De plus en plus de Français redécouvrent le plaisir simple de préparer eux-mêmes un sirop naturel, à la fois efficace, économique et gourmand. Cette solution rappelle les recettes de nos grands-mères, où tout commençait dans la cuisine, autour d'ingrédients authentiques. Préparer son sirop naturel ne se limite pas à apaiser une gorge irritée : c'est renouer avec des plaisirs simples, inventer de nouveaux rituels et entrevoir tout un monde de remèdes naturels à portée de main.
La confection d’un sirop vous permet d’administrer une plante à un enfant (ou un adulte, car nous sommes parfois difficiles aussi) sans avoir à négocier et forcer pendant des heures. Car si vous avez des enfants et que vous vous intéressez aux plantes médicinales, vous avez sûrement essayé de faire prendre à votre enfant une petite tisane de temps en temps. Alors, sortons nos bocaux de plantes sèches et nos casseroles. Nous allons voir comment optimiser la confection d’un sirop en suivant les méthodes traditionnelles.
L'époque où l'on filait illico à la pharmacie au moindre mal de gorge semble révolue pour bien des familles. Il suffit de décoder une étiquette pour se rendre compte que la liste des ingrédients est souvent interminable : conservateurs, colorants, arômes artificiels et bien sûr, des quantités élevées de sucres raffinés. Parfois, on y trouve même de l'alcool ou des agents masquant l'amertume. Ces ajouts visent à prolonger la conservation et à séduire le palais... Mais sont-ils indispensables à notre bien-être ?
Face à ce constat, de nombreux foyers prennent le chemin inverse et renouent avec la tradition du remède « maison ». Impossible d'oublier le fameux sirop tiède préparé dans la cuisine familiale lors des premiers frimas. Un parfum de thym, de citron, de miel... et voilà que les premiers maux se faisaient déjà plus doux à supporter. Pas besoin de partir à la chasse aux ingrédients rares : la nature regorge de bienfaits à portée de main.
Réaliser un vrai « sirop de grand-mère » ne demande ni diplôme de phytothérapie, ni équipement sophistiqué. Le miel, reconnu pour son action adoucissante et antiseptique, fait office de base idéale pour capturer les principes actifs. Le citron, avec sa teneur en vitamine C et son acidité, booste les défenses naturelles. Quant au thym, il reste inégalé pour ses propriétés aromatiques et ses vertus traditionnelles pour apaiser les voies respiratoires.
Pour agrémenter ou personnaliser le sirop, laissez libre cours à la créativité : gingembre frais, cannelle, sauge, lavande ou même une pointe de poivre.
Au-delà de la composition, l'addition grimpe vite : un sirop en pharmacie ou en parapharmacie coûte en moyenne entre 6 et 10 euros les 150 ml. Ajoutez à cela les déplacements, la tentation d'achats complémentaires, et la sensation de dépendance à un produit que l'on pourrait facilement réaliser chez soi.
Le sirop maison ne se limite pas aux épisodes de gorge qui gratte ! Lors des petits coups de froid ou en prévention, une cuillère à soupe matin et soir suffit souvent à calmer les petits maux. Il peut également être dilué dans une tisane ou même associé à un yaourt nature pour une collation gourmande. Le secret d'une bonne conservation ? Toujours utiliser un flacon bien propre et conserver le sirop au frais. Pour varier, réinventez le dosage des aromatiques, ajoutez deux clous de girofle ou quelques feuilles de sauge selon les besoins de chaque foyer.
Adopter cette habitude, c'est apprendre à écouter les signaux de son corps, à maîtriser la qualité de ce que l'on consomme et à faire confiance aux solutions simples. Le fait-maison redevient synonyme d'autonomie... Rien de tel que de faire participer les enfants ou de transmettre à ses proches une recette simple et pleine de bon sens. Ce petit rituel traditionnel, remis au goût du jour, réunit et inspire. Il devient une invitation à élargir l'horizon : baumes, tisanes, potions... En redonnant vie aux recettes ancestrales, chacun retrouve une forme de pouvoir sur son bien-être quotidien, loin du tout-prêt et des bouteilles standardisées. Oser le fait-maison, c'est s'offrir le luxe rare d'une alimentation choisie, d'un moment de partage en famille et d'une vraie autonomie santé.
Ouvrir la porte de la cuisine, c'est peut-être aussi, et surtout, ouvrir celle d'une nouvelle liberté.
