Le monde de la gastronomie japonaise est souvent associé à la finesse et à la précision. Cependant, il existe aussi une fascination pour les records et les créations hors normes, notamment en ce qui concerne les sushis. Cet article explore les aspects les plus impressionnants de cet univers, des ventes record de thon rouge aux tentatives de création du plus grand sushi du monde.
C’est l’une des tables les plus connues de New York et des États-Unis, mais également l’une des plus chères. Masa, restaurant japonais de luxe, réputé pour la cuisine de son chef Masa Takayama, a fermé ses portes au début du confinement de la ville, mais après plusieurs semaines à réfléchir à une solution pour continuer à servir ses clients, la table a finalement opté pour une offre à emporter.
Masa, le restaurant trois étoiles réputé comme étant le plus cher d'Amérique, s’est lancé dans la vente à emporter pour continuer son activité malgré la pandémie. Cet établissement japonais, situé au quatrième étage du Time Warner Center à Manhattan, propose des mets de luxe réalisés par son chef Masa Takayama, à un certain prix...
Géré par le chef emblématique Masa Takayama, le restaurant Masa a été contraint à la fermeture depuis le début du confinement dans l’état de New-York. Avant cela, il était très réputé pour la qualité de ses sushis mais aussi pour son addition salée. Le chef Masa Takayama vient parfois servir en personne ses clients.
Situé en plein cœur de Manhattan à New York aux États-Unis, c'est donc un restaurant de sushis qui propose le menu le plus onéreux au monde, atteignant la somme de 450 dollars par personne. Mais alors, le menu en vaut-il la chandelle ? Dans la vingtaine de plats préparés par le chef Masa Takayama visible derrière son comptoir, chaque ingrédient est censé révéler sa véritable essence dans une explosion de saveurs exotiques (truffes, boeuf Kobé etc.). Il ne faut pas oublier de mentionner que le restaurant a été récompensé de trois étoiles au Guide Michelin.
Le magazine Eater révèle que si les clients souhaitent réaliser eux-même leur sushis ou sashimis, il est désormais possible de commander une boîte avec tous les ingrédients nécessaires pour deux ou quatre personnes. À l'intérieur de cette boîte ? Du poisson cru prédécoupé, des légumes, du gingembre, du wasabi, de la sauce de soja, du nori et du riz.
Au menu : une box à sushis et/ou sashimis complète, pour deux à quatre personnes, permettant de réaliser ses propres temaki à domicile. La boîte, qui contient des tranches de poisson cru, des crudités, du gingembre, du wasabi, de la sauce soja, une feuille d’algue et du riz, est vendue… 738 euros. A l’intérieur, Masa propose les ingrédients pour faire des temaki : tranches de poisson cru, crudités, gingembre, wasabi, sauce soja, feuille d’algue et riz. Les clients devront les assembler eux-mêmes une fois le colis réceptionné. La box ne comprend pas les boissons. Seules 20 boites seront disponibles chaque vendredi.
Si l'art du sushi fait de ce met ancestral nippon, l'un des plaisirs culinaires parmi les plus onéreux que l'on s'accorde lorsqu'une furieuse envie de poisson frais se manifeste, le Chef philippin Angelito Araneta Jr a créé les sushis les plus chers au monde. Surnommé le "Chef Carat", c'est au jeune âge de 22 ans qu'il décide d'incorporer de l'or, des perles et des diamants à ses bouchées japonaises.
En effet, pour la modique somme de 1 700€, vous pouvez goûter ses "Nigiri Rolls" servis par cinq, déjà inscrits dans le le livre Guinness de Records. Au programme, du saumon rose Premium en provenance de Norvège et du foie gras. Puis, la fameuse algue qui entoure le "Roll" est remplacée par... une feuille d'or comestible de 24 carats, rien que cela ! Sur le saumon et ses oeufs frais à souhait, le Chef pose délicatement trois perles de Palawan (la province de Palawan est un archipel des Philippines situé entre la mer de Chine méridionale et la mer de Sulu) mais aussi des diamants africains de 20 carats.
