L'histoire de "Chez Gaby" au Pont de l'Arc et l'art du sushi

Ce dimanche matin, pas de neige ni de crue menaçant le Pont de l'Arc, permettant aux habitants de faire leurs courses en toute sécurité dans les commerces de bouche animant le quartier. Cependant, une figure locale manque à l'appel : Thierry Carbonell, qui a décidé de vendre le fonds de commerce de "Chez Gaby", le bar créé par son père Gabriel, dit Gaby, en 1965.

Thierry Carbonell, un pilier du Pont de l'Arc, quitte le comptoir qu'il tenait depuis un demi-siècle. Dans un bar, le pilier essentiel est celui qui sert, tient la caisse, et anime son équipe.

Clin d'œil phonétique, Thierry est devenu ce pilier d'un des bars du Pont de l'Arc, après une jeunesse de judoka puis de pilier de... l'Arc. Cet Aix Rugby Club qui allait devenir le Parc, puis le Provence Rugby dont les pros viennent de battre le glorieux Perpignan. Impensable à son époque où toucher le bouclier de champion de France 1986 de Fédérale 3 avec un petit demi de mêlée nommé Lucien Simon, avait déjà été comme toucher le Graal.

Avant de parler de limonade, on a attrapé l'homme par ces souvenirs ovales : "J'ai été champion de France grâce aux autres, des cadors comme Éric Trésene ou Bruno Motteroz qui a joué à Toulon au RCT. Le rêve... Moi, j'ai aussi joué à Toulon, mais juste à Carqueirane où j'avais suivi Serge Abadie et Fred Jauffret. Au bout d'une mi-temps du premier match, on était tous les trois expulsés. On se battait plus qu'on se faisait des passes et il y a aussi eu les bobos inhérents au jeu. J'ai fini par arrêter en 1992. Dans le sport, je crois que j'ai trop écouté mon corps et dans le travail, pas assez."

Un nouveau chapitre pour Thierry CarbonellÀ l'automne dernier, Thierry a été confronté à un "accident cardio-vasculaire". Solide, chanceux ou les deux, Thierry peut continuer le match, mais il ne l'aborde pas de la même façon : "Ça ne s'invente pas, la bombe de l'AVC m'est tombée dessus un 11 septembre... Ma fille Sasha a 3 ans. J'ai envie de continuer longtemps à la voir jouer au chef avec moi, d'aller ramasser les tomates de mon jardin avec elle et de dormir tranquille sans me réveiller parce que j'ai un souci de boulot. Le stressé qui gueule, c'est sûrement l'image que je renvoie mais c'est lié au travail. Je ne sais pas faire à moitié. Au fond, je suis tout autre et c'est cet autre que je veux retrouver. De toute façon, je crois que j'ai fait ce que j'avais à faire. Du petit bar familial, avec l'extension entreprise en 1996, on en est à 411 mètres carrés dont 150 de terrasse et une dizaine d'employés. J'ai suivi un stage de cuisine japonaise à Paris pour savoir ce qu'est un bon sushi, j'ai animé le soir avec pianiste ou orchestres de jazz et un jour j'ai même pu mesurer la notion d'institution de ce lieu. J'allais fermer et 50 nanas ont débarqué en me demandant si elles pouvaient boire un café. Elles se retrouvaient un week-end au Creps où elles avaient passé leurs études sportives il y a des années. Et le bar étaient un élément important de leur pèlerinage. Je le vends à Gérard Palomar, un bon professionnel de la restauration, qui reprend mon personnel et qui est OK pour l'autre condition : que le tableau de mes parents, réalisé par un artiste-peintre, reste accroché dans la salle du haut."

Après avoir servi mille pots de départ, aujourd'hui, Thierry Carbonell servira donc le sien. Mais ce sera la dernière fois qu'on le verra derrière le comptoir de Chez Gaby. S'en tiendra-t-il longtemps à la cueillette des tomates avec sa fille et au vélo avec aval médical ? C'est moins sûr.

Dans le même esprit de découverte et de partage, explorons d'autres horizons culinaires et culturels.

