Le nourrissement désigne l'action de nourrir les abeilles de manière artificielle. Les différents types de nourrissement, qu'ils soient liquides ou solides, permettent d'éviter les carences pendant l'hivernage et de redonner un coup de boost aux ruches entre deux miellées.
Dans un contexte où les ressources nectarifères et pollinifères se font de plus en plus rares, et où les aléas climatiques et les pressions parasitaires augmentent, le nourrissement alternatif devient quasiment indispensable.
Il est donc crucial de proposer un nourrissement proche du miel de nectar. Cela favorisera la prise de poids des ruches. Nourrir avec Happyflor Bio, un sirop sans maltose et 100% assimilable, est la garantie de redonner de l’énergie aux colonies.
Il existe plusieurs concentrations de sirop de sucre pour abeilles, chacune ayant un usage spécifique.
La concentration la plus commune est le 50-50, composée de 50% d’eau et 50% de sucre. Cette concentration est considérée comme une option passe-partout, étant plus élevée que le nectar mais ni trop légère ni trop lourde. On l’obtient en mélangeant 1 kg de sucre en poudre et 1 litre d’eau.
Le sirop 50-50 est utilisé pour:
Pour obtenir cette concentration, on mélange 1 kg de sucre avec 2 litres d’eau. C’est un sirop léger utilisé essentiellement pour stimuler la ponte de la reine.
Ce sirop est utilisé soit avec une ruche mère que l’on a divisée, soit en fin de saison, afin d’aider les ruches faibles à passer l’hiver : le but est d’augmenter les réserves de miel, ainsi que le nombre d’abeilles d’hiver.
C’est un sirop lourd et c’est la plus forte concentration que vous pourrez obtenir en liquide, c’est-à-dire, le sucre est totalement dissous. Il suffit de mélanger 3kg de sucre avec 2 litres d’eau.
Il est utilisé pour faire les réserves des abeilles à la fin de l’été, en essayant de ne pas dépasser la date du 15 septembre.
Voici le processus que j’utilise, assez facile à mettre en oeuvre :
Au début, j’utilisais un verre doseur maison (une trace au marqueur a été réalisée sur une bouteille d’eau de 1,5L à l’aide d’une véritable verre doseur ou d’une balance). Du coup, je remplis directement la bouteille de 3 litres avec le robinet d’eau.
Ensuite, je secoue jusqu’à dissolution complète. J’attends un peu (quelques minutes), le sucre se dépose au fond, puis je secoue de nouveau. La dissolution est presque parfaite.
Il suffit de mélanger 600g de sucre en poudre avec 600mL ou 600g d’eau. Vous obtenez 1 litre de sirop, et vous avez plus qu’à ajouter 40g d’acide oxalique dihydraté.
Il suffit de rajouter un litre d’eau dans le mélange précédent, après que le sucre soit bien dissous. Sinon, vous aurez du mal à secouer et à dissoudre le sucre.
Vous devez verser 3kg de sucre puis 2 litres d’eau. Le plus simple que j’ai trouvé est un bidon de 5L vendu en général avec de l’eau déminéralisée ou de l’alcool de vinaigre.
Vous commencez par verser les 3kg de sucre en poudre, puis 1 litre d’eau. Ensuite, vous secouez longtemps puis vous versez le reste. L’inconvénient est que votre bidon est bien rempli et c’est difficile à secouer.
Comme j’utilise cette concentration uniquement en fin de saison, et bien avant de retirer le nourrisseur de la ruche, je verse dedans un peu d’eau chaude. Et voilà, plus qu’à donner aux abeilles. Le soir, c’est plus simple, et elles sont endormies.
Le principal intérêt de fabriquer son sirop de sucre pour nourrir ses abeilles est tout simplement le prix. Le temps de préparation est le plus gros inconvénient ainsi que la DLC. En effet, le sirop de sucre fabriqué artisanalement par l’apiculteur ne se conserve pas.
Un autre avantage d’acheter son sirop de sucre est la qualité. Il existe plusieurs options commerciales, chacune avec ses spécificités.
