La représentation de l'Italie et des Italiens dans la culture populaire est souvent parsemée de stéréotypes. Des clichés sur la nourriture, comme les spaghettis, à l'association avec la mafia, ces images sont largement diffusées à travers le monde. Cet article explore comment ces stéréotypes sont utilisés dans divers médias, de la musique aux séries télévisées, et comment ils sont perçus en Italie.
Les premières tensions de l'Eurovision 2025, qui aura lieu à Bâle (Suisse) le 17 mai, se font sentir. La chanson choisie pour représenter l'Estonie, Espresso Macchiato de l'artiste Tommy Cash, fait des remous en Italie où plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer un texte qui véhiculerait une vision stéréotypée des Italiens.
Tommy Cash a gagné son ticket pour l'Eurovision en remportant Eesti Laul, la compétition estonienne destinée à trouver le représentant du pays au concours international. Dans sa chanson, interprétée dans un anglais à consonances italiennes (il termine ses mots par des "i", des "e" ou des "o"), il campe lui-même un Italien caricatural:
"J'aime mon café, très important / Pas le temps de parler, scusi, mes journées sont très occupées / Et je suis propriétaire d'un petit ristorante", chante-t-il dans le premier couplet. "Aussi, mi casa est très grandioso / Mon argent est numeroso, je travaille sans cesse-o / C'est pour ça que je transpire comme un mafioso", poursuit Tommy Cash dans le second, avant d'ajouter: "La vie, c'est comme les spaghettis."
Depuis sa qualification à l'Eurovision, plusieurs voix italiennes se sont émues de ces paroles, à commencer par l'association de consommateurs Codacons. Dans un communiqué adressé à l'Union européenne de radio-télévision (l'UER, organisatrice de l'Eurovision) relayé par le Guardian, elle demande s'il est "approprié d'autoriser une chanson qui offense un pays et une communauté entière" à participer au concours:
"De nombreux citoyens ont exprimé leur indignation contre (une chanson) dont les paroles contiennent des stéréotypes sur l'Italie et les Italiens - les clichés habituels autour du café, des spaghetti, mais surtout de la mafia et du luxe ostentatoire, ce qui véhicule le message d'une population liée au crime organisé", estime Codacons.
L'affaire semble prendre la forme d'un débat de société: la présentatrice italienne Caterina Balivo en a discuté avec ses chroniqueurs dans son talk-show journalier, La Volta Buona, sur RaiOne, chaîne du service public italien.
La question atteint même la sphère politique: Gian Marco Centinaio, sénateur du parti d'extrême droite La Ligue, a réagi avec agacement à la situation dans un communiqué Instagram intitulé "Quiconque insulte l'Italie devrait rester à l'écart du concours Eurovision de la chanson":
"Ce chanteur devrait venir en Italie pour voir comment les bonnes personnes travaillent avant de se permettre d'écrire des chansons aussi stupides et stéréotypées", écrit-il. "J’espère vraiment qu’ils lui interdiront de participer."
Tommy Cash ne s'est pas encore exprimé sur la polémique, mais il peut compter sur une partie du public italien manifestement plus indulgente. Sur YouTube, la section commentaires du clip de la chanson regorge de messages de soutien:
L'artiste, en tout cas, est manifestement sûr de sa chanson. Sur le site de partage de vidéos, il la présente déjà comme "gagnante de l'Eurovision 2025".
La série "Gomorra", adaptée du roman de Roberto Saviano, offre une plongée ultra-réaliste dans l'univers impitoyable de la Camorra, la mafia napolitaine. Diffusée sur Arte après avoir été diffusée sur Canal+, cette série se distingue par son réalisme cru et sa description sans concession de la violence et des luttes de pouvoir au sein de la mafia.
Contraction de « Gomorrhe », la cité des mauvaises mœurs, et de « Camorra », « Gomorra » nous entraîne dans les méandres de l’univers sans pitié et extrêmement violent de « la Pieuvre », comme on la surnomme en Italie. Dans la banlieue de Naples, deux clans rivaux se disputent le territoire, une zone de non-droit que les habitants appellent O sistema (« le système », en napolitain).