Dans l’univers de la haute gastronomie japonaise, le raffinement s’exprime souvent dans la discrétion, la pureté du geste et la noblesse des ingrédients. Mais parfois, la perfection atteint un tel niveau qu’elle devient un objet de fascination mondiale.
Le prix du menu « Kiwami Omakase » s’élève à 350 000 yens japonais, soit environ 2 475 dollars américains. Ce menu d’exception se compose de 20 pièces de sushi, chacune représentant un sommet de technique, de goût et de rareté. Chaque pièce est posée sur un riz élaboré à partir de variétés nobles d’Akita et Yamagata, assaisonné avec des vinaigres vieillis, dans le respect du style edomae.
Ce menu est bien plus qu’un luxe ostentatoire : il incarne la quintessence de la cuisine washoku, patrimoine culturel immatériel de l’humanité selon l’UNESCO. Le Guinness World Records a officiellement reconnu le « Kiwami Omakase » comme le sushi le plus cher du monde le 25 juillet 2023.
Mais à la différence de ces sushis « bijoux », le « Kiwami Omakase » se distingue par la sincérité de sa démarche : ici, le prix ne paie pas l’apparence, mais le contenu, le geste, le silence, l’instant. Le sushi le plus cher du monde n’est pas une démonstration de richesse, mais un hommage à la nature, au temps et à l’humilité de l’art culinaire japonais. Dans un monde où la vitesse domine, le sushi reste une ode à la lenteur maîtrisée, à la beauté du détail.
Chaque année, les premières enchères du Nouvel An au marché de Toyosu à Tokyo sont un événement très attendu. Ces enchères sont souvent l'occasion d'établir de nouveaux records de prix pour le thon rouge, une espèce particulièrement prisée pour la préparation de sushis et de sashimis haut de gamme.
Un thon rouge de 278 kg s'est vendu à un prix record de 2,7 millions d'euros lors d'une vente aux enchères à Tokyo. Ce succès inattendu pour les premières enchères du Nouvel An au nouveau marché de Toyosu s'est déroulé un samedi. La bête a été pêchée au large de la préfecture d'Aomori, dans le nord du Japon.
En 2019, un thon rouge de 278 kilos s'était vendu pour 333,6 millions de yens, soit un peu plus de 2 millions d'euros, faisant de lui le thon le plus cher du monde, à plus de 10.600 euros le kilo quand même.
L'acheteur : Kiyoshi Kimura, le "Roi du Thon"« C'est un beau thon, plus cher que prévu », a commenté l'acheteur du plus gros morceau de cette vente aux enchères, Kiyoshi Kimura, patron de la chaîne de restaurants Sushi Zanmai. Il détenait déjà le précédent record, plus de deux fois inférieur, en 2013, pour un thon moins gros, de 222 kg.
En 2013, un thon rouge de 222 kilos a été vendu à Tokyo pour 1,38 million d'euros lors de la première criée de l'année au grand marché aux poissons de Tsukiji.
Kiyoshi Kimura, le propriétaire de la chaîne de restaurant, avait déjà remporté l'enchère de l'an dernier. "Je voulais être à la hauteur des attentes de mes clients qui veulent manger le meilleur thon possible comme l'an dernier", a-t-il déclaré à l'agence de presse Jiji.
Ce prix d'achat record équivaut à environ 6 000 euros le kilo, ce qui mettrait la simple petite tranche de sushi à environ 260 euros, mais la société a indiqué qu'elle comptait le commercialiser à environ 400 yen par sushi (3,5 euros).
En 2019, l'heureux acquéreur n'était pas Sushi Ginza Onodera mais un autre restaurateur, Kiyoshi Kimura, surnommé avec à propos le « roi du thon » et propriétaire de la chaîne de restaurants Sushi Zanmai. L'idée avec ces achats records n'est pourtant pas de faire une belle affaire: ici, tout est dans le symbole… Et le coup de pub.
Une belle performance ralentie par le Covid-19, qui a entraîné une baisse des prix. D'après CNN, le groupe Onodera n'aurait payé « que » 114,2 millions de yens (700.000 euros environ) pour le plus beau thon du marché en janvier 2024.
