L'Histoire du Sushi à Boulogne: Entre Innovation Culinaire et Faits Divers

L'histoire du sushi à Boulogne est un mélange surprenant d'innovation culinaire, d'entrepreneuriat local et de faits divers troublants. Des restaurants proposant des créations originales aux événements qui ont marqué les esprits, plongeons au cœur de cette histoire fascinante.

L'Innovation Culinaire et l'Entrepreneuriat Local

Depuis octobre dernier, la société Traiteur côté mer a ouvert une nouvelle page de son histoire, en proposant cinquante références de sushis frais « fabriqués du jour » au gré des saisons.

Les clients d’Auchan peuvent désormais s’offrir à l’unité ou en plateau des makis au saumon, thon, crabe ou avocat, des nigiri sushis au saumon, flétan, poulpe, haddock et surimi ainsi que des spring rolls poulet, saumon ou végétarien. Les prix varient de 0,70 € l’unité pour un maki, à 1,40 € le nigiri sushi.

Pour autant, les sushis ne sont pas fabriqués sur place, dans le magasin d’Auchan, mais sont approvisionnés par Traiteur côté mer tous les jours. De 1h à 10h du matin, la vingtaine de salariés de l’entreprise fait émerger les bouchées gourmandes des ateliers de Capécure.

Comme pour convaincre les plus réticents à déguster du poisson cru, Sushi Story leur propose des sushis sucrés. Pour étendre sa zone de chalandise, l’entreprise souhaite développer une gamme surgelée. Et pour s’imposer à l’étranger, pourquoi ne pas développer une offre de sushis à base de poissons boulonnais, « de maquereaux ou de dorades issus de la pêche locale », indique Alain Ducamp.

Un chef, Eric Ticana Sik, défend les couleurs françaises à la Coupe du monde de sushi. Habillé d'une veste de chef brodée à son nom, Eric Ticana Sik peaufine ses recettes, dans sa cuisine, à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne).

Ce « chef sushi » de 31 ans, qui prépare la spécialité japonaise chez les particuliers et au sein d'entreprises, telles que M 6, Orange ou encore Google, a été sélectionné pour représenter la France à la Coupe du monde de sushi (World Sushi Cup), à Tokyo, au Japon, où une cinquantaine de chefs issus d'une vingtaine de pays vont s'affronter.

Un tremplin dans la carrière de celui qui a débuté comme plongeur dans un restaurant japonais à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). « Ce n'était au départ qu'un job d'été. Lorsque j'ai raté mon bac S pour la deuxième fois, je ne savais pas ce que je voulais faire... », raconte Eric.

En dix ans, il a gravi tous les échelons.« J'ai eu la chance d'observer un chef sushi cuisiner. J'aimais beaucoup la culture japonaise, les mangas et les sushis. Mais, à l'époque, c'était assez cher ; il n'y avait pas encore eu ce boom des restaurants japonais. J'ai appris à faire des sushis moi- même... et je me suis découvert une passion pour cela. »

Crispy California Sushi Roll, How to Make Sushi 寿司卷

Et plus particulièrement pour la création de sushis fusion, qui combinent différentes cultures culinaires. « J'ai commencé à créer des recettes lorsque ma femme était enceinte, explique Eric, papa d'une fillette de 4 ans et d'un garçonnet de 2 ans. Comme elle ne pouvait pas manger de poisson cru, j'ai essayé avec du saumon cuit, du poulet, de la tomate et de la mozzarella... »

Parmi les créations qu'il compte présenter devant le jury de Tokyo figurent des sushis de saumon mariné au combava (un agrume à l'arôme intense rappelant la citronnelle) et au citron vert, accompagné de citron caviar (un agrume qui renferme des petites billes translucides et croquantes qui éclatent en bouche) et d'une émulsion de whisky japonais, des sushis au chinchard (un poisson bon marché), purée de framboises et zestes de citron vert, ou encore des sushis au bœuf et à la fourme d'Ambert fondue au chalumeau.

« Les chefs japonais attachent beaucoup d'importance au fait de retrouver le goût du poisson dans le sushi, explique le chef, d'origine sino-cambodgienne. Dans la cuisine française, on aime marier le sucré et le salé et varier les assaisonnements. En mélangeant les cultures culinaires, on peut s'amuser à faire toutes sortes de sushis. J'imagine des associations, puis je les teste.... il y a d'ailleurs plus de tests ratés que réussis ! » sourit Eric.

Une inventivité qui lui a valu de nombreux encouragements sur les réseaux sociaux, où il publie fréquemment des photographies des plats qu'il prépare. Il a également participé à plusieurs concours, parmi lesquels le Global Sushi Challenge, l'an dernier.

Se classant troisième parmi les concurrents hexagonaux, sa participation a été remarquée par le jury japonais, qui l'a alors invité à participer à la Coupe du monde cette année. C'est également en 2015 qu'il rejoint l'association des Toques françaises, et crée son entreprise de chef sushi à domicile, Sushi Time by Eric Ticana. La recette dont il fait aujourd'hui son emblème est une combinaison très locale de sushi au saumon et au brie de Meaux fondu.

Nina Sushi à Boulogne-Billancourt

L’établissement NINA SUSHI à BOULOGNE-BILLANCOURT est en activité. Cet établissement est un ancien siège social de la société NINA YAKITORI, qui possède 1 autre(s) établissement(s). Il a été créé le 18 novembre 2011, il y a 14 ans. Son domaine d’activité est : restauration de type rapide (56.10c).

Une société est constituée d’autant d’établissements qu’il y a de lieux différents où elle exerce - ou a exercé - son activité.Il faut bien distinguer la fiche résumé de la société et les fiches de ses établissements.

Un Fait Divers Macabre: L'Affaire Issei Sagawa

Le 13 juin 1981 à Paris, les policiers font une découverte macabre dans le Bois de Boulogne : dans un fourré, à quelques pas du lac, ils tombent sur deux valises contenant le corps dépecé d’une jeune femme. Ils remontent rapidement la piste de son assassin : un certain Issei Sagawa, un étudiant japonais brillant et de nature timide.

Il a tué sa camarade Renée Hartevelt avant de se livrer à des actes anthropophages et de dévorer en partie son corps. Le profil pour le moins atypique du cannibale divise les enquêteurs et les psychiatres. Ce cas unique de crime en France soulève de sérieuses questions pour la justice française : l’assassin était-il fou au moment de ses actes ?

L’affaire connait un retentissement international à l'époque et crée une gêne diplomatique entre le Japon et la France. Nicole Caligaris, écrivain, a connu Issei Sagawa et Renée Hartevelt lorsqu’ils étaient tous étudiants à Paris.

tags: #sushi #boulogne #histoire

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