Voici quelques exemples de sirops maison et leurs ingrédients, chacun ciblant des maux spécifiques :
Dès le milieu de l'été, les premiers symptômes de refroidissement apparaissent chez certaines personnes. La gorge est irritée, le nez coule ou est bouché, la respiration devient difficile ou la toux empêche de dormir la nuit. Le refroidissement est une infection contre laquelle les gens luttent souvent. Elle comprend des symptômes comme le rhume, des maux de gorge et la toux. Un refroidissement est généralement causé par des rhinovirus. Cependant, il existe aussi de nombreux autres virus qui peuvent provoquer des refroidissements. Dans la plupart des cas, un refroidissement dure de sept à dix jours. Dans les cas persistants, il peut durer jusqu'à trois semaines.
Le refroidissement ne doit pas être confondu avec la grippe, qui se distingue par ses symptômes et son évolution, comme la fièvre, les maux de tête et les douleurs aux membres. La grippe se caractérise par son apparition soudaine! Un refroidissement est généralement inoffensif, mais les symptômes sont très gênants, en particulier une toux persistante.
Afin de préserver un sirop le plus longtemps possible, on le stocke dans des bouteilles avec bouchon hermétique qui ont été préalablement stérilisés dans de l’eau bouillante. Il est conseillé de stocker votre préparation dans des bouteilles de petite taille afin de ne pas exposer une trop grande quantité de sirop à l’air à chaque fois que vous ouvrez la bouteille. Il vaut mieux plusieurs petites bouteilles qu’une grande. Si le sirop est préparé avec la bonne proportion de sucre, vous pourrez le garder à température ambiante. Mais afin de ne pas prendre de risque, je recommande de le garder au réfrigérateur. Une exposition directe aux rayons du soleil doit aussi être évitée autant que possible. Le sirop aura tendance à cristalliser avec le temps au réfrigérateur.
Puisque ces sirops contiennent du miel, ils ne doivent pas être consommés par les enfants de moins de 1 an en raison du risque de botulisme. De plus, ils sont également contre-indiqués chez les diabétiques et les personnes allergiques au miel, au pollen ou à la propolis.
Pour une conservation accrue et des propriétés spécifiques, certains ingrédients peuvent être ajoutés :
La glycérine végétale est très employée pour la fabrication de produits à base de plante dans les pays anglo-saxons. Du côté français, elle reste peu connue du monde de l’herboristerie. La glycérine (ou glycérol) est en fait grandement utilisée comme additif alimentaire, sous le numéro E422. Il est donc consommable avec une faible toxicité. Ce qui nous intéresse ici est son goût très sucré, sans pour autant être un sucre, car elle est plus affiliée aux lipides. La glycérine peut être de type organique (dérivée du pétrole) ou végétale (obtenue à partir de graines de colza ou autre). J’utilise personnellement celle d’origine végétale.
Une autre propriété qui la rend extrêmement intéressante : d’un point de vue chimique, ses groupements OH s’associent aux liaisons H+ des acides afin de les stabiliser. Dans les plantes, les tannins sont délivrés sous la forme d’acides tanniques, et ces acides ont tendance à s’associer aux bases dans une préparation, les alcaloïdes par exemple. Si vous avez une teinture ou un mélange de teintures contenant des taux non négligeables d’acides tanniques et d’alcaloïdes, ils se précipiteront en sel et ne seront plus biodisponibles. La glycérine, au taux de 10% dans ces teintures, stabilisera les acides tanniques et les empêchera de s’associer aux alcaloïdes. Les deux resteront biodisponibles.
C’est la méthode traditionnelle de fabrication d’un sirop. Pesez 60 grammes d’herbe récemment séchée ou de mixture d’herbes que vous avez sélectionnée . Ceci n’est pas une règle exacte, et je modifie régulièrement cette quantité selon l’herbe que j’utilise. Mesurez le volume de liquide obtenu. Pour chaque volume, rajoutez 2 fois ce volume en sucre en suivant les mêmes graduations que pour un liquide au verre mesureur. Si par exemple vous obtenez 450 ml de liquide, remplissez le verre mesureur de sucre jusqu’à 900 ml de graduation pour liquide. Utilisez moins de substance sucrante si vous gardez votre sirop au réfrigérateur. Mélangez liquide et sucre et faites dissoudre le sucre au bain marie.
Vous pouvez aussi à ce stade faire épaissir le sirop s’il vous semble trop liquide. Optionnel : afin d’augmenter la stabilité du sirop, vous pouvez augmenter son acidité. Les bactéries survivent difficilement dans un milieu acide. Trempez une bandelette Ph (acheter en pharmacie) dans votre sirop et mesurez le Ph. Rajoutez ½ à 1 petite cuillère à café d’acide citrique puis mesurez de nouveau. Répétez l’opération jusqu’à obtenir un Ph inférieur à 4. Vous pouvez maintenant ajouter du rhum, du brandy ou du marc si vous le désirez, afin d’augmenter la conservation.
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