Visiblement, rien n'est trop beau pour ces thons rouges du Pacifique, particulièrement prisés au Japon pour la préparation de sushis et de sashimis hauts de gamme.
207 millions de yens, soit 1,2 million d'euros environ: voilà la somme déboursée pour obtenir un thon rouge de près de 276 kilos au marché aux poissons de Toyosu, à Tokyo, dimanche dernier. C'est tout simplement le deuxième thon le plus cher jamais vendu au Japon depuis le début des archives en 1999, nous apprend un article du site Quartz. Mais qui est assez fou pour acheter un poisson aussi lourd qu'un gros ours polaire (ou qu'un piano)? Visiblement, des gens bien décidés à le manger.
L'acheteur n'est autre que le groupe japonais Onodera, propriétaire d'une chaine de restaurants de sushis étoilée au guide Michelin, Sushi Ginza Onodera. «Le premier thon de l'année porte chance. Nous voulons faire sourire les gens avec de la nourriture», a déclaré Shinji Nagao, président d'Onodera, au média japonais Kyodo News. Il sait de quoi il parle: cela fait cinq ans de suite que son groupe acquière le poisson le plus cher de la vente du nouvel an.
«Notre espoir est qu'en mangeant ce thon, tout le monde passe une bonne année.» Pour cela, il faudra se rendre dans l'une des vingt enseignes de la chaîne, réparties au Japon, aux États-Unis et en Chine.
Cette année, il s'agit de Masahiro Takeuchi, 73 ans, pas peu fier de sa prise «aussi grasse qu'une vache» attrapée au large des côtes d'Oma, une petite ville au nord-est du Japon. «C'est comme un rêve, a-t-il déclaré aux journalistes japonais.
Le thon rouge, une espèce surexploitée, est le poisson le plus cher au marché de Tsukiji. Les Japonais consomment environ les trois quarts de la pêche mondiale de cette espèce.
Au-delà des ventes record, certains chefs et passionnés de cuisine se lancent dans des défis encore plus ambitieux : créer le plus grand sushi du monde.
Le chef américain Nick DiGiovanni et la passionnée de cuisine japonaise Lynn Davis, respectivement suivis par 10 et 16 millions d’abonnés sur les réseaux, ont justement uni leur force pour créer le “plus grand sushi du monde” (même si c’est plutôt un maki). Ce duo insolite entre le chef de 26 ans et la créatrice de contenu de 74 ans est notamment très populaire de par leur spontanéité et leur joie de vivre communicative.
Cette création titanesque aura nécessité l’aide de neuf personnes dont un jeune ingénieur qui a imaginé un moule assez grand pour concevoir un maki de si grande envergure. Les deux acolytes n’en sont évidemment pas à leur coup d’essai et sont des habitués de ce genre de défi.
En effet, le 7 octobre dernier, les chefs professionnels Nick DiGiovanni (États-Unis) et Lynn Davis (Japon) de cookingwithLynjale ont uni leurs forces à Boston, dans le Massachusetts, pour tenter de battre le record du monde du plus grand sushi jamais réalisé.
Pour cela, il leur aura fallu près de 900 kg de riz à sushi bien assaisonné, 226 kg de saumon, 226 kg de concombre frais, plusieurs milliers de feuilles de nori, et des graines de sésame par millions.
Pour réussir le défi complètement fou, les deux chefs ont eu besoin de 907,1 kg de riz, de 226,7 kg de saumon, de 226,7 kg de concombres frais, de milliers de feuilles de nori et enfin de millions de graines de sésame.
Mais à quoi ressemble le processus pour réaliser un plat d’une telle envergure ? Le duo a enfilé ses chaussons et est entré dans le moule à sushi géant de 2,5 mètres, qui était recouvert d'une couche de glace sèche pour le maintenir froid.
« Nous allons commencer par mettre en place nos 250 kg de concombres » a déclaré Nick. Ensuite, Nick a ajouté de l'huile et du vinaigre pour améliorer le goût du riz et l'aérer un peu. Après avoir réparti les 907,1 kg kg de riz, Nick et Lynn ont commencé à empiler les 226,7 kg de saumon dans le moule central.