C’est aussi l’histoire classique d’une âpre lutte de pouvoir, au sein d’une des « familles », entre Ciro Di Marzio (interprété par l’excellent Mario D’Amore), petit soldat ambitieux, belle gueule et tueur d’un sang-froid redoutable, et le chef de clan de l’ancienne école dont le règne s’achève, mais qui, de sa prison, continue, tant que faire se peut, à diriger les hommes, à gérer des trafics de drogue et à organiser des marchés truqués.
Grandeur et décadence d’un clan influent qui, progressivement, perd de sa suprématie, se fragilise et disparaît sous les coups mortels de ses rivaux. « C’est une construction classique en trois actes, qui caractérise l’ensemble de la série », explique un des scénaristes, Stefano Bises, dans sa note d’intention. Soit « trois phases narratives, qui correspondent à la transmission du pouvoir clanique, du boss à son épouse, et de cette dernière à son fils. Les conflits et la destinée du clan en sont le fil rouge ».
Tournée à Scampia, un des lieux les plus « en odeur de Mafia » de la périphérie de Naples, où de nombreux habitants recommandés par les boss de l’organisation ont été choisis pour faire de la figuration, « Gomorra » analyse le quotidien de chaque protagoniste luttant pour sa survie. Entre trahisons, rivalités, violences et intrigues sordides, personne ne sait plus où se situent le bien et le mal. Plongés dans une hystérie collective dominée par une paranoïa aiguë, tous tuent, torturent ou brûlent les corps de leurs victimes sans émotion visible.
« Imaginer une histoire, c’est l’inventer. Mais, avec “Gomorra”, nous avons dû modifier des scènes, car, des fois, la réalité était plus forte que la fiction », dit Stefano Sollima. Déjà auteur de l’excellente série télévisée « Romanzo Criminale », Stefano Sollima (dont le père Sergio fut un des grands maîtres du western spaghetti) a partagé la réalisation de « Gomorra » avec Francesca Comencini et Claudio Cupellini.
Le film "Le Parrain", adapté du livre de Mario Puzo, a connu un succès phénoménal. Bien que le mot "mafia" ne soit jamais prononcé, le film plonge le spectateur dans un monde de sociétés secrètes et de pouvoirs occultes. Contrairement à une simple "série noire", "Le Parrain" offre une version ennoblie de la réalité, où les gangsters sont présentés comme des "seigneurs" et leurs querelles comme des conflits héroïques.
Le film raconte l'histoire d'un "royaume" et d'une famille "royale". Le vieux roi a été blessé et ses rivaux cherchent à s'emparer de ses terres. Le cadet, initialement désintéressé, finit par sauver la famille. Cette structure narrative rappelle les tragédies grecques, transformant les fusillades et les chantages en exploits.
L’Italie du vin, ce n’est pas seulement siroter un verre sur une place de Venise. C’est un incroyable patchwork de paysages, de traditions, de savoir-faire. Des rouges puissants du Piémont aux vins solaires des Pouilles, en passant par les blancs minéraux du Frioul ou les grands classiques de Toscane, les vins italiens séduisent de plus en plus d’amateurs à travers le monde.
Les Italiens ont gardé un très grand nombre de cépages typiques. Voici quelques exemples:
Voici un tableau récapitulatif des cépages italiens mentionnés :
| Cépage | Région Principale | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Barbera | Piémont | Vins généreux, fruits rouges, touches épicées |
| Montepulciano | Abruzzes, Marches | Vins gourmands, cerise noire, cassis |
| Nebbiolo | Piémont, Lombardie | Finesse aromatique, violette, rose, épices |
| Primitivo | Pouilles | Vins charnus, fruits rouges mûrs |
| Sangiovese | Toscane | Vins élégants, cerise, herbes fraîches |
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