"L'Insolite" à Vallon-Pont-d'Arc : Un concept store unique

À Vallon-Pont-d’Arc, Franck Daumas nous fait découvrir l’Insolite, un concept store étonnant dirigé par Nicole, corsetière passionnée, et Laurence, animatrice d’ateliers culinaires du monde. Un lieu d’échanges et de découvertes à ne pas manquer..."L’Insolite" à Vallon-Pont-d’Arc est un espace unique où se croisent artisanat, art et cuisine du monde. Nicole, allie couture et accueil chaleureux. Laurence, quant à elle, propose des ateliers ludiques pour voyager en saveurs, comme l’atelier « Apéros du Monde » du vendredi 13 juin prochain. : un concept store hors normes au cœur de Vallon-Pont-d’ArcNichée en plein centre du village, "l’Insolite" est bien plus qu’un simple magasin.

« C’est un espace de détente où on se sent comme chez soi », décrit Nicole, corsetière et animatrice du lieu. Son atelier de couture côtoie un salon de thé cosy, des coins dédiés à des tatoueurs ou prothésistes ongulaires, et une ambiance feutrée avec des éclairages tamisés et fauteuils confortables. Nicole est aussi l’âme chaleureuse du lieu, assurant service de café avec le sourire et créant un véritable cocon où chacun peut venir se poser, créer, ou simplement échanger. « Il faut être polyvalent de nos jours », sourit-elle, entre réparation de vêtements et accueil des visiteurs.

La gastronomie du monde en atelierLaurence, nouvelle ardéchoise passionnée, a apporté avec elle "LudicoFood", un concept d’ateliers culinaires ludiques et pédagogiques. Elle invite à un voyage gourmand sans passeport, en explorant des cuisines authentiques de pays variés : Inde, Japon, Grèce, Louisiane, Maurice, et même la Provence ou l’Ardèche. « Les clients choisissent leur destination », explique Laurence. Elle apporte tout le matériel et les ingrédients pour cuisiner ensemble, apprendre l’histoire des plats, la culture, la langue, et même un quiz autour des drapeaux. Les ateliers se déroulent en petits groupes, en entreprise ou à domicile. Le prochain rendez-vous est le vendredi 13 juin à "l’Insolite" avec le thème « Apéros du Monde » : cinq continents, cinq saveurs, un atelier convivial ponctué d’un tirage au sort pour remporter la participation,. (vendredi 13 oblige)

Un lieu de partage, de culture et de convivialitéAu-delà des ateliers, "l’Insolite" s’affirme comme un véritable lieu de vie et de rencontres. On y fait de la musique, du théâtre, de la danse. On y découvre des fresques murales en création et un espace où se croisent artistes, artisans et gourmands. Laurence, de "LudicoFood", insiste sur la richesse culturelle que ces ateliers transmettent : « La gastronomie raconte l’histoire des peuples, les migrations, les influences. Par exemple, la cuisine de l’île Maurice mêle ingrédients indiens, et celle de Louisiane est issue des Acadiens. » Cet espace invite à vivre une parenthèse hors du temps, un moment suspendu où l’on apprend, s’amuse, et partage...

Ces initiatives locales montrent comment des lieux peuvent devenir des points de rencontre et de découverte culturelle.

Où manger de bons sushis à Paris ?

Le sushi est l'un des porte-étendards de la gastronomie japonaise, une cuisine ô combien appréciée à Paris. Et pourtant le sushi tel qu'il a été popularisé dans la capitale est assez différent du mets qu'il représente au Japon. Il en existe une centaine de variétés dont les plus connues sont les nigiri, les maki et les temaki.

