Plus subtiles et délicates que les viandes rouges, les viandes blanches offrent de multiples possibilités d’accords mets et vins. Que ce soit pour un repas en famille ou entre amis, le choix du vin peut sublimer les saveurs de votre plat. Découvrons ensemble comment marier au mieux les vins avec les volailles, le veau, le porc et le lapin.
En règle générale, les vins blancs sont les partenaires naturels des viandes blanches. Leur fraîcheur, leur légèreté et leurs notes de fruits blancs ou de fleurs s’accordent parfaitement avec les viandes maigres, peu grasses et moins marquées en goût que la viande rouge. Caractérisée par son côté subtil et sa texture délicate, elle s'accompagne à merveille d'aromates floraux tels que la sauge, l’origan ou le romarin. Vins blancs comme vins rouges offrent alors de belles alliances.
Contrairement aux idées reçues, les vins rouges peuvent aussi très bien accompagner certaines viandes blanches, à condition de bien les choisir. Le Pinot Noir de Bourgogne est un excellent choix pour des plats de viande de lapin, ou un filet mignon de porc rôti. Avec un plat simple comme une viande de porc grillée ou fumée (comme au barbecue), un vin rouge souple avec une structure tannique légère fonctionne très bien, notamment un Cabernet Sauvignon jeune, aux arômes fruités et peu boisés.
Le veau est une viande raffinée. Préconiser un vin avec cette viande aux multiples recettes n’est pas si simple… Certains le préfèreront rôti, d’autres grillé, ou alors accompagné d’une belle sauce aux morilles, aux girolles ou alors en blanquette. Bien entendu, en fonction du type de cuisson, le vin associé peut varier.
Associé à une sauce crémeuse, telle qu’une blanquette de veau, on imaginera volontiers un blanc charnu et onctueux, qui prolongera la gourmandise. La blanquette de veau, recette emblématique de la gastronomie française, appelle un vin blanc sec avec du gras et une vraie tenue en bouche. Un chardonnay du sud de la Bourgogne, notamment du Mâconnais, pourra se montrer particulièrement adapté. Optez pour un vin blanc en AOC Corbières bio ou AOC Minervois, aux notes de fleurs blanches et de fruits jaunes. Si la recette est très crémée, ou enrichie de champignons, comme une sauce aux morilles, le vin doit rester sec, mais gagner en volume, et garder une acidité équilibrée. Privilégiez alors une belle appellation de Bourgogne à base du cépage chardonnay.
Sur une cuisson au four, misant sur la côté grillé et plus aromatique de la viande, il sera possible de prolonger ce goût plus maquis par un cépage plus variétal tel que le Grenache blanc. Pour votre entrecôte de veau grillée vous pouvez choisir un vin blanc ou un vin rouge. Un vin blanc sec est généralement le plus simple, surtout si l’accompagnement apporte un peu de gras, comme une purée, un beurre citronné, ou une poêlée de champignons. Un vin blanc de la vallée de la Loire à base chenin comme un AOC Anjou apportera de la fraîcheur et une précision idéale. Majoritairement issu des régions méditerranéennes (Côtes-du-Rhône, Luberon, Lirac) celui-ci, bien travaillé, peut offrir des arômes de poire et de coing qui s’exprimeront chaleureusement en bouche et se marieront parfaitement avec un rôti.
Côté rouge, il sera possible de s’aventurer en Italie, sur un Barbera d’Alba ou un Sangiovese du Chianti Classico. Les deux cépages ont pour caractéristique d’offrir une certaine sucrosité et douceur. Les aromatiques sont axées sur les fruits rouges et les épices douces, qui en plus d’être en accord avec la texture subtile du veau, vous feront voyager. Maintenant une certaine structure tanique, pas de risque de déséquilibre et la garantie d’un accord original !
Le veau aux morilles est un plat raffiné haut de gamme et donc le vin associé doit l’être aussi. Les vins blancs de la vallée du Rhône comme le Condrieu, le Corton-Charlemagne ou le Chassagne-Montrachet se marient parfaitement avec le veau aux morilles. Le veau aux girolles se dégustera plus avec des vins rouges comme le Saint-Émilion, le Côte-Rotie, le Margaux, l’Aloxe-Corton, le Saint-Estèphe, le Santenay ou le Pomerol.
Là encore, les volailles ont l’atout de pouvoir être cuisinées de mille et une façons. L’occasion d’explorer différents accords mets et vins et de varier les plaisirs. Les volailles sont des viandes blanches très populaires, qui se prêtent à une multitude de préparations.
Pour une approche classique, tel que sur un poulet rôti au citron ou aux herbes, un beau Sauvignon de Loire, comme ceux issus de l’appellation Menetou-Salon, se prêtera idéalement. Pour des plats simples (rôtis, grillés, sautés), choisissez un blanc sec et fruité à base de Sauvignon Blanc. Un vin blanc sec avec une acidité équilibrée est un choix facile, car il rafraîchit la bouche et met en valeur la finesse de la chair fine.
Caractérisé par ses notes d’agrumes souvent puissantes et offrant une jolie acidité, le vin proposera une belle longueur qui accompagnera le côté juteux du poulet. Dans une région viticole comme la Bourgogne, un vin blanc en AOC Saint Aubin, AOC Santenay blanc ou AOC Mercurey blanc accompagnera parfaitement un poulet rôti, surtout si la garniture reste simple. Si la volaille est servie avec une garniture végétale, un vin blanc de la vallée de la Loire à base de Sauvignon blanc, plus tendu, est également très cohérent. Si vous préférez un vin rouge, restez sur un rouge souple, peu tannique, avec des arômes fruités. Un Pinot Noir bien équilibré est souvent idéal, surtout si la volaille est servie avec un jus réduit.
Pour un accord plus minéral et tranché, préférez cependant un Chablis Village, appellation à l’extrême Nord de la Bourgogne qui produit des chardonnays vifs et structurés. Salins et floraux, les vins peuvent se faire le fil conducteur du repas et évitent le risque d’un accord en pesanteur.
Lorsque la volaille est travaillée en sauce accompagnée de légumes, telles que des aiguillettes de dinde avec des morilles, il sera également tout à fait possible d’envisager un vin rouge. Une sauce à la crème, une sauce aux champignons, ou une sauce aux morilles demandent un blanc plus ample, capable d’enrober la texture et de soutenir la gourmandise, sans lourdeur. Sur une volaille en sauce, l’accord se joue autant avec la sauce qu’avec la viande.
Un joli Bordeaux frais à dominance de merlot pourra être le candidat idéal. Si vous recherchez plus de puissance, un vin blanc corsé du Languedoc comme un Corbières bio, peut être intéressant, à condition de rester sec et de conserver une bonne acidité équilibrée, sinon l’accord devient vite lourd. Sur les fruits rouges, jouant sur le côté croquant et gourmand, les vins des appellations Bordeaux, Côtes-de-Blaye et Côtes-de-Bourg proposent notamment des flacons à d’excellents rapports qualité/prix. Nous sommes loin de toute la lourdeur qui pèse parfois sur l’image du Bordelais !
Pour une recette sucré salé, ou une sauce légèrement épicée, un vin blanc moelleux aromatique, comme un Muscat à petits grains d’Alsace, peut créer un joli contraste.
Sans aucun doute la viande blanche la plus gourmande, le porc s’acoquine facilement avec des ingrédients, et des vins de toutes les régions. La viande de porc se prête à de nombreux types de cuisson. Pour une recette rôtie, grillée ou à la moutarde, un rouge fruité est à privilégier.
Pour du rouge, vous ne prendrez aucun risque en misant sur le côté épicé et terreux d’un beau cabernet franc de Loire qui, bien exécuté et cueilli à maturité évitera l’exubérance poissonneuse qu’on peut parfois lui redouter. Sur un porc rôti, l’accord se fait surtout avec le jus et l’accompagnement, pommes de terre, légumes rôtis, sauce moutarde, crème, ou herbes. Choisissez un vin blanc sec, ample, et peu fruité, si la recette comporte de la crème.
