L'Union des Groupements de Producteurs de Viande de Bretagne (UGPVB) : Fonctionnement et Défis

L'Union des Groupements de Producteurs de Viande de Bretagne (UGPVB) joue un rôle essentiel dans la défense des intérêts des éleveurs bretons. Acteur reconnu de la politique de l’élevage, l’UGPVB assure un rôle d’interlocuteur auprès des organismes publics ou privés.

Missions et Actions de l'UGPVB

La veille technique, réglementaire et économique est au cœur des missions de l’UGPVB au service des Organisations de Producteurs (OP). Tous les dossiers spécifiques au métier des adhérents de l’UGPVB font l’objet de prises de position en commissions, de délibérations en bureau et conseil. Ces positions sont relayées au niveau des instances professionnelles agricoles et portées auprès des centres de décision.

Sous l’impulsion du CRP Bretagne, de l’UGPVB et du SNIV-SNCP, les organisations amont et aval de la filière viande française ont décidé de se fédérer pour la première fois au sein d’un collectif. Baptisé « Collectif contre le dumping social en Europe », ce dernier a « l’objectif d’exiger auprès du gouvernement français et de la Commission Européenne l’arrêt des distorsions de concurrence en Europe et de dénoncer le dumping social allemand qui détruit les élevages, l’emploi et la production de viande en France.

Afin de mobiliser la profession, de sensibiliser l’opinion et de faire pression sur le pouvoir politique français, le collectif organisera, durant les 4 jours du SPACE 2010, le salon international de l’élevage qui se tient du 14 au 17 septembre à Rennes, la signature d’une pétition « Stop aux distorsions de concurrence ! Stop au dumping social allemand !

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Les Défis Environnementaux et l'Affaire de La Penzé

L'UGPVB est également impliquée dans les dossiers environnementaux sensibles. Un courrier, adressé au directeur général de l’OFB, dont Splann ! On peut notamment lire que « sous couvert d’expertise scientifique, ce dernier [l’expert judiciaire, NDLR] exprime publiquement des positions traduisant selon nous des convictions militantes, et volontiers critiques vis-à-vis du secteur agricole ».

Concernant l’OFB, les cosignataires « alertent » sur le fait qu’un de « ses agents accepte une mission en qualité de sapiteur [spécialiste désigné pour fournir un avis technique ou scientifique, NDLR] de la part d’un tel expert […] dans le cadre d’une expertise judiciaire portant sur une pollution accidentelle d’un cours d’eau en Bretagne (affaire dite de Kerjean). Très médiatique, « l’affaire de Kerjean » est aussi connue sous le nom de « pollution de La Penzé ».

Reconnue responsable, la société Kerjean se voit condamner, le 17 octobre 2024, par la cour d’appel de Rennes, à 150.000 euros d’amende, dont 75.000 avec sursis. Le 14 janvier 2025, l’éleveur incriminé s’est vu condamner à 125.000 euros d’amende, au titre du préjudice écologique. Un cas de jurisprudence que le monde agricole aimerait ne pas voir se répéter.

Eau et rivières y voit « clairement un moyen de déstabilisation ». Une pratique qui « ne doit rien au hasard », toujours selon Dominique, et qui met « très en colère » Philippe Bras. « Je suis doublement en colère, se fige l’homme. En colère de voir qu’ils se servent d’un contexte d’affaiblissement généralisé de l’OFB pour mener leur contre-attaque.

La Directive IED et ses Implications

La révision de la directive sur les émissions industrielles (IED) est « un pas de plus vers la déstabilisation de l’élevage familial et de la souveraineté alimentaire française », s’alarme l’Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB) dans un communiqué du 18 janvier 2023.

Aussi, l’UGPVB et les organisations de producteur de l’Ouest demandent à ce que le gouvernement français adopte une « position ferme » pour préserver la compétitivité de l’élevage français et favoriser les projets de modernisation des éleveurs, « synonyme de performance environnementale, de viabilité et donc de durabilité au service de la souveraineté alimentaire ».

« En l’état, cette directive conforterait, au détriment du modèle d’élevage familial français, les bassins de productions européens ou extra-européens basés sur des approches industrielles des filières, sur l’intégration capitalistique des élevages, dans un modèle tendant au gigantisme », alertent les groupements bretons.

Selon le syndicat, la position de la France lors du Conseil européen des ministres de l’Environnement du 20 décembre 2022 ne défend pas clairement l’élevage à capitaux familiaux français qui représente la grande majorité des élevages, aussi bien de monogastriques que de ruminants.

Revendications de l'UGPVB concernant la directive IED :

  • Une reconnaissance des innovations des éleveurs en matière de performances environnementales.
  • Des obligations de transparence vis-à-vis du public, adaptées aux entreprises familiales.
  • La possibilité de pouvoir solliciter des dérogations, comme pour les autres secteurs, lorsque cela est justifié.

Ce dernier demande également des simplifications administratives dans la réglementation française, et notamment une simplification des procédures relatives aux ICPE élevages, pour permettre une équité entre les pays européens et ne pas freiner les projets de modernisation des éleveurs et des candidats à l’installation.

« Il s’agit d’un enjeu majeur pour le devenir des productions de porcs, de volailles et d’œufs, qui relèvent déjà pour une part importante de la réglementation IED (30% en porcs, 40 % en œufs) », souligne l’UGPVB.

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