Lorsqu’un proche en situation de handicap doit entrer en établissement et que l’Aide sociale à l’hébergement (ASH) est envisagée, les questions financières suscitent souvent de fortes inquiétudes. Il est essentiel de comprendre comment l'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) interagit avec l'obligation alimentaire, surtout lorsque les parents âgés ont besoin d'aide pour couvrir les frais d'hébergement en EHPAD.
Le cadre juridique de l’ASH handicap est pourtant très protecteur. Les enfants, les parents et les autres membres de la famille ne sont pas tenus de participer financièrement aux frais d’hébergement. Leur situation financière n’est même pas examinée. Il arrive néanmoins que des courriers fassent référence à une participation familiale.
Pour le conjoint marié, les choses peuvent sembler moins lisibles, et c’est souvent à cet endroit que les inquiétudes se concentrent. Cela ne signifie pas que le conjoint doit assumer les frais d’hébergement. Cela signifie seulement que le Département peut apprécier ce que chacun peut raisonnablement supporter. La participation, lorsqu’elle est demandée, doit toujours être proportionnée, réaliste et compatible avec les moyens du ménage.
De nombreux conjoints redoutent une baisse importante de leurs revenus disponibles après l’entrée en établissement. Si le conjoint craint de ne plus pouvoir faire face, il est légitime qu’il le dise et qu’il sollicite une réévaluation.
Le PACS repose sur un devoir de solidarité matérielle, mais cette solidarité n’a pas la même portée que l’obligation alimentaire. Le partenaire de PACS n’est pas un obligé alimentaire au sens du Code de l’action sociale et des familles.
Cependant, dans certaines pratiques départementales, la solidarité du PACS peut être prise en compte pour apprécier la situation globale du couple. En pratique, un partenaire de PACS peut être invité à fournir certaines informations ou à contribuer dans des proportions mesurées, toujours en fonction de ses ressources réelles. Toute demande doit être motivée, raisonnable et compatible avec sa propre stabilité financière.
La question de la récupération sur succession génère souvent beaucoup d’angoisse. Lorsqu’une aide sociale est accordée au titre du handicap, la loi prévoit des protections spécifiques. Dans ces situations, le Département ne peut pas exiger le remboursement des sommes versées ni faire peser sur les proches l’aide dont a bénéficié la personne handicapée.
La question de l’âge est souvent source de confusion. Ce qui compte, ce n’est pas l’âge au moment de la demande, mais l’antériorité du handicap. Si la personne était reconnue handicapée avant ses 60 ans, elle continue de relever du régime handicap même si la demande d’ASH est déposée bien plus tard. Ce principe évite des ruptures de droits et respecte le parcours de vie de la personne.
L’allocation adultes handicapés (AAH) est une allocation familiale distribuée par la CAF. Elle permet de bénéficier d’une somme pour vous aider dans votre quotidien. L’objectif de l’AAH est de permettre aux bénéficiaires de subvenir à leurs besoins selon la gravité de leur handicap.
En cas de difficulté financière, certaines sommes peuvent être saisies. En règle générale, la totalité de l’AAH est protégée contre toute saisie. Plusieurs protections légales existent pour empêcher la saisie de l’AAH.
La meilleure manière de protéger son AAH contre la saisie est d’agir en amont. Les dettes alimentaires (les pensions alimentaires pour les enfants ou l’ex-conjoint) sont les seules créances qui peuvent entraîner une saisie partielle de l’AAH.
Qui peut procéder à une saisie ? Les organismes qui peuvent faire une saisie sont: les banques, la CAF et tout autre service qui peut vous délivrer une somme d'argent sur votre compte.
La saisie se fait-elle automatiquement ? Oui, la saisie de la somme d'argent peut se faire automatiquement.
Quelles sont les conditions pour bénéficier de l'AAH ?
Quel taux d'invalidité pour recevoir l'AAH ? Pour percevoir l'AAH, vous devez avoir un taux d'incapacité de 80% ou de 50 à 79 % à condition de vivre une restriction substantielle et durable d'accès à un emploi.
Quels sont les revenus pris en compte pour l'AAH ? Les ressources prises en compte sont votre revenu net catégoriel, qui se calcule ainsi : Revenus (salaires, revenus fonciers et fiscaux imposables, etc.) - charges (pensions alimentaires, frais d'accueil des personnes âgées, etc.) - abattements fiscaux (personne âgée de plus de 65 ans, personne invalide, etc.).
