Vous avez rapporté un lièvre de votre dernière battue, mais l’idée de le cuisiner vous laisse perplexe ? Entre sa chair musclée et son goût sauvage, bien plus prononcé que celui du lapin, le lièvre n’est pas un plat pour amateurs de saveurs fades. Pourtant, dompter le civet, c’est relever un défi de chasseur : marinade corsée au vin rouge, cuisson lente et sauce veloutée au sang et au foie, témoignant d’un savoir-faire ancestral. Après une traque en forêt, le lièvre mérite un hommage à sa hauteur.
Le civet, recette emblématique, transforme chaque bouchée en célébration. Marinade de 12h, cuisson lente au vin rouge, sauce liée au sang et à la crème : chaque étape honore le savoir-faire transmis par les anciens. À vos cocottes en fonte : la saison du lièvre réclame rigueur et patience. Le civet parfait, nappé de sa sauce veloutée, vaut chaque minute consacrée. Cuisiner le lièvre, c’est honorer l’animal et la tradition.
Le lièvre, c’est du sérieux. On ne rigole pas avec un tel gibier. Le civet reste l’option incontournable pour sublimer sa chair brune et puissante. Mais attention, il faut faire le job : marinade de 12h minimum, sauce au sang et au foie, cuisson lente… Bref, on ne lésine pas sur les étapes.
Et souvenez-vous : ce n’est pas la première fois qu’un chasseur transforme une prise en plat de roi grâce à cette méthode ancestrale - le civet de lièvre reste un classique pour une bonne raison. Avec une bonne préparation, une longue marinade et une cuisson douce, vous maîtrisez désormais les secrets du civet. Félicitations, chasseur gourmet !
Un chasseur sait que maîtriser la découpe du lièvre garantit un civet réussi. Découper un lièvre en trois-quarts implique de séparer les cuisses, le coffre et le râble en portions adaptées. Conserver le foie et le sang reste crucial. Ces abats, souvent négligés, sont les alliés d’une sauce exceptionnelle. Un civet sans ce duo, c’est comme une battue sans appel : incomplet.
Le dépeçage, c’est l’étape qui sépare les vrais chasseurs des amateurs. Même si votre boucher peut s’en charger, on préfère tout maîtriser « sur le terrain ». Découpez-le en râble, cuisses et épaules. Mais surtout, ne jetez rien ! Le foie et le sang, c’est la base d’une sauce qui déchire. Et pour éviter les mauvaises surprises, un conseil : enlevez la vésicule biliaire avec soin.
Allez, on passe à l’action. D’abord, dépouillez-le proprement. Pas de méthode barbare ici. Ensuite, découpez-le en morceaux : râble, cuisses, épaules. Et surtout, ne perdez pas une goutte de sang ! On le récupère avec un filet de vinaigre pour éviter la coagulation. Le foie, on le pare avec soin. La vésicule biliaire ? Elle part à la poubelle. Le reste, on le garde. Parce que chez nous, chasseurs passionnés, rien ne se perd.
Une bonne marinade, c’est la base d’un civet réussi. Elle transforme une viande coriace en bouchée fondante, tout en adoucissant ses saveurs puissantes. La marinade, c’est bien plus qu’un simple bain d’épices. Elle joue un double rôle : attendrir la chair musclée du lièvre grâce à l’acidité du vin, et équilibrer son goût sauvage qui peut rebuter. N’enchaîner directement à la cuisson ? Une erreur de débutant qui condamne à une viande sèche et coriace. Les chasseurs le savent : cette étape fait partie des savoir-faire transmis de génération en génération.
Le lièvre, c’est musculeux. Alors pour éviter la mâchoire fatiguée, il faut jouer la carte de la marinade. On vous vend du vin rouge corsé (type Cahors), un peu de Cognac, des oignons, carotte, ail et bouquet garni. Laissez reposer minimum 12h, voire 24h pour un capucin bien costaud. Et si vous pensez que c’est trop long, rappelez-vous : la patience, c’est la clé.
Une recette ancestrale qui mélange puissance du vin rouge et subtilité des aromates. Le vin rouge tannique est l’ingrédient incontournable. Il faut du tempérament pour dompter le lièvre. Le Cognac ou l’Armagnac, eux, apportent cette rondeur qui transforme une simple viande en plat de chasseur digne de ce nom.
