d’une pathologie dépasse la capacité de compensation intestinale. Ce syndrome est observé dans plusieurs affections où les nutriments provenant des aliments ne sont pas absorbés correctement dans l’intestin grêle.
La quantité de nutriments absorbée par la muqueuse intestinale dépend de la surface d’absorption et du temps de transit. La muqueuse saine est constituée de petites proéminences, appelées villosités, et de proéminences encore plus petites, appelées microvillosités, qui forment une très grande surface d’absorption. Lorsque la première étape, pré entérocytaire est altérée, on évoque la maldigestion qui aboutit à des symptômes communs avec la malabsorption car la muqueuse intestinale même intacte ne pourra capter les nutriments. La maldigestion entraîne une malabsorption des nutriments nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Principalement, les lipides, les vitamines liposolubles (vitamines solubles dans la graisse comme les vitamines A, D, E et K) et, mais aussi, les protéines et les glucides (sucres) ne peuvent pas être correctement assimilés et sont éliminés dans les selles.
Les symptômes de la malabsorption sont dus à l’augmentation de nutriments non absorbés dans la lumière du tube digestif, ou aux carences nutritionnelles qui résultent d’une absorption insuffisante. Une malabsorption sélective pourra être peu ou asymptomatique alors que le tableau clinique d’une malabsorption globale pourra associer une altération de l’état général, une diarrhée chronique, une dénutrition sévère avec carences multiples pouvant engendrer de possibles douleurs osseuses (ostéomalacie), crises de tétanie (carence en calcium, magnésium) ou troubles visuels (carence en vitamine A) malgré des apports alimentaires conservés.
Le symptôme le plus fréquent est la diarrhée chronique. Les caractéristiques des selles peuvent renseigner sur le type malabsorption.
L'intervention nutritionnelle chez l’adulte doit tenir compte de l’origine et du type de malabsorption et des carences nutritionnelles engendrées. Dans le cas d’une diarrhée abondante en lien avec une MICI (Maladie Inflammatoire Chronique de l’Intestin) avec atteinte de l’intestin grêle, la priorité sera donnée à la réhydratation dans un premier temps associée à une prise en charge diététique limitant les résidus.
Dans les situations où l’hydrolyse des protéines est compromise (insuffisance pancréatique exocrine, pancréatite aiguë, nutrition en site jéjunal, duodénopancréatectomie, absence de flux biliaire, syndrome de grêle court), Il faut préconiser des solutions nutritives faciles à digérer et à absorber et parfois fractionner l'alimentation en petites quantités.
Dans les résections étendues du grêle ou syndrôme de grêle court il sera nécessaire d’évaluer les paramètres de l’assistance nutritionnelle : la voie d’abord (orale, entérale parentérale, seul ou en association), la qualité et la quantité des apports nutritionnels et favoriser la récupération du segment d'intestin restant.
Dans les cas d’insuffisance pancréatique (dans la mucoviscidose par exemple), 80% des patients peuvent conserver une alimentation normale associée à la prescription d’enzymes digestifs gastro-protégés, 10 à 15% des patients ont besoin de compléments nutritionnels oraux et 5% d’entre eux ont besoin de nutrition parentérale.
Dans le cas d’une diarrhée chronique (principal symptôme de malabsorption) où l’étiologie ne peut être traitée ou dans l’attente des résultats d’examens et du diagnostic, un traitement symptomatique par antidiarrhéique oral peut être proposé au patient.
Les aliments qui sont à l’origine d’une intolérance sont parfois difficiles à identifier. Les intolérances les plus fréquentes sont dues au gluten (une protéine présente dans certaines céréales) et au lactose (sucre du lait). L’intolérance au lactose est à distinguer de l’allergie aux protéines de lait de vache : ses symptômes sont plus gênants que graves. Elle est due à une sécrétion insuffisante de lactase (l’enzyme qui digère le lactose) par l’intestin. Une personne intolérante au lactose n’est pas capable de digérer ce sucre. Il reste dans l’intestin, où il favorise la fermentation des bactéries et retient l’eau dans les selles.
L’intolérance au gluten est à l’origine d’une maladie, la maladie cœliaque, qui peut avoir de graves conséquences. Elle se traduit par des diarrhées ou des selles molles, des ballonnements et de la fatigue. Si cette intolérance n’est pas rapidement dépistée, les parois de l’intestin peuvent s’atrophier, entraînant une mauvaise absorption de l’ensemble des nutriments.
Le syndrome de malabsorption est une entité clinicobiologique complexe correspondant à une absorption insuffisante ou incomplète par l’intestin grêle d’un ou plusieurs nutriments. Le terme de malabsorption est couramment utilisé pour des anomalies de la digestion, de l’absorption à proprement parler ou encore du transport des nutriments.
La démarche pour réaliser le diagnostic d’une malabsorption est complexe. Suite à cet entretien, il est nécessaire de confirmer le diagnostic de malabsorption et de rechercher les différentes carences nutritionnelles associées, grâce à des examens biologiques (analyses de sang ou de selles). Il n’y a pas de marqueur biologique sanguin qui puisse être considéré comme spécifique d’un syndrome de malabsorption. Les analyses de selles permettent en particulier de doser les graisses fécales. Si la quantité de graisse trouvée dans les selles dépasse 7 g par jour (stéatorrhée), c’est le signe d’une malabsorption des graisses.