Enfin, ils ont renforcé le moule du rouleau de sushi avec du ruban adhésif pour l'empêcher d'éclater et de répandre tous les ingrédients sur le sol. Selon Nick, l'un des plus grands défis n'était pas de créer le gigantesque rouleau de sushi, mais de retirer du centre le moule qui maintenait le saumon et le concombre en place.
Avant de laisser le juge officiel du Guinness World Records, Andrew Glass, mesurer l’incroyable sushi, Lynn et Nick l'ont garni à la perfection en créant un motif autour de son centre avec d'autres concombres.
Le record à battre, qui a été établi par le chilien Daniel Ramirez, était de 2,10 mètres de diamètre.
Au total, il aura fallu trois heures à l’équipe de huit personnes pour mettre sur pied ce drôle de sushi, ainsi que l’aide d’un jeune ingénieur pour fabriquer un moule parfaitement adapté aux dimensions de cet ovni culinaire. Mais Nick DiGiovanni ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. Il a profité de cette petite entreprise pour battre un autre record, détenu par le chef anglais Gordon Ramsay, qui consiste à lever des poissons en un temps record.
Un restaurant du Japon est devenu célèbre pour ses sushis géants qui font 20 cm de hauteur et pèsent près de 6 kg. Probablement les plus grands plats de sushi du monde.
Selon le blog Odditycentral, ce restaurant de la ville d'Anjo se différencie des autres par la taille de ses sushis. Le restaurant Umewaka sert un futomaki tellement énorme qu'il ne peut pas rentrer dans une bouche normale. Finir son assiette devient vite difficile étant donné les proportions de ce sushi.
Le futomaki géant qui est préparé uniquement dans cet établissement est appelé "le Rouleau Généreux". Il mérite bien son nom vu la quantité de nourriture qu'il contient ! Ce sushi contient 24 ingrédients savoureux : poisson, fruits de mer, légumes, riz... Le tout est disposé soigneusement sur un morceau de 2 mètres de long d'algue séchée. Il pèse presque 6 kg et atteint 25 cm de diamètre. Il faut le commander au moins deux jours en avance pour être sûr qu'il soit préparé.
Aussi, ce met hors normes n'est pas donné à tout le monde, il faut débourser 146 euros pour avoir le droit d'y goûter.
Parmi les symboles les plus emblématiques de la gastronomie japonaise, le sushi occupe une place de choix. L’histoire du sushi commence bien loin des comptoirs de Tokyo. Ses origines remontent au IIIe siècle en Asie du Sud-Est, où une méthode de conservation du poisson dans du riz fermenté, appelée narezushi, voit le jour. Cette technique se répand au Japon au VIIIe siècle. Ce n’est qu’au XVe siècle que le namanarezushi fait son apparition : une version où riz et poisson sont tous deux consommés, le processus de fermentation étant écourté. Puis, au XVIIIe siècle, Edo (l’actuelle Tokyo) voit naître le hayazushi, ancêtre direct du sushi moderne, dans lequel le poisson frais est accompagné de riz vinaigré pour une consommation immédiate.
Au XXe siècle, avec la mondialisation et l’engouement pour la cuisine japonaise, le sushi conquiert l’Occident. Cependant, au Japon, le sushi traditionnel, en particulier le edomae-zushi, préparé avec du poisson local et servi sur du riz assaisonné, reste un art codifié. Être maître sushi, ou itamae, ne s’improvise pas. Il s’agit d’un parcours rigoureux qui commence souvent par plusieurs années d’apprentissage en tant qu’apprenti (shokunin minarai). Dans les premières années, le futur chef n’a même pas accès au poisson. Ce n’est qu’après avoir prouvé son engagement et sa compréhension des bases qu’il peut toucher au poisson, apprendre les coupes, la conservation, l’assaisonnement. Chaque étape est un rite de passage.
Aujourd’hui, certains maîtres sushi expérimentent des mariages inédits, introduisent des poissons locaux en dehors du Japon, ou collaborent avec des chefs étrangers.
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