Faire son propre pain maison est une pratique qui a connu une résurgence ces dernières années, en partie en raison des avantages qui y sont associés. Déguster un pain frais et encore chaud comme chez le boulanger au petit-déjeuner ou servir un pain maison en accompagnement d'un dîner entre amis est un petit plaisir dont il serait dommage de se priver.
Le pain maison c’est sympa mais ça nécessite d’être présent pendant une bonne partie de la journée. Le temps de pétrir, de faire lever une 1ère fois, de mettre en forme, de faire lever une 2ème fois et enfin de cuire. Ça demande souvent 6h de présence, et si on tente une petite sortie pendant les levées, on garde toujours un œil sur la montre.
Il est important de souligner que dans l’art de la boulangerie - qu’elle soit maison ou non - il y a quelques paramètres super importants à connaître et comprendre. Parce que si on les comprend, on apprend à les maîtriser. Et si on les maîtrise… on réussit son pain !
Parce que ça serait bête de gâcher tout le travail réussi jusqu’ici, non ? Le boulanger utilise ce qu’on appelle un four à sole où la « sole » c’est simplement l’élément chaud sur lequel le pain vient cuire. En fait, pour que le pain atteigne son volume final idéal, il faut que la chaleur arrive du dessous.
Et voilà ! Vous avez maintenant un ordre d’idée sur les 5 paramètres à bien maîtriser pour assurer vos arrières. Il ne vous reste plus qu’à appliquer ces conseils, et vous obtiendrez des pains de plus en plus réussis. 😀
La farine est l’élément de base. D’abord parce que mélanger de la farine avec de l’eau permet de former une pâte. Ensuite, parce que les qualités de la farine, ses caractéristiques et ses propriétés ont une influence directe sur le pain. Elle lui donne son goût, sa couleur et sa consistance. Elle détermine la nature de la mie et de la croûte. Le boulanger utilise la farine de son meunier, pure ou en faisant ses propres mélanges.
Il est certain que la farine T65 est celle qui convient le mieux à la fabrication du pain blanc de base : ni trop pure, ni trop complète. Cependant si vous ne trouvez pas de farine T65, vous pouvez utiliser la T55 pour votre recette de pain blanc. Vous pouvez trouver la farine T65 en grande surface au rayon des farines.
Le gluten est un élément très important dans la réussite des pains. Une farine riche en gluten donne une pâte qui se travaille plus facilement et qui permet à la pâte à pain de lever. Il favorise également la cuisson et augmente le moelleux d’une pâte à gâteau.
L’idée principale est de réaliser la 1ère levée (qui dure 3h minimum) au frigo. Quand elle est au frigo, la pâte à pain lève beaucoup, mais alors beaucoup plus lentement. Les 3h de levée à température ambiante se transforment en plus ou moins 24h de levée à la température du frigo. Cette technique peut s’appliquer sur toutes les recettes de pain.
Lorsque vous avez un moment, prenez 10 minutes pour préparer la pâte en mélangeant la farine, le sel, le levain et l’eau. La pâte à pain étant faite, filmez la, et placez la dans votre réfrigérateur. Mon conseil est de la mettre dans le haut du réfrigérateur, la partie la moins froide.
En effet si votre frigo est trop froid vous risquez de bloquer l’action du levain (je dis ça parce que je l’ai lu mais ma pâte a toujours levée même lorsque j’avais la flemme de faire de la place dans le haut du frigo). A partir de là, elle va lever tranquillement.
Le pain va faire sa 2ème levée pendant 2h. Il va lever un peu plus longtemps que la recette initiale car il faut d’abord qu’il retrouve la température ambiante.
Quand on obtient une pâte bien alvéolée à la première pousse, on peut penser qu’il est dommage de devoir retravailler la pâte avant de passer à la seconde pousse. Pourtant, travailler de nouveau la pâte est très important car cela permet de mieux répartir le gaz pour la seconde pousse.
Après la deuxième pousse, ma pâte s’étale sur la plaque. Que la pâte s’étale un peu, c’est tout à fait normal. Elle se développe durant cette pousse. Mais si la pâte ne se tient pas du tout et que le pain est plat, c’est signe que votre pâte a trop d’eau. Dans ce cas, il n’y a plus grand chose à faire.
Laisser reposer sa pâte à pain toute la nuit représente l’une des techniques les plus efficaces pour obtenir un pain authentique aux saveurs développées. La fermentation nocturne permet aux levures naturelles de travailler lentement et en profondeur. Ce processus prolongé développe des arômes complexes impossibles à obtenir avec une fermentation rapide. Votre pâte gagne en digestibilité tandis que les nutriments deviennent plus biodisponibles.
