La vente directe est définie comme une « opération de vente qui a lieu sans intermédiaire, entre le producteur et le consommateur final ». Ainsi, le vendeur doit être à l'origine des produits proposés.
L'utilisation d'un local aménagé, dédié à la vente, est la forme la plus répandue de vente directe à la ferme. Elle nécessite d'être disponible et d'assurer la qualité du produit et du lieu de vente. Le local de vente doit être situé dans un lieu agréable, propre et rangé. L'aménagement doit être attractif, tout en restant à l'image de l'exploitation. Il est important d'afficher les prix et les informations légales des produits sur des étiquettes.
Pour le cas particulier des fermes de cueillette, il est conseillé d'afficher des règles simples pour éviter toute dégradation. Un placement judicieux des produits permet d'analyser la circulation et le comportement des clients dans le magasin.
La signalisation joue un rôle crucial :
Une fois arrivé dans le magasin, il faut que le client sache de quoi il s’agit et qu’il puisse se repérer. Pour cela, il faut commencer par chercher ce qui est produit autour de chez soi et qu'on aurait envie de mettre en valeur dans notre magasin : des produits locaux ? Des produits avec un label spécifique ? Quelles catégories de produits pour compléter la nôtre ? Ensuite il faut contacter les producteurs qui nous intéressent et leur demander s'ils pourraient envisager un partenariat.
La vente directe des produits agricoles de l’exploitation est considérée sur le plan juridique comme une activité agricole de nature civile. L'activité de vente directe peut recourir à des méthodes commerciales et faire appel à la publicité, tout en conservant son caractère agricole et civil. Sur le plan social, elle entre dans le champ de la Mutualité Sociale Agricole (MSA).
Le dépôt-vente désigne un mode de commercialisation dans lequel un producteur confie ses produits à un autre producteur, qui se charge de leur commercialisation moyennant une commission. Il est essentiel d'établir dans ce cas un contrat clair de dépôt-vente.
L’achat-revente se matérialise par des factures. C’est un acte commercial. Fiscalement, ces revenus relèvent des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). D'après l'article 24 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018, si la moyenne annuelle des recettes agricoles issues de l'achat/revente est inférieure à 50 % des recettes issues de l'activité agricole et à 100 000 € TTC, alors ils peuvent être rattachés au calcul BA (Bénéfices Agricoles) dans les exploitations au réel.
Il est important de définir des créneaux horaires de vente précis et adaptés aux clients. De plus, et cela va de soi, un accueil avec un sourire pour le client est la première étape de sa satisfaction. Veiller à ce que le magasin puisse proposer un large choix à la clientèle : attention aux ruptures de stock.
Positionnement des produits : Où est-ce que nos clients avaient l’habitude d’acheter ? Nos produits sont-ils différents ou assez similaires à ceux que l'on peut trouver dans les grandes surfaces ou magasins bios ? Ont-ils un label bio ? En fonction de toutes les informations récoltées, fixer un prix qui nous semble en cohérence avec nos concurrents, notre coût de production et la marge souhaitée.
Face aux grandes surfaces demandeuses d’une régularité tant en terme de qualité que de quantité tout au long de l’année, d’importants efforts sont nécessaires. L’éleveur jouant le jeu d’un approvisionnement régulier bénéficie alors d’un système de complément de prix ou de prix garantis.
Installé en pleine crise en 2016, Mathieu Langelier a su sortir la tête de l'eau en orientant son élevage de Limousines vers l'autonomie alimentaire. « On a préféré partir sur la logique : produire avec ce qu'on a sur l'exploitation et si on n'a pas, on ne produit pas. On a reconnecté la production avec notre sol. »
Et l'éleveur a un gros projet : la vente directe. Le but : reprendre la main sur les marges.
Développer un atelier de vente directe sur son exploitation, c’est évidemment une charge de travail supplémentaire et il est important d’avoir la capacité de la réaliser sans que cela nuise au reste des activités, dont le suivi du troupeau. La saisonnalité de la vente directe peut rentrer en concurrence avec d’autres travaux de l’exploitation et doit être incluse dans la réflexion.
Suivant la distance à l’abattoir ou aux prestataires de découpe, cela peut-être assez chronophage. La découpe et la transformation des produits peuvent être déléguées ou réalisées sur l’exploitation.
