Depuis des millénaires, l’humanité pétrit, attend, observe la pâte gonfler puis dore au four son pain quotidien. Mais derrière ce geste ancestral se cache tout un monde invisible, une chimie exquise qui transforme un amas de farine et d’eau en une mie moelleuse et parfumée. Le secret ? La levure.
Les levures, saccharomyces cerevisiae, sont des micro-organismes unicellulaires de la catégorie des champignons. Les saccharomyces avant d’être cultivés et produits industriellement pour satisfaire la demande des boulangers et des brasseurs ont contribué depuis l’origine du pain et de la bière à leur fermentation.
Chroniqueuse discrète de nos civilisations, la levure était déjà utilisée (involontairement !) par les Égyptiens il y a plus de 4000 ans.
L’acteur-clé de la panification est la fermentation. Dès que la levure rencontre la pâte, elle s’active, engloutit les sucres, relâche des bulles de gaz, modifie la structure du gluten... et le miracle du pain se prépare. Si la levure est l’artiste principale, le gluten fait office de metteur en scène. Ce réseau de protéines, formé grâce au pétrissage, est capable de piéger efficacement les bulles de CO₂ générées par la fermentation.
La levure développe moins d’acidité, mais donne un pain plus volumineux, plus léger, plus aéré. Elle digère rapidement les sucres de la farine pour les transformer en gaz carbonique et alcool. Elle accélère ainsi la panification.
Imaginez la levure de boulanger comme un sculpteur de pâte. Sa fermentation génère des bulles d’air qui allègent la texture de la mie. Une levée plus longue favorise une mie plus alvéolée, tandis qu’une levée rapide donne un pain plus dense.
Quel que soit le processus de fabrication, à la levure ou au levain, la fermentation joue un rôle majeur dans la flaveur, le volume et la couleur du pain.
Chaque jour, la levure se meurt à la cuisson. Il nous faut en reprendre de la nouvelle pour ensemencer le pain du quotidien suivant.
La levure est responsable de la fermentation qui confère au pain sa texture moelleuse. Au sens biologique, les levures correspondent à des champignons qui se reproduisent en se nourrissant principalement de sucres.
On confond parfois levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae) et levain. Au fournil de la couronne des prés, se distinguent deux modes de fabrication, à la levure et au levain. Si en apparence tout semble les opposer, dans la réalité du pain quotidien ils se complètent.
Le levain, quant à lui, est issu de l’union sacrée entre l’eau, la farine et l’air, auquel s’adjoint la quatrième dimension relative du temps pour fermenter et devenir ferment à son tour. Si les levures sont responsables d’une fermentation alcoolique, le levain provoque une fermentation lactique. Notre levain est l’identité du fournil. Il est doux et peu acide ce qui permet d’en apprécier toute la saveur.
Le levain exhale toutes les saveurs et les subtils parfums des céréales. Le pain au levain est plus dense et plus acide. Sa durée de conservation est nettement supérieure à celle de son petit frère alimenté de saccharomyces.
La baguette, fleuron français, est traditionnellement levée à la levure, mais le pain de campagne s’accommode mieux du levain.
Bien qu’ils aient en commun les mêmes ingrédients de base - farine, eau, sel - le pain au levain et le pain à la levure diffèrent sur plusieurs points essentiels : le temps de fermentation, le goût, la texture et la conservation.
Le pain est un aliment millénaire, au cœur de nombreuses traditions culinaires à travers le monde. Mais derrière ce produit de boulangerie se cache un élément clé qui influence son goût, sa texture et même sa conservation : le choix du ferment. Faut-il utiliser du levain ou de la levure de boulanger ?
Le levain et la levure sont tous deux des agents de fermentation utilisés pour faire lever la pâte à pain. Leur objectif est identique : produire du gaz carbonique qui crée des bulles d’air dans la pâte, mais ils reposent sur des ferments très différents.
1. Le temps de fermentation Le pain à la levure est bien plus rapide à préparer. Grâce à la fermentation alcoolique de la levure de boulanger, la pâte lève en seulement quelques heures. À l’inverse, le pain au levain requiert une fermentation naturelle longue, souvent étalée sur plusieurs heures, voire une journée entière. Ce temps de repos plus long permet de développer des arômes plus complexes.
2. Le goût Le pain au levain se distingue par un goût riche et légèrement acidulé, dû à la fermentation lactique. Il possède une vraie personnalité gustative. En revanche, le pain à la levure - souvent assimilé au pain blanc classique - a un goût plus neutre et plus doux, moins typé.
3. La texture Grâce à la fermentation lente, le pain au levain développe une mie aérée, irrégulière et une croûte croustillante. Le pain à la levure, lui, donne une mie plus dense, moelleuse et régulière, avec une croûte plus fine.
4. La conservation Contrairement à une idée reçue, le pain au levain se conserve mieux que le pain à la levure. Son acidité naturelle agit comme un conservateur, ce qui permet de le garder frais plusieurs jours sans qu’il ne durcisse trop vite. Le pain à la levure, quant à lui, a tendance à rassir plus rapidement.
| Caractéristique | Pain à la Levure | Pain au Levain |
|---|---|---|
| Temps de Fermentation | Court (quelques heures) | Long (plusieurs heures à une journée) |
| Goût | Neutre, doux | Riche, légèrement acidulé |
| Texture | Mie dense, moelleuse et régulière | Mie aérée, irrégulière, croûte croustillante |
| Conservation | Se conserve moins bien | Se conserve mieux |
Il est tout à fait possible de remplacer la levure par du levain dans une recette de pain. Cependant, il ne suffit pas de faire un simple échange : il faut adapter les quantités et prévoir un temps de fermentation plus long, car les deux agents n’agissent pas à la même vitesse.
À titre indicatif, pour une recette contenant 500 g de farine :
L’utilisation du levain implique aussi une adaptation des temps de pousse : la fermentation sera plus lente, mais donnera un pain plus savoureux, avec une meilleure conservation.
Si la levure de boulanger séduit par sa rapidité et sa simplicité d’usage, le levain naturel offre un pain au goût plus profond, à la mie aérée, et à la conservation prolongée. Le choix dépend de votre temps, de vos attentes gustatives et de vos habitudes.
Il existe différents types de levures : fraîche ou déshydratée, levure de boulanger ou levure sèche, ou encore bicarbonate de soude. Chacune d'elle a ses particularités et une utilisation qui lui est propre. Alors quelles sont les différentes levures ?
La levure est un champignon, que l'on utilise pour la fermentation des aliments. La levure fraîche ou levure de boulanger, est une levure dite biologique, car elle est composée uniquement de micro-organismes. Ceux-ci, des champignons appelés Saccharomices cerevisiae, se multiplient et fermentent rapidement. La levure de boulanger est utilisée comme agent levant, pour donner du volume aux pâtes sous l'effet de la fermentation. On la trouve sous forme de cubes. C'est une levure active.
La levure de boulanger déshydratée est également un agent levant composé de champignons. La levure sèche instantanée se présente sous forme de petits vermicelles beiges, un peu plus petites que les grains de levure sèche active.
Comme la levure fraîche, la levure chimique rejette du CO2. Le bicarbonate de sodium, que l'on appelle plus couramment bicarbonate de soude, est une poudre blanche, créée à partir de sel et de calcaire.
La levure fraîche doit être délayée dans du lait ou de l'eau tiède, dont la température maximale est de 25°C. La levure chimique est facile à utiliser, elle se mélange directement à la préparation. Il faut bien respecter les dosages, car si vous en mettez plus, vous risquez de donner à votre gâteau un arrière-goût désagréable.
Il est possible de remplacer la levure fraîche par de la levure sèche (et inversement), mais les quantités seront différentes. Sachez qu'il faut 2.5 fois plus de levure fraîche que de levure sèche. Elle doit avoir la bonne odeur de la levure, être friable et avoir une jolie couleur crème. La levure sèche étant déshydratée, elle se conserve à température ambiante.
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