Le 16 octobre marque la Journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. Cet événement s'inscrit dans une stratégie plus large de sensibilisation, qui se déroule également dans le cadre de la semaine européenne de réduction des déchets, prévue du 16 au 24 novembre.
En France, le gaspillage alimentaire est défini comme toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne alimentaire, est perdue, jetée ou dégradée. En 2022, 9,4 millions de tonnes de déchets alimentaires ont été produits en France (Eurostat, 2022). Parmi eux se trouvent des épluchures, des coquilles d’œufs ou des carcasses, mais également des produits comestibles, qui représentent 4 millions de tonnes. À l’origine de ces déchets se trouvent les ménages, mais aussi toute la chaine de production et d’acheminement des produits vers le consommateur.
Le gaspillage alimentaire représente un prélèvement inutile de ressources naturelles (terres cultivables, eau, etc.), et des émissions de gaz à effet de serre qui pourraient être évitées. Ces dernières sont évaluées par l’Ademe à 4,2 % de l’ensemble des émissions nationales.
Le SMD3 s'engage activement à travers plusieurs actions locales. En partenariat avec l'association "Question de Culture", un stand sera installé au marché de Bergerac, mettant l'accent sur l'alimentation durable, la saisonnalité des légumes et la réduction des déchets alimentaires, notamment à travers la préparation d'une soupe "zéro déchet".
Ces initiatives visent à modifier les habitudes alimentaires, avec des activités éducatives et des conseils pratiques pour éviter le gaspillage, sachant qu’en France, chaque personne jette en moyenne 25 kg de nourriture par an. Le SMD3 organise également des événements connexes, comme la "Fête du sol vivant", qui inclut des ateliers et des campagnes de broyage pour encourager le recyclage des déchets végétaux. Ces actions visent à encourager des pratiques plus respectueuses de l'environnement tout au long de l'année.
Au fil des années, l'arsenal législatif français s'est renforcé. De la loi Garot en 2016, et à la loi EGalim en 2018, jusqu'à la loi Climat et Résilience en 2021, la France a pris de nombreuses dispositions législatives pour lutter contre le gaspillage alimentaire.
Dès 2013, la France a mis en œuvre un Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire. Renouvelé en 2017, il réunit l’ensemble des acteurs de la chaine alimentaire, dans le but de réduire de 50% le gaspillage alimentaire d’ici 2025 pour les secteurs de la distribution et de la restauration collective, et d’ici 2030 pour les autres secteurs. Il est piloté par la DGAL et associe 4 autres ministères (en charge de l'écologie, des solidarités et de la santé, de l'éducation nationale, de l'économie et des finances respectivement), il permet l'engagement volontaire de représentants de l'ensemble de la chaîne alimentaire (une soixantaine). Le bilan du Pacte 2017-2020 a été réalisé par la Direction générale de l'alimentation le 29 septembre 2021.
Depuis le 11 février 2020, l’objectif national en France est de réduire le gaspillage alimentaire, d'ici 2025, de 50% par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la distribution alimentaire et de la restauration collective et, d'ici 2030, de 50% par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la consommation, de la production, de la transformation et de la restauration commerciale.
Désormais, l’interdiction de rendre impropre à la consommation des denrées encore consommables s’applique aux industries agroalimentaires, aux grossistes, aux distributeurs et à la restauration collective.
La France s’est par ailleurs dotée d’un objectif global de réduction du gaspillage alimentaire de 50 % entre 2015 et 2025 dans les domaines de la distribution alimentaire et de la restauration collective d’ici 2025, et de 50 % entre 2015 et 2030 dans les domaines de la consommation, de la production, de la transformation et de la restauration commerciale.
D’après la Commission européenne, jusqu’à 10% du gaspillage alimentaire serait lié à une mauvaise compréhension des dates de consommation qui sont indiquées sur les emballages. Les produits alimentaires pré-emballés doivent indiquer un délai pour la consommation : la date limite de consommation (DLC) ou la date de durabilité minimale (DDM).
Depuis 2022, les opérateurs peuvent ajouter sur l’emballage les mentions « pour une dégustation optimale… » ou « ce produit peut être consommé après cette date ».
Depuis 2022, les États membres doivent rapporter chaque année les quantités de déchets alimentaires produites à chaque étape de la chaîne alimentaire (production primaire, transformation, distribution, restauration, ménages).
La directive-cadre déchets a été révisée pour y introduire des objectifs de réduction des déchets alimentaires d’ici 2030 au niveau européen :
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