L'allaitement est une période cruciale où l'alimentation de la mère joue un rôle essentiel dans le développement du bébé. Il est donc important de comprendre comment certains aliments, comme la sauce soja, peuvent affecter la santé de la maman et du nourrisson.
Lors de l’allaitement, le régime alimentaire de la mère doit être adapté pour limiter l’apport des substances néfastes pour le nourrisson.
La production de lait est un coût énergétique non négligeable. Ainsi, il est judicieux de privilégier les aliments à indice glycémique modéré à faible, apportant de l'énergie tout au long de la digestion et prévenant les hypoglycémies post-tétées et la fatigue qui les accompagnent.
L’alcool passe dans le lait maternel et l’organisme immature du nouveau-né est incapable de le métaboliser, ce qui trouble son développement. La consommation d’alcool diminue également la lactation. Il est recommandé de ne pas consommer d’alcool, ni de préparations culinaires contenant de l’alcool.
Certains aliments nécessitent une attention particulière pendant l'allaitement.
La caféine, théophylline et théobromine sont des excitants. Une consommation raisonnée de ces composants n’affecte pas l’enfant. En excès, des études observationnelles indiquent que les enfants sont plus agités et irritables, ce qui perturbe leur sommeil. Il est recommandé de limiter la consommation de café, de thé et de chocolat.
En excès, les acides gras trans diminueraient la concentration lipidique du lait maternel et majoreraient les risques de pathologie cutanée et la prévalence de l’obésité. Il est recommandé de privilégier la cuisine maison et les matières grasses « naturelles », et d’éviter les margarines hydrogénées et les produits ultra-transformés.
Le soja est une plante originaire d'Asie, plus précisément de Chine et du Japon. C'est une légumineuse (légume sec) très nourrissante, une source importante de protéines végétales et contient également des glucides, des fibres alimentaires, des graisses insaturées, des vitamines et des minéraux. Il est souvent utilisé pour produire des produits dérivés tels que le tofu, le lait de soja, la farine de soja, l'huile de soja et les sauces à base de soja, comme la sauce soja. Les deux aliments les plus connus à base de soja sont la boisson au soja et le tofu.
Les phytoœstrogènes réduisent l’absorption de l’iode, ce qui accroit les risques de trouble thyroïdien chez le nourrisson. En faible quantité, l’impact des phytoœstrogènes ne sont pas visibles. Au delà de 1 mg/kg/j, les risques pour le nourrisson sont présents. Il est recommandé de limiter sa consommation : un produit à base de soja au maximum par jour (l’huile végétale de soja ne contient pas de pytoœstrogène, elle n'est pas concernée par ces restrictions). En cas de consommation régulière de produits à base de soja, il est préférable d’augmenter ses apports en iode en consommant des produits de la mer, des algues marines et du sel iodé.
Les rapports de l’Anses (2016) et Afssa (2005) indiquent que la consommation des produits à base de soja doit être limitée à raison de 1mg/kg/jour d’isoflavone ce qui représente environ 1 produit à base de soja par jour.
Les phytostérols entrent dans la composition de nombreux végétaux et ne provoquent pas de problème particulier si les consommations restent décentes. C’est l’excès, par les produits enrichis en phytostérols qui seraient problématiques. Il est recommandé de privilégier le beurre pour les tartinades et la cuisson à l’huile végétale.
Au regard des consommations recommandées, les poissons sont nos principales sources de mercure. Le mercure s’accumule dans les tissus musculaires du poisson. Il est recommandé d’éviter l’espadon, le marlin, le siki, la lamproie et le requin. De plus, il faut limiter la consommation de certains poissons prédateurs sauvages et poissons d’eau douce fortement bioaccumulateurs.
Voici un tableau résumant les recommandations de consommation de poissons pendant l'allaitement :
| Type de Poisson | Recommandation |
|---|---|
| Espadon, Marlin, Siki, Lamproie, Requin | À éviter |
| Lotte, Loup-bar, Bonite, Thon (frais ou congelé), Saumon, Sabre, Raie, Anguille, Empereur, Grenadier, Flétan, Brochet et Dorade | Maximum 150 g par semaine |
| Anguille, Barbeau, Brème, Carpe et Silure (poissons d’eau douce bioaccumulateurs) | Maximum 1 fois tous les 2 mois |
| Conserves de thon blanc (germon ou albacore) | Maximum 300 g par semaine |
Pendant l’allaitement, le régime alimentaire de la mère module également l’odeur ou bien la saveur du lait maternel. Il est important d'observer votre bébé, afin de trouver une possible corrélation entre un aliment et le refus soudain du lait maternel. Voici une liste des aliments potentiellement désagréables pour les bébés : l’ail, les choux, les choux-fleurs, les agrumes, les asperges, les brocolis, les artichauts, les oignons crus, le piment, le cumin, la menthe, les viandes faisandées, l’anis, etc.
Certains aliments sont particulièrement bénéfiques pendant l'allaitement.
La production du lait maternel nécessite de l’eau. De ce fait, les besoins hydriques augmentent de 500 mL à 1 L par jour. Il est recommandé de boire minimum 2 L d’eau tout au long de la journée et d'opter pour les tisanes pour aider à couvrir les besoins hydriques. L’anis, le fenouil et le fenugrec, le cumin et le carvi sont des plantes galactogènes : elles stimulent la production de lait maternel.
Les petits poissons gras sont parfaits pour accompagner l’allaitement grâce à leurs compositions nutritionnelles parfaites. Ils apportent des oméga-3, de la vitamine D et de l’iode. Il est recommandé de consommer au minimum un plat à base de maquereau ou de sardine par semaine.
Les produits laitiers apportent plusieurs micronutriments intéressants pour les femmes allaitantes : eau, calcium, vitamine D, vitamine A et probiotiques. Il est recommandé de consommer 2 à 4 produits laitiers par jour et de privilégier les fromages de saison. Il est conseillé d'éviter les laits écrémés.
Si vous ne consommez pas de produit laitier, il est possible de consommer les boissons végétales (lait d’amande, boissons au riz, boissons au soja, boissons à l’avoine, etc.). Bien qu’ils apportent moins de calcium et sont dépourvus de vitamine D et de vitamine A, ils contiennent plus d’AGPI.
Comme toujours, les fruits et légumes sont à encourager. Ils regorgent de nombreux nutriments nécessaires au bon déroulement de l’allaitement : eau, fibres, vitamines et minéraux.
La sauce soja, qui permet d’assaisonner les sushis ou dont on se sert pour relever un plat de légumes ou de céréales, est à consommer avec modération pendant la grossesse. En effet, son usage peut perturber le système hormonal de la future maman ou avoir des effets sur sa tension lorsqu’elle souffre d’hypertension.
Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), il est recommandé de ne pas consommer plus d’un aliment à base de soja par jour pendant la grossesse et l’allaitement. Il peut s’agir de boissons végétales au soja, de yaourts, de steaks de soja, de pousses de soja ou encore de crèmes et de tofu, qui sont les plus répandus.
Lorsque l’on souhaite limiter la consommation de sauce soja pendant la grossesse, il existe de nombreuses alternatives. Parmi les plus simples, le vinaigre balsamique est une solution assez intéressante. Il apporte une note sucrée-acidulée, sans les mg de sodium que l’on retrouve dans la sauce soja salée. Autre possibilité, la sauce Worcestershire. Utilisée avec modération, elle peut s’ajouter à une marinade ou à un bouillon.
Vous pouvez également miser sur des assaisonnements maison. Un mélange d’herbes fraîches, d’un filet de citron, d’ail écrasé, ou d’un peu de gingembre. Enfin, certains remplacements naturels comme le miso doux, le jus d’agrumes, ou encore un bouillon de pois chiches peuvent s’utiliser pour parfumer les plats du quotidien.
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