Les associations d’aide alimentaire sont de plus en plus sollicitées, avec de nouveaux profils de bénéficiaires, et des interrogations sur leur capacité à répondre à la demande à long terme. À Vénissieux, comme ailleurs, la situation est préoccupante. Cet article examine comment des organisations telles que le Resto du Cœur et le Secours Populaire Français s'adaptent pour répondre aux besoins croissants de la population.
Louis est un des plus anciens bénévoles du Resto du cœur de Vénissieux. Il est notamment en charge de la « ramasse » hebdomadaire auprès des grandes surfaces pour collecter les produits invendus. Or depuis quelques semaines, sa collecte pèse moins lourd, beaucoup moins lourd.
« D’habitude, on revient avec 1,3 tonne de vivres. Le Resto peut certes compter sur les approvisionnements fournis par sa maison mère et la Communauté européenne, mais la « ramasse » représente près de 40 % des aides alimentaires distribuées. « Les supermarchés jouent moins le jeu, constate amèrement Henri. Maintenant ils écoulent leurs produits jusqu’à l’extrême limite des dates de péremption. Ils ont intégré la précarité dans leur politique de vente en proposant à prix cassé ce qu’ils nous donnaient auparavant.
Les bénévoles du Resto font le même constat : jamais ils n’ont vu autant de jeunes dans les files d’attente, notamment des étudiants. « C’est un phénomène complètement nouveau à Vénissieux, observe Philippe.
Durant les trois semaines qui ont précédé le lancement de la campagne d’hiver, qui a débuté le 24 novembre, les « enfoirés » ont enregistré l’inscription de 370 familles.
« C’est en légère augmentation par rapport l’an dernier, précise Philippe, autre bénévole local. Vu le contexte, on s’attendait à plus. D’ailleurs sur la France entière on a 10 % d’inscrits supplémentaires, on devrait atteindre le million cet hiver. Peut-être que le confinement a dissuadé un certain nombre de Vénissians de faire les démarches.
Au comité local du Secours populaire français, le bond des demandes d’aide alimentaire est bien là : + 26 % en 2020 par rapport à 2019, avec une accélération très marquée cet automne. « En octobre, on a inscrit quasiment deux fois plus de familles que l’an dernier, indique la responsable, Josy Ingargiola. Pour l’instant, nous avons suffisamment de vivres qui viennent de la banque alimentaire, de l’Europe et de nos achats aussi. Mais la suspension des braderies pendant les confinements nous a privés d’une partie de nos ressources.
Confrontées à la hausse de la fréquentation et à de nouvelles problématiques pour leur approvisionnement, les associations doivent aussi composer avec l’impact de la crise sanitaire dans leurs rangs. Certains bénévoles âgés, plus fragiles face au Covid-19, ont en effet pris du recul. Et les contraintes sanitaires obligent à restreindre la taille des équipes qui travaillent dans les locaux.
« Au Resto, on est passé de 60 à 42, détaille Henri.
Avant la crise du Covid, selon l’Insee, plus de 9 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté et près de 5 millions avaient recours à l’aide alimentaire.
Adresses Utiles :
L'association Oyenga Simy-Flo (O.S.F.) propose également des actions pour tous, incluant une aide alimentaire et un jardin collectif. O.S.F. se présente comme un lieu de vie permanent pour tous, encourageant l'échange et la transmission intergénérationnelle. L'association invite chacun à rejoindre ses rangs, que ce soit pour du bénévolat, des services, des stages, ou autres formes d'engagement. Ils mettent en avant leur boutique Ifetila Afup, un espace vivant d'insertion sociale, et soulignent l'importance de leurs partenaires. Leur devise est « Valoriser l'humain ».
Au fil des années, il arrive que la personne âgée néglige ses repas par un manque d’envie ou tout simplement parce que sa condition physique ne lui permet pas de le faire seule. Or pour être en bonne santé il est essentiel de manger équilibré. Nos aides à domicile adaptent leur service selon le niveau d’autonomie de la personne aidée. Nos intervenant(e)s pourront livrer les courses directement au domicile ou accompagner la personne au supermarché.
Les services à la personne ouvrent droit à un certain nombre d’avantages fiscaux et sociaux. N’hésitez pas à vous renseigner sur vos droits et sur les démarches à effectuer.
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