Le calcium et la vitamine D sont des nutriments indispensables qui interviennent dans la régulation du métabolisme phospho-calcique et l’homéostasie osseuse. Certaines situations, comme la carence en vitamine D ou différentes pathologies osseuses (ostéoporose, rachitisme, ostéomalacie), nécessitent une supplémentation en calcium et/ou en vitamine D. Cette supplémentation est un préalable obligatoire à tout traitement spécifique à visée osseuse, afin d’en optimiser l’efficacité.
Le calcium est un minéral indispensable dès la naissance. Il contribue à la bonne constitution dentaire et osseuse de votre tout-petit, l'aide à grandir et à se développer en pleine forme. Puisque le corps ne produit pas de calcium, c'est l'alimentation qui en apporte.
Le calcium, cation divalent le plus important du compartiment extracellulaire, est apporté par l’alimentation et notamment par les produits laitiers. Il est absorbé au niveau intestinal, mais seulement 20% à 30% du calcium ingéré est réellement absorbé. L’os, qui subit un remodelage permanent, assure la plus grande réserve en calcium de l’organisme. Le tissu osseux est constitué de lamelles de collagène sur lesquelles sont déposés des cristaux d’hydroxy-apatite constitués de calcium et de phosphate.
L'os et le rein sont les deux types d'organes assurant l'homéostasie phosphocalcique. La résorption osseuse est sous l’influence de diverses cytokines et hormones, conduisant à la libération de calcium dans le sang. Le rein permet la réabsorption tubulaire du calcium. Le taux d'absorption est de l'ordre de 30 à 40 % de la dose ingérée. La régulation de la masse osseuse dépend avant tout des forces mécaniques appliquées au squelette. Le surplus de calcium ingéré est directement excrété, il est donc inutile que les apports calciques dépassent les besoins.
Le principal apport de vitamine D est assuré par la synthèse endogène cutanée à partir de 7-déhydrocholestérol sous l’influence des UVB. La vitamine D peut également être apportée par l’alimentation végétale (légumes) : ergocalciférol ou vitamine D2, ou animale (poissons gras) : cholécalciférol ou vitamine D3. La vitamine D subit une double hydroxylation, en position 1 (au niveau rénal grâce à la 1-alpha-hydroxylase) et en position 25 (au niveau hépatique grâce à la 25 hydroxylase) pour permettre son activation et favorise l’absorption intestinale de calcium et intervient dans la minéralisation osseuse.
L'insuffisance en vitamine D apparaît lorsque l’apport alimentaire et la synthèse endogène ne couvrent pas les besoins, avec pour conséquence le déclenchement d’une hyperparathyroïdie secondaire permettant de maintenir la calcémie constante.
Il existe de très nombreuses présentations de calcium et de vitamine D. Le calcium contribue au maintien de la calcémie et représente le constituant minéral essentiel du cristal d’hydroxyapatite osseux. L’apport de calcium corrige la carence calcique alimentaire. La forme hormonale de la vitamine D, la 1,25(OH)2-D3 agit principalement en activant un récepteur nucléaire, le VDR (action génomique). La vitamine D et le calcium corrigent l'hyperparathyroïdie sénile secondaire.
Dans une étude contrôlée en double aveugle contre placebo de 18 mois, 3270 femmes âgées de 84 ± 6 ans, ayant une alimentation pauvre en calcium et vivant dans des centres de soins, ont reçu un apport supplémentaire de vitamine D (800 UI/jour) et de calcium (1,2 g/jour). Une diminution significative de la sécrétion de PTH a été observée. Après 18 mois de traitement, les résultats de l'analyse en intention de traitement ont révélé 80 fractures de hanche (5,7 %) dans le groupe calcium-vitamine D et 110 fractures de hanche (7,9 %) dans le groupe placebo (p = 0,004). Ainsi, dans les conditions de cette étude, le traitement de 1387 femmes a empêché 30 fractures de hanche.