Comment faire un dossier pour l'AAH ? Vous devez remplir le formulaire Cerfa n° 15692*01. Vous devez joindre obligatoirement à votre dossier un certificat médical de moins de 6 mois, une photocopie recto verso d’un justificatif d’identité de la personne handicapée et le justificatif de domicile du représentant légal pour les enfants.
La pension alimentaire et l’Allocation Adulte Handicapé (AAH) sont deux types de revenus qui jouent un rôle crucial dans le maintien de la stabilité financière, surtout après un divorce ou dans le cadre de la séparation des parents. Comprendre comment ces revenus interagissent est essentiel pour les bénéficiaires de l’AAH.
La pension alimentaire est une contribution financière versée à un parent pour l’entretien des enfants après un divorce ou une séparation. L’AAH, d’autre part, est destinée à soutenir les adultes handicapés dont les capacités de travail sont réduites.
La pension alimentaire est considérée comme un revenu. Le cumul de l’AAH et de la pension alimentaire est permis, mais nécessite une gestion attentive et une déclaration précise pour éviter les erreurs qui pourraient affecter le montant de l’allocation perçue.
Il est recommandé de consulter un avocat spécialisé en droit de la famille ou un expert en prestations sociales pour naviguer dans les implications de la pension alimentaire sur l’AAH.
Lorsqu’un parent entre en maison de retraite et que ses ressources ne suffisent pas, la question de l’obligation alimentaire peut se poser. Mais si l’on perçoit l’AAH, les règles sont différentes.
La règle générale veut que les enfants soient tenus de participer aux frais de leurs parents lorsque ceux-ci ne peuvent plus subvenir à leurs besoins. Cette obligation est fondée sur les articles 205 et suivants du Code civil, et s’applique notamment lorsque le parent est hébergé en EHPAD et bénéficie de l’aide sociale à l’hébergement (ASH).
Mais cette obligation n’est pas absolue. Le juge tient compte de la capacité contributive de chaque enfant. Ainsi, un descendant qui ne perçoit que l’AAH peut être exonéré de cette obligation alimentaire.
L’AAH est considérée comme un minimum social, au même titre que le RSA. Par conséquent, une personne qui en est bénéficiaire n’a pas les ressources suffisantes pour aider un parent à financer une maison de retraite. Le juge peut alors décider de l’exonérer totalement de cette contribution.
En-dehors de la perception de minima sociaux comme l’AAH ou le RSA, d’autres situations peuvent être invoquées pour demander à être exonéré de l’obligation alimentaire.
Le Code civil prévoit qu’un enfant peut être dispensé de son obligation si le parent a manqué gravement à ses devoirs envers lui :
Dans ces cas, il est possible de demander au juge une exonération pour motifs légitimes. Il faudra apporter des preuves, ce qui peut être difficile mais pas impossible (témoignages, courriers, décisions judiciaires…).
Même sans AAH, il est possible d’être dispensé si l’on prouve que :
Le juge peut alors décider d’une exonération partielle ou totale, en fonction des éléments fournis.
C’est généralement le conseil départemental qui initie la procédure lorsqu’un parent est admis en EHPAD. Avant de verser cette aide, le département recherche les obligés alimentaires et leur envoie un questionnaire de ressources permettant de déterminer le montant de l’obligation alimentaire.
Chaque obligé (enfant, gendre, belle-fille dans certains cas) doit remplir ce formulaire, en y joignant :
Le conseil départemental propose ensuite une contribution mensuelle. En cas de refus ou de désaccord, le dossier est transmis au juge aux affaires familiales (JAF).
Si vous recevez une demande d’obligation alimentaire alors que vous êtes bénéficiaire de l’AAH, voici les étapes à suivre pour contester ou demander une exonération.
Vous pouvez vous faire aider par :
Le juge tiendra compte de votre situation personnelle et financière. Dans la majorité des cas, les personnes percevant l’AAH sont dispensées d’obligation alimentaire.
| Situation | Conséquence sur l'obligation alimentaire |
|---|---|
| Bénéficiaire de l'AAH | Généralement exonéré |
| Rupture familiale grave | Possibilité de dispense |
| Situation financière très difficile | Possibilité d'exonération partielle ou totale |
tags: #AAH #et #obligation #alimentaire
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