La viande, un aliment fondamental dans de nombreuses cultures à travers le monde, est constituée des tissus musculaires de divers animaux, incluant les mammifères, les oiseaux et les reptiles. Sa production mondiale a atteint 330 millions de tonnes en 2018, témoignant de son importance dans l'alimentation humaine.
La viande est bien plus qu'un simple aliment ; elle est au cœur de débats passionnés concernant la santé, l'environnement et les traditions culturelles. Cet article explore en profondeur les multiples facettes de la viande, de sa composition nutritionnelle à ses implications pour la santé, en passant par son impact environnemental et ses significations culturelles.
La viande est un aliment riche en protéines, contenant de 20 à 30 % de protéines de haute qualité selon les types. Elle fournit des acides aminés essentiels que le corps humain ne peut pas synthétiser. La notation DIAAS est utilisée pour évaluer la qualité des protéines dans les aliments. La viande rouge est également une source importante de fer et de vitamines du groupe B, notamment la vitamine B12. Elle contient aussi des lipides, en moyenne 10,7 g/100 g.
Les apports nutritionnels de la viande peuvent varier selon l'espèce, l'alimentation de l'animal et la pièce considérée.
La viande de bœuf est une viande rouge nutritive qu’il convient d’intégrer dans sa ration alimentaire. Effectivement, les protéines animales sont des protéines complètes qui se distinguent par leur forte teneur en acides aminés essentiels (AAE). En effet, la viande de bœuf se démarque par sa richesse en vitamines de la famille B. Elle regorge particulièrement de vitamines B1, B2, B3 (PP), B5, B6, B9 et B12. Les vitamines B2, B5, B6, B9 et B12 contribuent par ailleurs à la réduction de la fatigue. La viande bovine renferme aussi d’autres vitamines, mais dans des proportions moindres.
La viande de bœuf constitue une excellente source de sels minéraux. Cet aliment est surtout bourré de fer, de zinc, de sélénium, de cuivre, de potassium et de phosphore. D’autre part, le phosphore est un minéral nécessaire à la constitution des membranes cellulaires. Mais encore, il joue un rôle déterminant dans la production d’énergie, la construction et la rigidité osseuses. Quant au potassium, il est essentiel à la contraction musculaire et à l’équilibre acide-base de l’organisme. En plus, il contribue à la régulation de la tension artérielle et à la transmission de l’influx nerveux. Pour ce qui est du zinc, du sélénium et du cuivre, ces minéraux ont une propriété antioxydante. Ils permettent ainsi de protéger l’organisme contre effets des radicaux libres. Dans cette optique, ils luttent contre le vieillissement prématuré des cellules.
La viande bovine renferme également des acides gras trans qui figurent parmi les acides gras insaturés. Les graisses mono-insaturées et polyinsaturées limitent les risques de maladies cardiovasculaires et d’hypertension.
Le corps a besoin de protéines pour la croissance des cellules et la réparation des tissus. Les protéines sont également nécessaires à la santé du système immunitaire afin de combattre les maladies. La viande rouge est une source élevée de protéines, mais d’autres aliments protéinés peuvent vous fournir les protéines dont vous avez besoin.
Des études scientifiques indiquent un lien entre la viande rouge transformée et le cancer. Il se pourrait que la viande rouge augmente le risque de cancer à cause d’une substance appelée l’hème. L’hème contient du fer et donne à la viande sa couleur rouge. Lorsque l’hème se décompose dans les intestins, elle produit des composés N-nitroso.
Des études scientifiques indiquent que la cuisson de la viande, de la volaille et du poisson à des températures élevées (friture, gril ou barbecue) peut accroître le risque de cancer. Des études ont démontré que le fait de mariner la viande, la volaille et le poisson peut prévenir la formation de substances carcinogènes. La cuisson du gras à haute température entraîne la formation d’une fumée contenant des substances chimiques nocives.
Selon ces recherches, cet aliment contribuerait à augmenter les risques de diabète, de cancer, de maladies cardiovasculaires et d’inflammation. Et pourtant, de par ses apports nutritionnels non négligeables, la viande de bœuf se révèle essentielle pour la santé. En effet, à condition de la préparer comme il faut et d’en consommer raisonnablement, l’on peut bénéficier de ses différents bienfaits indéniables.
Il va sans dire que comme tout aliment, consommer de la viande bovine sans aucune modération présente un danger pour la santé.