Apistar est un sirop de nourrissement pour abeilles, élaboré à partir de betterave sucrière 100% française. Cette nouvelle formule de haute qualité, sans maltose, offre une assimilation rapide et complète. Prêt à l'emploi, il ne cristallise pas dans des conditions de stockage optimales.
L'un des atouts majeurs de cette nouvelle formule Apistar est sa capacité à ne pas cristalliser sous des conditions de stockage appropriées. Sa composition est finement équilibrée en sucres simples et complexes, le rendant 100 % digeste.
Apistar Nouvelle Formule est disponible en plusieurs formats de cuves pour s'adapter à vos besoins : cuve de 414kg (réf HC3021), cuve de 828kg (réf HC3011), et cuve de 1380kg (réf HC3001). Pour préserver la qualité du sirop Apistar, stockez-le à l'abri de la chaleur excessive, du froid et de la lumière directe.
HappyflorBio est produit à partir de végétaux ou de fruits (suivant les campagnes). Les agriculteurs biologiques qui travaillent nos matières premières respectent les cycles du vivant. Ils ne peuvent utiliser ni pesticides, ni engrais de synthèse.
Parce que c’est dans les pays au climat chaud comme le Brésil ou l’Inde que la canne à sucre bio est cultivée et exportée. Outre la question de l’empreinte carbone liée aux transports, s’ajoute celle de l’appauvrissement des sols de la planète. En bref, ce sont les raisons pour lesquelles, HappyflorBio est produit sans sucre de canne. En conclusion, HappyflorBio est à ce titre, l’un des meilleurs succédanés de miel pour le nourrissement des abeilles.
Outre le sirop, il existe d'autres produits pour le nourrissement des abeilles, tels que :
L’apiculteur effectue sa dernière récolte fin juillet début août. On y trouve du miel de bruyère ou de sapin que les abeilles ont du mal à transformer et à assimiler.
Pour qu’une colonie ait de fortes chances de passer l’hiver, il lui faut au moins 15-20 kg de miel (suivant les régions). Le nourrissement peut être réalisé entre le mois de juillet et fin septembre. Il est préférable de l’effectuer le plus tôt possible et de manière échelonnée (tous les deux jours) pour que la transformation et le stockage ne soit pas accompli par les abeilles d’hiver.
Il est préférable de donner un nourrissement suffisant en été pour ne pas avoir à fournir du candi aux colonies l’hiver. Les abeilles d’hiver, qu’il faut absolument "économiser", devraient transformer le saccharose et chercher l'eau pour dissoudre le candi. Je vous conseille de n’utiliser le candi qu’exceptionnellement.
On trouve de nombreux sirops dans le commerce. Ils ne se valent pas tous. Les sirops maison fait à partir de saccharose sont long à préparer. Leur pH plus haut et leur potentiel osmotique plus bas les rendent sensibles à la fermentation. Les sirops conduisent aussi à plus de pillage.
Les sirops du commence sont donc à haute teneur en fructose résultat de l'hydrolyse d'amidon de maïs (HFCS) ou de blé. Ces sirops sont aussi utilisés dans l'alimentation humaine où ils conduisent à de nombreux problèmes comme le diabète et l'obésité.
Le tableau ci-dessous vous présente l'évolution des HMF en fonction de la température. Il est préférable d’avoir un sirop au pH acide pour limiter le risque de fermentation. Dans le cas de la fabrication d’un sirop maison, il est conseillé de rajouter 5 mL de vinaigre par litre au sirop.
Les nourrisseurs toit sont préférables car les colonies sont moins dérangées lors du nourissement. Il est aussi possible d’utiliser des nourrisseurs cadres munis d'un grillage pour limiter les noyades.
Il faut vérifier l'infestation varroa, limiter le pillage et l'entrée des intrus dans la ruche. Nous chercherons à comprendre l’intérêt et les modalités du nourrissement.
En effet, chaque intervention dans la ruche est un biais à la sélection naturelle. Face au problème de mortalité, nous n’avons pas le droit de sacrifier des colonies mais nous n’avons pas le droit de contribuer au développement de souches mal adaptées.
tags: #sirop #abeille #composition #et #utilisation
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic