Besançon, ville riche en histoire et en culture, située dans la région de Franche-Comté, a été marquée par de nombreux événements et personnages au fil des siècles. Des traces du passage de Jules César à l'histoire touchante d'une famille locale, la ville regorge de récits fascinants. Parmi ces traditions, celle de la crêpe occupe une place particulière, symbolisant des moments de joie et de partage.
La Citadelle de Besançon, un chef-d'œuvre de Vauban, surplombe la ville.
Le passage de Jules César entre Besançon et Lausanne a laissé quelques traces localement. Etalant (Estalanus) et son hameau Oupans, sont cités dès 1049. Au début de la féodalité, les terres appartiennent aux seigneurs de Montfaucon et à la noble famille de Durnes. L'Archevêché de Besançon est aussi propriétaire de certaines parcelles et y élève un château entre 1260 et 1298. Brûlé et ruiné par les Suédois en 1639, et il ne reste qu'une enceinte rectangulaire de 120 mètres sur 110 mètres, avec un parapet et des fossés. Inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis 1983, l'ensemble est engazonné et ne laisse apparaître aucune maçonnerie.
Dès 1260, l'Archevêque Guillaume de la Tour accorde aux habitants des lettres d'affranchissement, qui ne les libèrent toutefois pas des impôts indirects et des charges du château. La situation n'évolue sensiblement pas jusqu'à la Révolution Française. Les procès dès les XVII et XVIII siècles sont consignés dans de volumineux dossiers d'archives encore lisibles. Le sol du territoire est assez propice à la culture et à l'élevage, et des foires y sont organisées à la fin du XIX siècle. Pendant la révolution, le village étant bien d'église, les sans-culottes tuèrent et massacrèrent sans merci. Les prêtres qui avaient alors été expulsés, s'étaient réfugiés en Suisse, et revenaient clandestinement au moulin Breuillot (dit Bacaca) pour marier et baptiser.
C'est Guillaume de la Tour qui nous apporte ses prmières armoiries : Le franc canton : pièce carrée plus petite que le franc-quartier et occupant environ le neuvième de la partie supérieure gauche de l'écu. La bande : pièce honorable délimitée par deux segments de droite parallèles, tracés de l'angle dextre du chef l'angle senestre de la pointe. Ce sont là deux familles ayant grande importance sur le terriroire communal. Ce qui nous donne pour les seingeurs de Montfaucon : deux barres adossées (AZUR) sur un fond en métal OR.
L'appellation " Charbonnières" viendrait de l'exploitaiton de Charbon de bois. Un haut fourneau de la Brême a existé avant 1770 et l'on y fabriquait du fer blanc. Ces monuments sont aujourd'hui ensevelis ou recouverts par la végétation. Charbonnières les Sapins compte également un "château". Il s'agit d'une demeure de caractère situèe en lisière d'un parc arboré et vallonné de 15 ha. L'appellation Verrière vient du XVIème siècle. A cette époque il existait une verrière à l'emplacement de ce qui devait devenir le village de la Verrière, plus précisément près du chemin de Naisey. Lors de la révolution le Grosbois est devenu une forêt domaniale.
La tradition de la crêpe est profondément ancrée dans la culture française, et Besançon ne fait pas exception. Liée à la Chandeleur, célébrée le 2 février, la confection et la dégustation de crêpes sont synonymes de convivialité et de partage.
La crêpe, un symbole de convivialité et de gourmandise.
L'histoire de Denise Jeanjean illustre parfaitement l'importance de la tradition de la crêpe dans la vie des familles bisontines. C'était le jour des crêpes, le 2 février. Ginette raconte, avec émotion, comment sa sœur Denise avait annoncé sa décision d'entrer dans les ordres. Elles se souviennent même du moment précis, c’était juste après la visite de l’église, là… Elles ont oublié le nom de l’église, c’était probablement la basilique de la Visitation qui domine Annecy, représentée dans l’album n° 3 (5417 à 5421) ce qui permet d’imaginer la scène.
Denise appartenait aux « bernadettes », une organisation de jeunes filles se destinant à entrer dans les ordres. Tout d’abord, ce beau programme imprimé à l’en-tête des « Bernadettes, 16 rue Bleue » et des « Amis des bernadettes ». Il s’agit d’une Matinée d’entraide donnée… le 18 février 1934 à l’occasion de leurs prochains pèlerinages sous la présidence de M. Le chanoine Beaussart... (2627). Après être passées par Milan et Venise, elles se rendirent à Florence puis Assise en « réception chez le Podestat » (6917), avec accueil en fanfare, façon Renaissance), puis furent reçues à Rome (1471) en « audience à Castel Gandolfo », par le pape ou au moins par le Nonce apostolique.
Ce que Geneviève a raconté, c’est qu’elle l’accompagna avec son père directement à l’Hôpital Saint-Michel en ce 2 février 36 de triste mémoire, le jour « des crêpes », c'est-à-dire de la Chandeleur (fête des chandelles). Ils la quittent à l’Hôpital Saint-Michel, et elle entrera au noviciat de l’Haÿ-les-roses. Elle aimait beaucoup s’occuper des gens, aller les voir chez eux, elle devait donc être infirmière libérale. C’est une drôle de démarche, de se cloîtrer chez les sœurs pour pouvoir s’occuper des pauvres gens à l’extérieur. Mais comme disait Monique, elle a fait « ce qu’elle devait faire ».
Besançon ne se limite pas à son histoire et à ses traditions culinaires. La ville offre de nombreuses attractions touristiques, témoignant de son riche patrimoine et de sa vitalité culturelle.
La Citadelle de Besançon est une imposante forteresse renaissance de 10 hectares perchée sur une falaise qui donne sur le centre-ville. Celui-ci est traversé par la rivière Le Doubs qui a la particularité de former un méandre en forme de larme. Jules César avait bien remarqué son potentiel de bastion défensif en traversant la région. Il s'avère que La Citadelle n'est pas juste une merveille architecturale, c'est aussi en partie un zoo, avec des animaux du Musée d'Histoire naturelle éparpillés partout. Et un musée consacré à La Résistance française (les allemands en ont ici exécuté une douzaine de membres).
Besançon offre également une riche gastronomie, avec des produits frais et un approvisionnement local. Les Gamins - Cantine heureuse est un restaurant qui suit ce credo. Arnaud Billerey et sa compagne, Clotilde, privilégient les produits frais et l'approvisionnement local.
La Franche-Comté est réputée pour ses fromages. Le Comté, le Morbier, sont des incontournables de la région. Vous aurez une traduction à la fin, quand l’un des goûteurs de la société vous expliquera comment il évalue le fromage, un processus qui inclut l’extraction d’un petit morceau de la meule sans y laisser de trace.
Le Comté, un fromage emblématique de la Franche-Comté.
Besançon, avec son histoire riche, ses traditions culinaires et son patrimoine architectural, est une ville qui mérite d'être découverte. De la Citadelle de Vauban aux ruelles pittoresques, en passant par la dégustation de crêpes et de fromages locaux, Besançon offre une expérience unique et authentique.
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