Le ministère de la Santé de la France recommande une « réduction importante des consommations de charcuteries et de viandes hors volailles ». Le Fonds mondial de recherche contre le cancer recommande de ne pas dépasser 500 g par semaine de viande cuite, hors volaille, et conseille d'éviter complètement la viande transformée. Par ailleurs, selon l'Académie de nutrition et de diététique, la consommation de viande n'est jamais indispensable à un régime alimentaire sain et équilibré, si celui-ci est bien conçu.
Choisissez les viandes les plus maigres et retirez tout le gras visible avant la cuisson. Si vous préparez un chili ou un ragoût, diminuez de moitié la quantité de viande et doublez la quantité de haricots ou d’autres légumineuses.
Manger de la viande n’est pas une garantie de bonne santé. Ainsi, « les viandes issues de l’élevage intensif peuvent avoir de moins bons apports nutritionnels », remarque Benjamin Allès. Plus grave encore : « la viande rouge augmente le risque de maladies chroniques, et peut-être celui du surpoids », explique François Mariotti. Si cet effet néfaste est documenté uniquement chez les adultes, « il est important d’imprimer à un enfant des bonnes habitudes durables le plus tôt possible », estime celui-ci. Il peut donc être risqué d’accoutumer un enfant à manger de la viande trop régulièrement, avant de lui demander de réduire sa consommation une fois adulte.
Les viandes transformées (par exemple le jambon, le bacon, le salami et les saucisses à hot-dog ou autres saucisses) sont des viandes qui ont été fumées, séchées, salées ou additionnées d’agents afin de mieux se conserver. La plupart des viandes transformées sont faites de bœuf ou de porc, mais elles peuvent aussi être faites de dinde ou de poulet. En ce qui concerne les autres viandes transformées comme le poulet, la dinde ou le poisson, vérifiez sur l’étiquette s’il y a des agents de conservation comme les nitrates ou les nitrites.
Vous pouvez faire honneur à un jambon fumé lors d’un repas de fête et vous permettre de manger des hotdogs de temps en temps lorsque vous allez au stade ou que vous préparez un barbecue. À l’heure du lunch, essayez un sandwich roulé au blé entier garni de légumes et d’houmous au lieu d’un sandwich classique préparé avec des viandes froides.
La production de viande repose essentiellement sur l'élevage, une activité qui nécessite de grandes étendues de territoires pour la production de la nourriture du bétail, participant ainsi à la déforestation de la forêt amazonienne et de la savane Cerrado due à l’expansion des pâturages et des cultures de soja. D'après un rapport de la FAO de 2016, l'élevage produit 14,5 % des gaz à effet de serre d'origine anthropique.
La consommation de viande est soumise à un certain nombre de tabous et interdits culturels et religieux. Ainsi, la consommation du porc est prohibée dans le judaïsme puis l'islam. Dans le judaïsme, tout animal doit être bien traité ; la loi impose notamment que les hommes nourrissent les bêtes avant eux-mêmes. Il est permis aux Juifs de manger de la viande de certains animaux, mais il est également interdit d'infliger de la douleur à toute créature vivante. Les Français ne sont pas prêts à bannir la viande de leur alimentation : 82% des consommateurs interrogés déclarent que l’Homme a toujours été omnivore, qu’il a toujours consommé de la viande et qu’il en sera toujours ainsi. L’histoire d’amour entre la viande et les Français n’est pas révolue puisque 93 % d’entre eux sont d’accord pour dire que consommer et cuisiner de la viande fait partie de notre culture.
| Type de Viande | Avantages Nutritionnels | Risques Potentiels | Recommandations |
|---|---|---|---|
| Viande Rouge (Bœuf, Agneau) | Riche en protéines, fer, vitamine B12 | Augmentation du risque de maladies chroniques, cancer | Consommer avec modération, privilégier les coupes maigres |
| Volaille (Poulet, Dinde) | Source de protéines maigres, vitamines B | Risque de contamination bactérienne si mal cuite | Cuire à une température sécuritaire |
| Viandes Transformées (Saucisses, Bacon) | Pratique et savoureux | Riche en sel, graisses saturées, risque accru de cancer | Consommer occasionnellement ou éviter complètement |
| Poisson | Riche en oméga-3, protéines | Risque de contamination aux métaux lourds | Varier les espèces, privilégier les petits poissons |
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