D’une intimidante puissance gustative et odorante, la sauce de poisson se révèle une arme secrète délicieuse. Ce condiment est au centre des cuisines du Sud-Est asiatique, mais pas que. En réveillant un pot-au-feu, un poulet au gingembre ou une salade de pomelo, ce condiment fermenté et salé montre l’éventail de ses possibilités.
Le nuoc-mâm (littéralement "eau de poisson" en vietnamien) est bien plus qu'un simple condiment. Cette sauce de poisson vietnamienne est le fruit d'un processus de fermentation millénaire qui transforme de simples anchois en or liquide culinaire.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, cette sauce poisson n'a rien de barbare. Sa fabrication relève d'un art ancestral transmis de génération en génération dans les cuisines du Sud-Est asiatique. Les meilleurs producteurs, notamment sur l'île de Phu Quoc, gardent jalousement leurs secrets.
La production de cette célèbre sauce commence par la sélection des anchois fraîchement pêchés. Ces petits poissons sont disposés en couches alternées avec du sel dans d'immenses cuves de bois. Puis commence l'attente : entre 12 et 24 mois de fermentation sous le soleil tropical.
Les premiers litres qui s'écoulent naturellement donnent la meilleure sauce nuoc mam, celle qu'on appelle nuoc mam nhi - le grade premium. Cette sauce liquide ambrée concentre toute la richesse en protéines et acides aminés du poisson.
Le système de gradation vietnamien classe les sauces de 1 à 4 :
Phú Quốc reste la référence absolue. Cette île vietnamienne bénéficie d'une indication géographique protégée, garantie d'authenticité. La sauce nước mắm de Phan Thiết est également réputée, avec ses 8 millions de litres produits annuellement.
Évitez les sauces trop claires ou contenant des additifs. Une bonne sauce de poisson nuoc mam doit avoir cette belle couleur ambrée, presque caramélisée, signe d'une fermentation respectueuse.
Aujourd'hui, c'est devenu mon assaisonnement secret dans une multitude de préparations.
Cette sauce révèle toute sa magie dans les marinades. Mélangée à de l'ail, du gingembre et un peu de sucre, elle transforme une simple viande en délice. Mon porc au caramel ne serait rien sans cette base de nuoc mam.
Pour 500g de viande :
Impossible de parler de nuoc-mâm sans évoquer la nước chấm, cette sauce de trempage emblématique qui accompagne les nems et les rouleaux de printemps.
Ma version personnelle :
Dans mes soupes, quelques gouttes de nuoc mam remplacent avantageusement le sel alimentaire. Cette sauce apporte cette profondeur umami qui fait toute la différence dans un phở ou un bún bò.
Le secret : l'ajouter toujours en fin de cuisson pour préserver ses arômes délicats.
Sur mes salades de papaye verte, mes vermicelles de riz sautés ou mes plats de tofu, quelques gouttes de sauce vietnamienne apportent cette note finale qui révèle tous les ingrédients.
Cette recette de sauce accompagne parfaitement les bánh mì, bánh xèo ou simplement des légumes croquants.
Ingrédients :
Préparation : Dissolvez le sucre dans l'eau tiède, ajoutez le nuoc mam et le citron. Incorporez l'ail et le piment. Cette sauce se conserve une semaine au réfrigérateur.
Pour mes soirs de flemme, ce bouillon à base de nuoc mam sauve tous mes repas.
Base pour 1 litre :
Parfait pour cuire des nouilles, du riz ou des vermicelles.
Cette marinade au nuoc-mâm transforme n'importe quelle viande en délice.
Pour 4 personnes :
Laissez mariner au minimum 2 heures, idéalement une nuit entière.
Une bouteille de sauce de poisson vietnamienne se conserve plusieurs années à température ambiante. Une fois ouverte, gardez-la au réfrigérateur pour préserver ses arômes.
N'hésitez pas à remplacer le sel par du nuoc-mâm dans vos préparations : cette sauce apporte non seulement la salinité nécessaire, mais aussi cette complexité gustative unique.