Une appellation comme Chinon présente par exemple des vins structurés, épicés et puissants qui répondront à merveille avec le goût prononcé de la viande, tel que des côtes de cochon grillées ou des saucisses. Sur un rôti aux herbes, un vin rouge souple, à la bouche fruitée, fonctionne très bien si le plat est doré, légèrement caramélisé. Cet accord aura alors l’avantage de contrebalancer le gras naturel de la viande et de rafraîchir la bouche tout en justesse.
Enfin, si vous êtes pris d’un élan d’exotisme, il vous sera aussi possible d’explorer la piste Alsacienne. Associé au curry ou à des fruits tels que l’ananas ou le pruneau, le porc peut proposer d’intéressantes combinaisons. Un Riesling avec juste quelques sucres résiduels (mention Vendanges tardives) ou avec un peu d’âge, pourra par exemple surprendre vos invités jusqu’au bout. À la fois vertical et précis, ce cépage a l’avantage d’offrir une mâche huileuse et peut décliner des arômes de fruits jaunes compotés en gardant toujours une trame fraîche. Un accord d’aventurier à essayer sans hésitation !
Le barbecue, la grille, la marinade, apportent souvent des goûts marqués. Ici, un rouge léger, fruité, et épicé est l’allié le plus naturel, car il répond aux notes fumées et aux épices de la viande de porc en grillade. Un vin rouge du sud en AOC Faugères ou AOC Corbières bio gourmand et épicé, est idéal et permet de favoriser un mode de viticulture raisonnée.
Côté blanc, pour rester dans la région ligérienne, il sera bon de rendre ses lettres de noblesse au mal-aimé melon de Bourgogne cultivé dans le Muscadet ! L’appellation Muscadet Sèvre et Maine, offrant des vins élevés sur lies et donc à la texture plutôt riche, se combinera tout en harmonie avec un filet mignon ou des médaillons de porc poêlés au miel. L’équilibre entre le côté charnu et la vivacité, naturellement présent dans les vins, enrobera alors la viande sans l’écraser.
Moins courante, la viande de lapin est fine et légèrement parfumée. Elle mérite un vin subtil, comme un Pinot Noir ou un vin rouge du Val de Loire léger, à la structure tannique maîtrisée. La première erreur est de choisir un vin trop puissant, trop tannique, ou trop boisé.
Pour une préparation simple du lapin, comme lorsqu'il est rôti ou grillé, un vin blanc sec et rond est souvent le compagnon idéal. Les vins blancs du Sud de la France, tels qu'un Languedoc ou un Côtes de Provence, offrent une belle acidité qui complète la douceur de la viande. Leur fraîcheur en bouche permet également de contrebalancer le goût prononcé du lapin.
Pour des préparations plus élaborées, où le lapin est mijoté dans une sauce généreuse, le choix du vin se tourne souvent vers des rouges légers et fruités. Un Côtes du Rhône, avec ses notes de fruits rouges et sa légère structure tannique, est particulièrement adapté. Il épouse parfaitement les saveurs profondes de la sauce tout en respectant la finesse du lapin.
Lorsque le lapin est agrémenté d'épices ou d'herbes, un vin blanc doté d'une belle complexité aromatique peut être une option judicieuse. Un Chenin blanc de la Loire, par exemple, avec ses notes florales et sa vivacité, pourrait être un choix surprenant, mais réussi pour accompagner ce type de plat.
| Viande Blanche | Type de Cuisson | Vin Blanc Suggéré | Vin Rouge Suggéré |
|---|---|---|---|
| Veau | Blanquette | Chardonnay du Mâconnais | - |
| Veau | Rôti | Grenache Blanc (Côtes-du-Rhône) | Barbera d’Alba ou Sangiovese du Chianti Classico |
| Volaille | Rôtie | Sauvignon de Loire (Menetou-Salon) | Pinot Noir de Bourgogne |
| Volaille | En sauce | - | Bordeaux frais à dominance de Merlot |
| Porc | Grillé | Muscadet Sèvre et Maine | Cabernet Franc de Loire (Chinon) |
| Porc | Exotique | Riesling d'Alsace | - |
| Lapin | Rôti | Languedoc ou Côtes de Provence | - |
| Lapin | En sauce | - | Côtes du Rhône |
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