Voici quelques adresses où déguster des sushis d'exception dans la capitale :

  • Bar Omi: Un restaurant hybride entre izakaya et bar à vin, offrant des sushis d'exception.
  • Zen: Un restaurant japonais sélectionné par le Guide Michelin, proposant un voyage culinaire avec des sushis d'exception.
  • Hakuba: Le restaurant japonais étoilé du Cheval Blanc Paris, offrant une immersion dans la gastronomie nippone.
  • Ojii Paris: Un restaurant japonais élégant à l'atmosphère intimiste, proposant une cuisine de haute volée.
  • Chakaiseki Akiyoshi: Le premier restaurant de cérémonie du thé-Keiseki au monde, étoilé au Guide Michelin.
  • Iodé: Un comptoir à sushi abordable mettant en avant la pêche française responsable.
  • Akira Back Paris: Un restaurant japonais moderne situé au Prince de Galles.
  • Kifuné: L'un des plus anciens restaurants japonais de Paris, offrant un voyage culinaire authentique.

Ces adresses parisiennes offrent une expérience culinaire unique pour les amateurs de sushis.

Parallèlement à ces adresses parisiennes, il est intéressant de noter qu'à Aix-en-Provence, Nikki Sushi est une option populaire pour les amateurs de sushis, avec trois adresses offrant des comptoirs tournants comme au Japon et un bon rapport qualité/prix.

MUST Know SUSHI RICE Secrets By Former Michelin Star Chef Yama

Restaurants de sushis aux États-Unis

Alors que de nombreux restaurants à sushis aux États-Unis sont plutôt chers, vous pouvez profiter d'un excellent repas chez Noshi Sushi pour moins de 20 $, pourboire inclus (espèces uniquement). Cette petite merveille située dans Little Tokyo est souvent pleine à craquer, et pour cause. C'est un bar à sushis pouvant accueillir au moins 30 personnes, assises en face des huit chefs qui ne cherchent qu'à les satisfaire. Les commandes s'effectuent au fur et à mesure, dans une ambiance décontractée. Pourquoi les sushis sont-ils si bons chez Sushi Gen ? À cause du roulement permanent. Les poissons sont probablement consommés en une journée, tant il y a de gens qui y mangent. Le sashimi de Saint-Jacques est parfait, tout comme celui de vivaneau avec une touche de jalapeños. Les sushis de thon, de saumon et de limande à queue jaune sont savoureux. Sushi Gen n'est pas bon marché, mais la qualité du poisson et la compétence des chefs sont exceptionnelles.

Vous trouverez 11 restaurants Sugarfish à Los Angeles ; celui de Brentwood est particulièrement apprécié. Vous pouvez choisir le menu « Trust Me » (« Faites-moi confiance ») les yeux fermés ; vous ne serez jamais déçu. Par exemple : de succulentes entrées composées de sashimi de thon avec une sauce sucrée, un rouleau fait main de toro et limande à queue jaune, ainsi que des sushis de thon albacore, de saumon, de limande à queue jaune et de flétan. Le riz à sushi du Sugarfish est l'un des meilleurs, et le gingembre compte parmi les plus frais et les plus juteux de la ville.

Au 4 On 6, deux chefs s'occupent, avec une grâce extrême, d'une salle pouvant accueillir environ 30 personnes. Choisissez l'option omakase : uniquement des sushis, une pièce à la fois, sans savoir ce qui va arriver. Si vous êtes chanceux, vous dégusterez du chinchard, des coquilles Saint-Jacques (parfaitement citronnées et salées), de l'uni (oursin), de la gorette, du mulet commun, du thazard barré, du toro de thon albacore, de la limande à queue jaune, jeune et en toro, et enfin du gravlax (avec un soupçon de sauce semblable à de la crème aigre).

Katsu-ya est la chaîne de prédilection de nombreux habitants de Los Angeles. La cuisine est un mélange des différentes traditions culinaires japonaises. En d'autres termes, vous y trouverez bien plus que des sushis, et tous les plats sont très créatifs. Même lorsque ce n'est pas l'heure de l'apéritif, vous pourrez déguster un ceviche japonais surprenant et délicieux, une bière Kirin et des edamames pour environ 7 $. Les sushis de thon et de limande à queue jaune sont fortement recommandés. Et Katsu-ya propose de nombreux plats pour les végétariens, notamment un renversant suprême de citrouille à l'ail.

Ces adresses américaines montrent la diversité et la créativité de la cuisine japonaise à l'étranger.

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