Pour les palais sensibles, commencez par de petites quantités. Cette fameuse sauce a ce pouvoir magique de s'adoucir à la cuisson, révélant alors toute sa subtilité.
Aujourd'hui, les supermarchés proposent quelques références, mais c'est dans les épiceries asiatiques que se cachent les pépites. Recherchez les mentions Phú Quốc ou Phan Thiết sur l'étiquette.
En ligne, de nombreux sites spécialisés proposent des sauces d'exception, directement importées du Viêt Nam. Un investissement qui vaut le détour pour découvrir cette authentique sauce.
Par exemple, je dilue toujours mon nuoc mam dans un peu d'eau tiède avant de l'incorporer à mes plats. Cela permet une répartition plus homogène et évite ces zones trop concentrées qui peuvent surprendre.
Pour les salades, je crée toujours ma vinaigrette au nuoc-mâm au moins 30 minutes avant de servir. Cette sauce vietnamienne a besoin de temps pour s'harmoniser avec les autres ingrédients, révélant alors des notes sucrées-salées absolument délicieuses.
Et puis il y a cette technique que m'a enseignée une mamie vietnamienne de Cholon : ajouter une pincée de sucre dans le nuoc mam avant de l'utiliser. Cela adoucit l'amertume et permet aux saveurs umami de mieux s'exprimer.
En Thaïlande, j'ai découvert le nam pla, plus doux, presque fruité. Au Cambodge, le tuk trey raconte une histoire différente. Plus épais, avec des notes fumées qui évoquent les techniques de séchage au soleil.
Chacune de ces sauces porte en elle l'âme d'un terroir, d'un climat, d'une tradition. C'est fascinant de voir comment un même processus de fermentation peut donner naissance à tant de nuances différentes selon les anchois utilisés, la durée d'affinage, ou même la qualité de l'eau de mer.
Cette recette traditionnelle remonte à l'époque du royaume de Champa, où les pêcheurs découvrirent par accident que le poisson laissé au soleil avec du sel se transformait en nectar.
| Sauce | Pays | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Nuoc Mam | Vietnam | Forte, umami |
| Nam Pla | Thaïlande | Plus douce, fruitée |
| Tuk Trey | Cambodge | Épaisse, fumée |
Il faut : un poisson genre dorade, un oignon, 3 gousses d’ail, 1 noix de gingembre frais râpé, sauce soja, sauce huitre, coriandre fraiche, persil, huile de colza, sel, poivre.
Préparez votre poisson, et posez le dans un plat à gratin - un plat qui va au four. Assaisonnez-le avec sel et poivre. Un léger filet d’huile sur le dessus, 2 mm d’eau dans le fond du plat. Il cuira au four. J’ai fait cuire celui qui est en photo environ 20 mn à 180°, juste avant de passer à table, pour qu’il reste bien moelleux.
Préparez la sauce : détaillez l’oignon en mini cubes, et faites les blondir dans très peu d’huile. Dès qu’ils sont transparents, ajoutez les sauces - 2 ou 3 cs de chaque, le gingembre et laissez frémir. Si la sauce s’épaissit trop vite, ajoutez un peu d’eau. En fin de cuisson, goûtez, assaisonnez de sel et poivre, mais attention au sel, les sauces soja et huîtres étant déjà salées. Ajoutez enfin les feuilles de coriandre et l’ail écrasé. La sauce est prête.
La sauce peut se préparer à l’avance. Il suffira de la réchauffer au moment de servir.
Quelques conseils :
Par exemple, j’ai ajouté dans ma sauce un trait de « sauce soja citronnée », parce que j’en ai une bouteille entamée, et qu’il n’y a pas de citron à Tahiti en ce moment.
Un poisson cuit en délicatesse à la vapeur, avec une sauce chinoise délicieuse qui accompagne à merveille, et des herbes : Un plat traditionnel léger et excellent en bouche !
Pour 4 personnes :
Sauce :
Préparation :
Ingrédients :
Étapes :
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