À La Courneuve, comme ailleurs, les associations caritatives sont en première ligne pour aider les personnes en situation de précarité. Face à une demande croissante d'aide alimentaire, des organisations comme le Secours populaire et les Restos du cœur redoublent d'efforts pour soutenir les populations les plus vulnérables.
Pour les responsables des associations caritatives de la ville, le constat est identique : jamais elles et ils n’ont été confrontés à une situation sociale aussi dramatique, même pendant la crise sanitaire.
Le Secours populaire est une structure qui accueille actuellement un nombre de bénéficiaires record : 351, dont 47 nouveaux inscrits. « Beaucoup sont des mères seules avec enfants », précise Nelly Davaux, responsable du comité local du SPF.
Lorsque des personnes en situation de précarité s’adressent au Secours populaire, leur première demande concerne bien souvent l’aide alimentaire. Face à une demande croissante, le Secours populaire poursuit son engagement pour offrir une aide alimentaire adaptée et respectueuse des besoins nutritionnels.
Implantée sur un secteur dense et multiculturel, les quelques 130 bénévoles de l'antenne locale de Bobigny Aubervilliers La Courneuve Stains mettent toutes leurs compétences et son dévouement au service de la population, dans des actions sociales, de la formation, d'urgence et de secourisme.Renforts au Samu social de Seine-Saint-Denis, présents sur les dispositifs de secours, aux côtés des plus vulnérables durant les maraudes, toujours prompt à partager nos connaissances dans les formations de premiers secours : nos actions sont variées et résolument tournées vers l’autre.
Quant au centre des Restos du cœur, il a fait face à « un tsunami » de demandes, malgré le durcissement du barème pour la campagne hivernale.
La quantité d’aide alimentaire distribuée par Les Restos du cœur a bien baissé aussi. « On donne moins aux 310 familles bénéficiaires actuelles que ce qu’on donnait aux 240 familles bénéficiaires passées », indique Antonin Mourey.
Quand les structures n’achètent pas, elles collectent des denrées alimentaires invendues auprès des grandes et moyennes surfaces. Mais sur ce plan-là aussi, la situation se détériore sous l’effet de l’inflation et de la lutte contre le gaspillage alimentaire. « Les magasins nous font de moins en moins de dons, ils écoulent les produits jusqu’à la date limite de consommation.
En cause notamment : l’inflation, qui a atteint 5,2 % en 2022 et devrait s’établir à 5 % en 2023 selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
D’après l’économiste Pierre Madec et Noam Leandri, le président du collectif ALERTE (qui fédère 34 fédérations et associations nationales de solidarité), une mère élevant seule ses deux enfants et ne disposant pas d’autres ressources que les prestations sociales (revenu de solidarité active, allocations familiales et logement) a ainsi perdu 200 euros de pouvoir d’achat par mois en deux ans.
« On voit vraiment la différence depuis quelques mois, même des personnes en couple et des travailleurs peuvent tomber dans la pauvreté », observe Dama Doucouré, responsable de Bon-Lieu. « Il y a des gens qui n’osaient pas demander de l’aide avant et qui le font maintenant. Et il y a des gens pour qui les choses sont de plus en plus difficiles, qui ont été expulsés de leur logement avant la trêve hivernale par exemple », complète Noëlie Houngbedji, responsable d’Alo Do Alomin.
Il est difficile pour les associations de faire face à la demande croissante d’aide alimentaire alors qu’elles sont elles-mêmes touchées par l’inflation. « Avant, quand on remplissait un Caddie pour une famille, on y mettait vingt-quatre œufs et du Nutella, maintenant pour le même prix on y met douze œufs et de la pâte à tartiner. Et il y a des rayons dans lesquels on ne passe même plus », indique Dama Doucouré.
« On reçoit sans cesse des personnes envoyées par l’assistante sociale, mais on a été obligés d’arrêter les inscriptions », regrette quant à elle Nelly Davaux, responsable du comité local du Secours populaire français (SPF).
Chacun peut contribuer à cet élan de solidarité en faisant un don, en participant aux collectes alimentaires ou en rejoignant les bénévoles. Envie d'intégrer notre antenne et de faire la différence ?
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