Nos ballons de football modernes sont les lointains descendants d'une balle médiévale, la soule. L'histoire du ballon de sport est riche et fascinante, témoignant d'une longue évolution depuis ses origines rudimentaires jusqu'aux modèles high-tech que nous connaissons aujourd'hui.
Dès l'an mil, en Europe, les paysans jouent avec un ballon rudimentaire, dont la composition varie selon les régions : simple boule de foin, sphère en osier ou encore vessie de porc gonflée, parfois recouverte de cuir. Ce jeu - soule en France, calcio en Italie, football, déjà, en Angleterre - n'a pas de règles établies : deux équipes s'affrontent sans limitation de terrain ni de durée.
Le but est de déplacer la soule chez l'adversaire - généralement le village voisin -, au pied ou à la main, afin de la déposer dans un endroit convenu. Tous les moyens sont bons... et le sang coule souvent ! Pourtant, jusqu'au XVIIIe siècle, au Mardi gras et à Noël, on ressort la soule, confiée le reste de l'année au seigneur, qui engage la partie en la frappant du pied.
En Angleterre, au début du XIXe siècle, cette passion rurale grimpe l'échelle sociale pour être adoptée par les jeunes gens de bonne famille fréquentant les public schools et les universités. Si les parties de football y sont d'abord presque aussi indisciplinées que celles de soule, les choses commencent à changer vers 1830.
Et en 1863, à Londres, naît la Football Association, qui s'efforce d'harmoniser les règles propres à chaque établissement. Les dimensions du ballon sont ainsi spécifiées, en plus de celles du terrain et du nombre de joueurs. Elles varieront légèrement jusqu'en 1937 : depuis lors, la deuxième loi du football stipule que la circonférence de la sphère doit mesurer entre 68 et 70 cm, et que son poids doit être de 410 à 450 g au début du match. Sa composition n'est pas précisée.
Au début du XIXe siècle, les premiers footballeurs modernes continuent d'utiliser une antique vessie de porc gonflée et recouverte de cuir ; après la mise au point de la vulcanisation du caoutchouc par Charles Goodyear, en 1844, une vessie de caoutchouc s'y substitue. La balle rebondit mieux, les tirs deviennent plus précis.
Ce sont ces ballons de fabrication anglaise, recouverts de morceaux de cuir brun assemblés par couture, qui envahissent le monde à la fin du XIXe siècle, faisant du football un jeu universel. Mais ils présentent encore de nombreux inconvénients. Lorsqu'il pleut, le cuir se gorge d'eau et le poids de la balle double presque, un risque pour les joueurs s'aventurant à la reprendre de la tête.
Pour regonfler la vessie, le cuir est fendu d'une entaille fermée par des lacets. Lesquels blessent les fronts et perturbent les trajectoires. Au lendemain de la Seconde Guerre, Select Sport, une entreprise danoise, va moderniser l'objet grâce à une série d'innovations : en 1950, l'invention de la valve permet de supprimer les lacets.
Recouvert d'une couche de polyuréthane, le cuir devient imperméable en 1965, avant que la balle ne soit entièrement synthétique en 1974. Au travers de sa gamme de ballons vintage, Serigrafball revient sur l’histoire du ballon de sport depuis sa création. De la gomme aux modèles les plus célèbres, nous vous livrons ses secrets de fabrication.
Les pères fondateurs du football avaient peut-être deviné qu'elle allait beaucoup évoluer. Avant d’être un accessoire vintage, le ballon est passé par de nombreuses évolutions. De sa création à son caractère populaire, symbole des compétitions modernes, il y a un monde.
Les tous premiers ballons recensés sont trouvés en Chine ancienne et au Mexique. En Asie, ce sont des peaux d’animaux morts cousues, remplies de cheveux et de plumes. En Mésoamérique, c’est une pierre recouverte d’une couche de gomme très épaisse afin de le rendre manipulable. Ces premiers types de ballons roulent et peuvent être aisément frappés, mais ne rebondissent pas.
Il faut attendre le Moyen-Âge et l’utilisation de vessies - principalement de porc - pour que le rebond soit trouvé. Aux alentours du treizième siècle, une nouvelle innovation vient changer la manière dont sont conçus les ballons. Afin d’offrir une résistance optimale, une couche de cuir est cousue par dessus la vessie de porc.
Si ces ballons rudimentaires se déforment, on arrive petit à petit à obtenir des formes de plus en plus sphériques. Après l’adjonction de la couche extérieure, on se met à coudre des bandes de tissu entre les deux couches, afin de rendre le contact plus agréable. Cette évolution a lieu au milieu du seizième siècle, en Angleterre et en Écosse d’abord. Elle se répand assez vite dans l’Europe du nord et de l’ouest.