L’endoscopie digestive haute avec biopsies est un examen obligatoire et parfois suffisant, mais souvent des examens radiologiques sont nécessaires. Chaque pathologie sous-jacente à la malabsorption a un traitement spécifique. En cas de maladie cœliaque, un régime sans gluten va être prescrit afin de prévenir les dommages intestinaux. Les personnes intolérantes au lactose se verront quant à elles prescrire un régime sans lactose. Une supplémentation en enzymes pancréatiques est proposée en cas d’insuffisance pancréatique. Pour corriger les carences nutritionnelles, des suppléments nutritionnels, vitamines et/ou minéraux, peuvent être prescrits. Dans une optique de long terme, un suivi médical régulier est recommandé pour ajuster les traitements en fonction de l’évolution des symptômes et évaluer les carences persistantes.
En conclusion, il est important de comprendre comment fonctionne la diarrhée. La prévention est donc la clef pour éviter ce symptôme désagréable et douloureux. Cependant, en cas de symptômes persistants ou graves, il est vivement conseillé de consulter un médecin en urgence, en présentiel ou en téléconsultation si vous ne savez pas quoi faire et que vous avez besoin de conseils médicaux.
Manger trop rapidement, tard le soir ou prendre des repas lourds et copieux peut déclencher une diarrhée aiguë passagère. Des habitudes alimentaires saines peuvent être mises en place pour soulager votre diarrhée aiguë passagère.
Chacun est différent. Ainsi, un facteur déclenchant la diarrhée chez quelqu’un peut être très bien toléré par quelqu’un d’autre, voire même agir comme un calmant.
Si vous avez la diarrhée, cela peut être dû à la consommation de certains aliments ou à votre façon de manger. A vous d’identifier ces aliments déclencheurs ou les habitudes alimentaires à éviter.
La santé du système digestif est non seulement liée à l’hygiène alimentaire mais aussi à la façon dont on mange. C’est pourquoi il est possible de souffrir de diarrhée et d’autres problèmes digestifs même lorsque l’on mange sainement. En adoptant les bons gestes, il est ainsi possible de prévenir les risques de diarrhée.
Notre alimentation détermine la consistance, la couleur et l’odeur de nos selles. Il faut savoir qu’en matière de santé nos selles sont d’excellentes indicatrices. Un transit normal est entre 3 selles par jour et 3 selles par semaine. Les matières fécales sont simplement les résidus de la digestion qui n’ont pas été absorbés par notre organisme. Elles sont dirigées vers notre côlon avant d’être évacuées.
Les selles sont constituées de 75 % d’eau et de 25 % de déchets biologiques. Si vous avez bu trop d’alcool, si vous avez mangé des fruits ou des légumes en trop grande quantité, si vous avez consommé des produits laitiers, si vous vous sentez stressé ou lors d’un traitement médical avec prise d’antibiotiques, vos selles peuvent devenir molles.
Essayez de diminuer les quantités de nourriture lors de la prise de vos repas. Il vaut mieux fractionner ses repas et les prendre en plusieurs fois. Il est également important de manger léger, et de boire beaucoup d’eau. En effet, les selles contiennent 75 % d’eau, lors de selles molles pour éviter la déshydratation il faut beaucoup boire. Boire oui, mais pas de caféine ni d’alcool !
Manger du riz, de la soupe, des pommes de terre à la vapeur et des viandes blanches dites « maigres ». Cependant, on évite les viandes rouges, les fruits et légumes crus, car ils contiennent beaucoup de fibres qui accélèrent le transit, et les plats trop gras, trop sucrés ou trop épicés. Enfin, on fuit les aliments transformés et ultra-transformés, car ils renferment beaucoup de glucides
Privilégier les aliments raffinés à chaque repas comme du pain blanc, des pâtes, de la semoule et des légumes cuits comme les betteraves, les carottes et les courgettes
Manger des bananes bien mûres, car elles contiennent de la pectine qui absorbe les excès de liquide dans les intestins, ce qui permettra d’atténuer les selles molles
Apporter des aliments fermentés à vos repas, ils sont riches en acides aminés, en antioxydants, en protéines et en vitamines.
| Cause | Symptômes | Traitement |
|---|---|---|
| Infections (bactéries, virus, parasites) | Selles liquides, crampes, fièvre | Hydratation, médicaments en vente libre, antibiotiques (si bactérien) |
| Allergies alimentaires | Diarrhée, vomissements, crampes | Éviter l'allergène |
| Maladies intestinales chroniques (MICI) | Diarrhée chronique, douleurs abdominales | Médicaments spécifiques (anti-inflammatoires) |
| Médicaments | Diarrhée | Ajustement de la médication (si possible) |
| Malabsorption | Diarrhée, selles graisseuses (stéatorrhée). perte de poids | Régime adapté, suppléments nutritionnels, enzymes digestives |
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