Une fois ce travail réalisé, la remise au client peut se faire par différents moyens plus ou moins chronophages. Là encore, l’organisation est essentielle pour limiter le temps. Il est recommandé de grouper les remises de colis lors d’une permanence, d’avoir un nombre de colis conséquent à chacune… Pour les livraisons, une remise des colis à une personne référente ou sur un point de distribution permet d’optimiser son temps plutôt que le porte-à-porte. Quant à la vente en magasin de producteurs, elle comprend les déplacements au magasin pour livrer les colis, le temps de livraison et le temps de permanence au magasin, qui peut être important. La vente sur marché est elle aussi chronophage : une demi-journée minimum.
La communication pour développer son activité et entretenir la relation client est incontournable. Le RMT alimentation locale met à disposition des producteurs en vente directe un outil de type “aide à la décision” permettant d’identifier rapidement la ou les plateformes de vente en ligne les plus adaptées.
La distance à l’abattoir est clé pour les vendeurs directs. Une des solutions pourrait être les abattoirs mobiles dont plusieurs projets sont en cours en France. La loi « Agriculture et Alimentation » (dite loi « Egalim ») du 30 octobre 2018 prévoit la mise en place, à titre expérimental, d’abattoirs mobiles, ouvrant la voie à plusieurs projets.
Jean-François Gautheron élève des bœufs de race charolaise. Devant la difficulté du commerce traditionnel et avec les charges d'une exploitation à l'heure actuelle, je devais trouver une solution, changer de métier ou revoir ma méthode de travail. Depuis 25 ans, je pratiquais déjà la vente directe "à petite échelle", alors l'idée m'est venue de faire mon site et voir si cela pouvait intéresser certaines personnes.
Le circuit-court permet-il à l'agriculteur de recevoir un meilleur prix pour le fruit de son travail ? Evidemment que cela permet d'avoir un meilleur prix sinon pourquoi se fatiguer ? En contrepartie vous passez de nombreuses heures sur les routes puisque vous livrez vous-même les commandes dans toute la France afin d'assurer le maintien de la chaîne du froid et garder le contact humain avec le client.
La vente directe demande du courage, et surtout du sérieux. A présent avec les méthodes de communication, nous traversons rapidement la France sans peine, faut-il savoir s'en servir ?
À la tête d’une exploitation familiale, Eric Pineau gère un élevage de 70 charolaises. Outre une vente directe à la ferme, son fils Antoine a développé le système de vente directe en ligne, en s’appuyant sur le service Chronofresh de la Poste.
Face à la demande, le duo Pineau a associé des voisins, éleveurs de porc et d’agneau et adeptes également d’une agriculture raisonnée afin de proposer un choix varié de colis de viande fraîche, livrés toutes les trois semaines.
Il est toujours intéressant de consulter les avis des autres consommateurs avant de faire son choix. Voici un aperçu des commentaires trouvés sur MONSIEUR ERIC PINEAU :
Cette viande fraîche en circuit court se commande en quelques clics pour un prix plus onéreux qu’en supermarché mais moins coûteux qu’auprès d’un artisan boucher de quartier.
Face aux prix de la viande qui ne décollent pas et aux charges qui ne vont pas en diminuant, que faire ?
Deux voies méritent d'être explorées :
Vaches engraissées, essentiellement avec les produits de la ferme, et vendues en caissettes et/ou à des restaurateurs, le tout en direct : ça n’est plus une niche ! La plupart des éleveurs ont vu depuis le confinement leurs ventes exploser.
La démarche est simple, mais nécessite plusieurs éléments :
L’élevage est une pratique responsable et durable, à condition d’être pratiquée de manière raisonnée et en tenant compte des environnements. Les agriculteurs savent que c’est en travaillant avec les écosystèmes qu’ils obtiendront des produits de meilleure qualité.
Vous cherchez une ferme d’élevage bovin à vendre en France pour lancer votre projet agricole ? La France vous offre un large éventail d’opportunités, entre élevages laitiers et élevages allaitants.
Pour acheter une ferme en élevage bovin, plusieurs critères sont essentiels. Il faut évaluer le type de race (spécialisée ou mixte), la surface disponible en herbe ou en culture, l’état des bâtiments d’élevage, le matériel existant, la capacité de stockage, ainsi que l’accès aux points d’eau et aux pâturages.
| Critère | Description |
|---|---|
| Type de race | Spécialisée (lait ou viande) ou mixte |
| Surface disponible | Herbe ou culture |
| État des bâtiments | Stabulation, salle de traite, nurserie |
| Matériel existant | Tracteurs, équipements de traite, etc. |
| Capacité de stockage | Foin, ensilage |
| Accès à l'eau | Points d'eau et pâturages |
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