Commencez par préparer votre pâte en fin d’après-midi ou en début de soirée. Mélangez votre farine avec l’eau tiède jusqu’à obtenir une consistance homogène, sans grumeaux. Le pétrissage doit rester modéré lors d’une fermentation longue. Quelques minutes suffisent pour développer le réseau glutinique initial. Choisissez un récipient suffisamment large pour que la pâte puisse doubler de volume. Huilez légèrement les parois pour éviter que la pâte n’accroche.
Une pâte ayant correctement reposé toute la nuit présente des signes caractéristiques. Elle a doublé de volume, sa surface montre des bulles de fermentation et elle dégage une odeur légèrement acidulée très agréable. Si votre pâte semble trop fermentée le matin (odeur très forte, aspect affaissé), vous pouvez la « rabattre » en la pétrissant légèrement avant de lui donner sa forme finale.
Le façonnage d’une pâte ayant reposé toute la nuit demande de la délicatesse. Évitez de trop dégazer votre pâte pour préserver les bulles formées durant la fermentation. Après façonnage, accordez une seconde fermentation courte d’environ 45 minutes à 1 heure. Cette étape, appelée apprêt final, permet à la pâte de retrouver du volume avant la cuisson.
Un pain issu d’une fermentation nocturne se conserve naturellement plus longtemps qu’un pain classique. Sa mie reste moelleuse jusqu’à 4-5 jours grâce aux acides naturels produits pendant la fermentation. Pour une dégustation optimale, laissez votre pain « respirer » quelques heures après cuisson. Les arômes continuent d’évoluer même après la sortie du four, atteignant leur plénitude 6 à 8 heures après la cuisson.
Laisser reposer sa pâte à pain toute la nuit n’est pas qu’une technique, c’est un art qui reconnecte avec les rythmes naturels de la panification. Cette méthode ancestrale révèle des saveurs authentiques tout en apportant des bienfaits nutritionnels incomparables.
| Étape | Temps de Repos | Conditions |
|---|---|---|
| Première levée (méthode rapide) | 3 heures | Température ambiante |
| Première levée (méthode lente) | 24 heures | Réfrigérateur |
| Deuxième levée | 2 heures | Température ambiante |
À la cuisson, l’eau qui se transforme en vapeur, ainsi que le gaz carbonique qui s’est formé après la deuxième pousse ont besoin de s’échapper. On utilise normalement une lame de boulanger, ressemblant à une très fine lame de rasoir. Réalisez de longues scarifications plutôt profondément après la seconde pousse, au moment d’enfourner.
La lèchefrite remplie d’eau va créer un bain de vapeur essentiel à la cuisson du pain. Cette vapeur favorise le développement de la pâte en début de cuisson, ainsi qu’une belle croûte dorée et croustillante.
On obtient de meilleurs résultats avec une chaleur tournante, cependant, vous pouvez quand même faire vos pains dans un four traditionnel. Augmentez la température du four pour faire dorer la croûte ou, si vous êtes déjà au maximum des capacités de votre four, continuez la cuisson.
Une fois cuit, placez le pain sur une grille pour que la vapeur finisse de s’échapper et éviter à la croûte de ramollir. Je vous conseille ensuite de le conserver dans un torchon. Vous pouvez conserver votre pain jusqu’à 3 jours de cette manière.
On peut congeler le pain dans un sac congélation. Sachez qu’un pain qui a été congelé perd sa qualité gustative. Il est aussi possible de congeler la pâte crue après le façonnage.
Je me suis aperçue que la recette du pain maison sans machine à pain est un succès mais amène aussi de nombreuses questions. C’est pourquoi, j’ai décidé d’ouvrir une foire aux questions. J’ai traité les questions qui reviennent souvent, en plus des questions qui me semblent importantes. Si vous pensez qu’il en manque, ce qui est possible, n’hésitez pas à me les poser.
Oui, cela ne pose pas de problème. Vous pouvez pétrir votre pâte la veille au soir et la laisser reposer toute la nuit. Veillez simplement à bien placer un torchon humide sur le saladier afin d’éviter à la pâte de sécher et de croûter.
Tout à fait. C’est d’ailleurs une manière de gagner du temps car vous n’aurez pas à attendre la deuxième pousse avant d’enfourner le matin. En laissant votre pâte façonnée toute la nuit au réfrigérateur, vous n’aurez plus qu’à enfourner le lendemain.
La surface de votre pâte a séché durant la nuit au contact de l’air.
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