L’absorption du calcium dépend grandement de la quantité ingérée, sachant que le bilan ne peut pas être équilibré si l’apport demeure inférieur à 200 à 400 mg/jour de façon prolongée, chez un adulte normal.
Les besoins en calcium sont augmentés au cours de la grossesse et de l’allaitement. La dose journalière ne doit pas dépasser 1500 mg de calcium. Du fait du dosage élevé en vitamine D3 pour certaines spécialités, certains produits ne sont pas indiqués pendant la grossesse et l'allaitement. En effet, des surdosages en vitamine D pendant la gestation ont eu des effets tératogéniques chez l'animal. Chez la femme enceinte, les surdosages en vitamine D doivent être évités car l'hypercalcémie permanente peut entraîner chez l'enfant un retard physique et mental, une sténose aortique supravalvulaire ou une rétinopathie.
L’absorption intestinale du calcium diminue avec l’âge, ce qui contribue à accentuer la carence alimentaire fréquente. Lorsque le calcium est sous la forme de carbonate, son absorption dépend du pH gastrique. Le pH doit être suffisamment acide pour que l’absorption soit correcte. Or, chez le sujet âgé, l’achlorhydrie gastrique est fréquente, avec donc une réduction nette de l’absorption du carbonate de calcium si celui-ci est pris en-dehors des repas. Au moment ou après le repas, la sécrétion acide gastrique est suffisante pour assurer l’absorption.
Les sujets de couleur qui vivent dans des pays du Nord sont davantage sujets à la carence en vitamine D, car leur peau en synthétise moins. Le supplément calcique de choix est le carbonate de calcium (servira de chélateur du phosphore en plus de son rôle de supplément calcique). Il faudra contrôler régulièrement la calcémie et la calciurie et éviter l’administration de fortes doses. Pas de spécificité, sauf si diminution des sels biliaires qui favorisent l’absorption intestinale du calcium.
Une surveillance régulière hebdomadaire de la calcémie et de la calciurie est nécessaire, en cas de traitement prolongé, notamment si le calcium est associé à la vitamine D à forte dose. Chez l’insuffisant rénal, il faudra contrôler régulièrement la calcémie et la calciurie et éviter l’administration de fortes doses.
La surveillance dépend de l’indication. Si vous allaitez, votre bébé aura tout ce dont il a besoin pour bien se développer. Quant à vous, sachez que vos besoins en calcium seront comme pendant votre grossesse de 1000 mg par jour. Consommez trois produits laitiers par jour en privilégiant le lait, les yaourts et les fromages, et/ou en buvant suffisamment d'eau, car vous avez également besoin de beaucoup d'eau pour allaiter.
Au moment de la diversification alimentaire, votre enfant passera au lait 2e âge, ou "lait de suite". Malgré l'introduction des fruits, des légumes, puis des protéines, des céréales dans son alimentation, le lait maternel ou infantile reste central (au moins 500 ml/ jour). Si votre bébé ne veut plus qu'un biberon le matin et le soir, vous pouvez lui proposer des produits laitiers "spécial bébé" aux autres repas (crèmes dessert, petits suisses) pour compenser ses apports en calcium.
Dès 8 mois, vous pouvez également lui donner du fromage coupé en lamelles, ou râpé dans ses purées. A partir de 10-12 mois, il convient de passer au lait de croissance. Ce lait infantile est spécialement formulé pour répondre aux besoins des enfants de 1 à 3 ans. Source importante de calcium, il contient également des acides gras essentiels, des vitamines (notamment la D) et du fer.
La vitamine D sert à la prévention du rachitisme (maladie de la croissance chez l’enfant). Elle permet également de booster les défenses immunitaires. Elle est donc indispensable. En pratique, la vitamine D permet d’assimiler le calcium. Si elle est présente dans les laits infantiles, elle ne l’est pas en quantité suffisante. En effet, la principale source de la vitamine D n’est pas alimentaire. Ce sont les rayonnements UltraViolets qui stimulent sa production.