À éviter : les récipients métalliques qui oxydent la préparation. Placez les morceaux dans un plat creux en les espaçant. Émincez les oignons, taillez la carotte en rondelles, écrasez l’ail. Versez le vin, le cognac, l’huile, ajoutez légumes, bouquet garni, clous de girofle et poivre. Remuez pour enrober chaque morceau - le vin commence à extraire les sucs de la viande. Couvrez d’un film alimentaire et placez au réfrigérateur. Si le lièvre est âgé (capucin), prévoyez 24h pour attendrir la chair. La patience est la meilleure alliée du cuisinier de gibier.
Égouttez et séchez les morceaux avec du papier absorbant. Dans une cocotte en fonte (idéal pour la répartition de chaleur), faites revenir les lardons jusqu’à leur rendre un gras doré. Ajoutez le beurre clarifié, attendez qu’il mousse légèrement, puis faites dorer les morceaux farinés sur toutes les faces.
Filtrez la marinade à travers une passoire fine, portez à ébullition 10 min pour stériliser et éliminer l’excès d’alcool. Versez sur la viande, couvrez d’un couvercle lourd et laissez mijoter 2h à frémissement à peine perceptible. Un conseil de chasseur : ne soulevez jamais le couvercle - la vapeur est votre meilleure alliée.
Peu avant la fin de la cuisson, faites revenir dans un peu de beurre les champignons émincés puis ajoutez-les dans la cocotte.
Récupérer le sang exige un geste précis au moment de l’éviscération. Stockez-le dans un récipient avec une goutte de vinaigre pour éviter la coagulation. Rien ne se perd, tout se transforme. Mélangés à la crème fraîche, ces ingrédients deviennent la signature d’un civet authentique. Une sauce liée avec précision, c’est l’assurance d’un plat digne d’un chasseur.
Le sang et le foie dans la sauce ? C’est ce qui équilibre tout. Et si vous voulez vraiment atténuer, ajoutez des épices comme les baies de genièvre ou du thym. Mais attention : on ne masque pas le goût, on le sublime.
Dans un bol, mixez le foie avec le sang et la crème fraîche jusqu’à un mélange lisse. Hors du feu, incorporez ce mélange à la sauce en tournant vivement - c’est ici que l’on obtient cette texture soyeuse. Attention : NE JAMAIS FAIRE BOUILLIR sous peine de cailler la crème, ruinant des heures de travail. Un secret de chef : passez la sauce au chinois étamine en pressant doucement pour récupérer tous les arômes.
Le sang et le foie, c’est le cœur du civet. Mixez-les avec un peu de crème et du Cognac, puis incorporez délicatement à la sauce hors du feu. Mais attention : si vous faites bouillir, la sauce tourne en catastrophe… Alors on reste zen, on fouette énergiquement, et on passe au chinois pour une texture onctueuse. Le résultat ? Une sauce qui fait dire aux copains « putain, c’est quoi cette tuerie ?« .
Remettez les morceaux de lièvre dans la cocotte, réchauffez 5 min pour une harmonie parfaite. Servez immédiatement avec des pâtes fraîches ou une purée aux morilles pour un duo de terroirs.
Le civet de lièvre exige des accompagnements capables de soutenir sa sauce riche sans en noyer les saveurs. Évitez les textures trop légères. La règle d’or ? Le même type de vin que celui utilisé en marinade. Attention à la température de service : entre 16 et 18°C. Ces vins doivent avoir du corps et des tanins affirmés pour résister à la puissance aromatique du civet.
Vous avez maintenant tous les atouts en main pour réussir un civet de lièvre digne des meilleures tablées de chasseurs. Bravo d’avoir maîtrisé cette recette exigeante mais ô combien récompensante ! Vous n’êtes plus un novice sur le terrain de la cuisine de chasse.
| Étape | Description |
|---|---|
| Découpe | Séparer les cuisses, le coffre et le râble. Conserver le foie et le sang. |
| Marinade | Vin rouge corsé, Cognac, légumes, épices. Minimum 12h, idéalement 24h. |
| Cuisson | Faire revenir les lardons, dorer le lièvre fariné. Mijoter 2h à feu doux. |
| Sauce | Mixer le foie, le sang et la crème. Incorporer hors du feu. Ne pas faire bouillir. |
| Service | Pâtes fraîches ou purée aux morilles. Vin rouge corsé (16-18°C). |
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