Le ballon moderne recherche d’abord la rondeur. En effet, afin de jouer à ce sport qui se développe en Angleterre, on recherche des balles rondes comme celles du basketball. Malheureusement, cela ne marche pas du tout. En effet, elles sont bien trop rigides une fois moulées, et sont donc inutilisables.
C’est alors qu’un américain, Charles Goodyear - qui fera des pneus plus tard - invente la vulcanisation. Il remplace donc les vessies de porc par des vessies en caoutchouc. Celles-ci, en plus d’être plus respectueuses des animaux, sont plus sphériques. Le ballon peut de plus en plus être contrôlable avec le pied.
Techniquement parlant, la vessie à l’intérieur va tendre le cuir qui entoure le ballon. Or, cela tire sur les coutures. En 1860, on assiste au premier ballon moderne. La vessie de caoutchouc est entourée de dix-huit panneaux de cuir, fermés par un lacet. Le bout du lacet est rentré dans le ballon pour des raisons de sécurité.
Les ballons primitifs sont légers, mais prennent vite l’eau. En effet, lors de la Coupe du Monde 1970 par exemple, certains matchs sont extrêmement ennuyeux du fait de la lourdeur des ballons. Afin de résoudre cela, on utilise à partir de la fin des années 1980 des ballons synthétiques. Entre temps, on a mis au point des systèmes de valve pour gonfler le ballon. Nous sommes en 1951, et cela se passe au Danemark.
C’est finalement très récemment qu’on se met à réintroduire de la flottance dans les ballons pour les rendre plus vicieux. Le meilleur exemple en est le Jabulani de 2010. Aujourd’hui, les méthodes sont de plus en plus techniques afin de créer des ballons. Cependant, les méthodes restent les mêmes : une première vessie en caoutchouc, des amortisseurs et une couche extérieure en cuir synthétique.
William Gilbert (1799 - 1877) est fabricant de chaussures pour l’école de Rugby. En 1823 Gilbert fournit déjà des ballons à l’école de Rugby lorsque William Webb Ellis ramasse le ballon et court avec, donnant naissance au jeu de Rugby Football. Les ballons de rugby d'origine sont en forme de prune, mais l'utilisation des vessies de porc leur donne bientôt un forme de plus en plus ovale.
Quand il apprend l’initiative de Webb Ellis, il conçoit alors un ballon en forme de prune, mais l’utilisation des vessies de porc donne bientôt une forme de plus en plus ovale : le ballon de… rugby, fabriqué par Gilbert, venait de naître. Il devient rapidement célèbre et fait la réputation de l’entreprise, qui prospère. Son ballon est même primé lors de l’exposition universelle de Londres en 1851 puis en 1862.
James Gilbert, neveu de William, prend la relève à la mort de son oncle en 1877. La légende raconte qu’il gonfle à la seule force de ses poumons chaque ballon. Les affaires se portent bien, et la vessie de porc est remplacée par une vessie en caoutchouc.
Différentes théories existent pour expliquer l’évolution de la forme du ballon de rugby et la naissance de sa forme ovale, qui permet de générer les rebonds capricieux qui font partie des charmes de ce jeu. Pour certains, c’est la forme des vessies de porc qui est responsable de l’allongement du ballon de rugby, et les ballons confectionnés de cette manière auraient en fait eu une forme de prune. Quoiqu’il en soit, les premières descriptions de ballons ovales semblent dater des alentours de 1835, et en 1851, William Gilbert exposait à l’Exposition Internationale de Londres son « Rugby School Football », un ballon ovale fabriqué à partir d’une vessie de porc.
La forme ovale se généralisa parmi les adeptes du jeu de Rugby aux alentours de 1877, date qui marqua également la réduction des équipes de vingt à quinze joueurs, mais ce n’est qu’en 1892 que la forme ovale fut rendue obligatoire dans les règles du rugby.
Sujette aux infiltrations d’eau malgré l’application d’huile de morue ou de suif (suivant les goûts de chacun), l’enveloppe de cuir fut remplacée dans les années 80 par des matières synthétiques résistant aux intempéries. Le ballon de rugby moderne, véritable produit Hi-Tech, est maintenant composé de polyuréthane, cuir synthétique, polyester stratifié, latex et glue, savamment assemblés pour assurer la conservation de la forme et résister aux intempéries. Des études aérodynamiques et des tests sont également effectués pour assurer une portée maximale et une trajectoire parfaite à cet Objet Volant Identifié.
| Date | Événement |
|---|---|
| An Mil | Utilisation de ballons rudimentaires en Europe (foin, osier, vessie de porc). |
| 1844 | Vulcanisation du caoutchouc par Charles Goodyear. |
| 1863 | Fondation de la Football Association à Londres. |
| 1950 | Invention de la valve par Select Sport. |
| 1974 | Ballon entièrement synthétique. |
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