La prise de calcium peut interagir avec certains médicaments. Il est important d'en tenir compte lors de la prescription de suppléments de calcium. Voici quelques exemples d'interactions médicamenteuses avec l'atorvastatine :
Contre-indications:
La vitamine D doit être utilisée avec prudence chez les patients dont la fonction rénale est altérée et l’effet sur les taux de calcium et de phosphate doit être surveillé. Le risque de calcification des tissus mous doit être pris en compte. DELTIUS doit être prescrit avec prudence chez les patients atteints de sarcoïdose, en raison d’une augmentation possible du métabolisme de la vitamine D sous sa forme active.
En cas de traitement par des médicaments contenant des digitaliques et autres glucosides cardiotoniques, l’administration de vitamine D peut augmenter le risque de toxicité digitalique (arythmie).
La dose quotidienne recommandée chez la femme enceinte est de 400 UI. Toutefois, chez les femmes considérées comme présentant une carence en vitamine D, une dose plus élevée peut être requise (jusqu'à 2 000 UI/jour, soit 10 gouttes). Pendant leur grossesse, les femmes doivent suivre les conseils de leur médecin. En effet, leurs besoins peuvent varier en fonction de la sévérité de leur pathologie et de leur réponse au traitement. Si nécessaire, la vitamine D peut être prescrite pendant l’allaitement. Aucun surdosage induit par la mère allaitante n’a été observé chez le nouveau-né.
Le traitement par DELTIUS doit être interrompu en cas de calcémie supérieure à 10,6 mg/dl (2,65 mmol/l), ou de calciurie supérieure à 300 mg/24 heures chez l’adulte ou supérieure à 4 à 6 mg/kg/jour chez l’enfant.
Sous sa forme biologiquement active, la vitamine D stimule l’absorption intestinale du calcium, l’incorporation du calcium dans l’ostéoïde et la libération de calcium du tissu osseux. Dans l’intestin grêle, elle facilite le captage rapide et différé du calcium. Le transport actif et passif du phosphate est également stimulé. Dans le rein, elle inhibe l’excrétion du calcium et du phosphate en favorisant la résorption tubulaire. La forme biologiquement active de la vitamine D inhibe directement la production de l’hormone parathyroïdienne (PTH) dans les glandes parathyroïdes.
La vitamine D est bien absorbée dans le tube digestif en présence de bile. L’administration au cours du principal repas de la journée peut par conséquent améliorer l’absorption de la vitamine D. Elle est hydroxylée dans le foie pour former le 25-hydroxycholécalciférol, puis subi une nouvelle hydroxylation dans le rein pour former le métabolite actif 1,25-dihydroxycholécalciférol (calcitriol). Les métabolites circulent dans le sang sous forme liée à une α-globine. La clairance métabolique rapportée chez les patients insuffisants rénaux est inférieur de 57 % à celle rapportée chez des volontaires sains. Une diminution de l’absorption et une augmentation de l’élimination de la vitamine D sont observées chez les patients atteints de syndromes de malabsorption.
Les études précliniques menées sur diverses espèces animales ont démontré que des effets toxiques étaient observés chez l’animal à des doses nettement supérieures à celles requises pour l’usage thérapeutique chez l’homme. Une hypercalcémie a été rapportée à des doses élevées. En situation d'hypercalcémie prolongée, les altérations histologiques (calcification) ont été plus fréquemment observées au niveau des reins, du cœur, de l’aorte, des testicules, du thymus et des muqueuses intestinales. A des doses équivalentes aux doses thérapeutiques, le cholécalciférol n’a présenté aucune activité tératogène.
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Le calcium joue un rôle important dans différentes fonctions de l'organisme. Il est essentiel aux fonctions nerveuse, musculaire et cardiaque, ainsi qu'à la coagulation sanguine. Il est en outre nécessaire au bon fonctionnement de nombreuses hormones dans l'organisme.
En cas de carence en calcium, les comprimés effervescents CALCIUM SANDOZ peuvent être administrés pendant la grossesse et l'allaitement.
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