La garbure, plus qu’une simple soupe, est une véritable potée ou ragoût riche et épais, emblématique de la cuisine du Sud-Ouest. On dit qu’un potage est réussi quand il est assez épais pour que la louche puisse y tenir droite. À base de légumes et de viandes, la garbure est l’un des fleurons de la cuisine du Sud-Ouest, tout comme son cousin le cassoulet. Ces deux recettes partagent d’ailleurs un certain nombre d’ingrédients en commun comme les haricots lingots (tarbais de préférence), le canard gras, ou la viande de porc.
Il faut dire qu’à l’origine, la garbure était l’aliment quotidien des paysans béarnais, landais, ou de ceux de Bigorre, et se préparait à la « fortune du pot » en rassemblant dans un même plat, les légumes du potager, frais ou secs, ainsi que les viandes de la ferme issues de cochon (saucisses, jarret, jambon…), d’oie ou de canard (confit, gésiers, abattis…).
Comme le cassoulet, la garbure compte de nombreuses variantes, ce qui fait qu’il n’existe pas une seule recette de garbure, mais plusieurs.
Si on s’en tient à la définition première, celle du plat paysan, dans lequel on réunit tout ce qu’on a un peu sous la main, eh bien, on y met un peu ce qu’on veut (du moment que ça pousse dans le sud-ouest). Mais disons que les légumes indispensables sont le chou, les haricots lingot, frais ou secs, originaires de Tarbes (de préférence des haricots tarbais, dont les amateurs vantent le goût exceptionnel et l’incomparable texture), du Lauragais ou d’ailleurs, auxquels on pourra ajouter des fèves, des pommes de terre, des navets, des poireaux, des carottes ou du céleri branche.
Selon la région et la saison, on pourra aussi y trouver des châtaignes, des haricots verts, voire même des rutabagas.
Porcs et canards sont à l’honneur dans cette recette : le premier apparaîtra sous forme de morceau de poitrine salée, de lard frotté d’ail, de jarret séché, de la couenne, des saucisse (de Toulouse, of course), ou de jambon de Pays… En gros, des morceaux qu’on conservait autrefois au saloir, dans les fermes de la région. Evidemment, dans le sud-ouest, on choisira un cochon d’une race locale comme le porc basque ou le porc noir gascon.
Quant au canard, il sera forcémment confit (sud-ouest oblige), et apparaitra sous forme de cuisses.
Le premier truc à savoir quand on veut faire une garbure, c’est que c’est une recette chronophage : on ne se lance pas dans la préparation de ce plat, comme on fait réchauffer une pizza surgelée au micro-onde. Non, non, une garbure, ça se mérite. Il va vous falloir y consacrer plus de temps, d’attention et d’amour.
Et commencer la recette la veille, par le trempage des haricots secs et la préparation du bouillon assaisonné de piment d’Espelette.
Et lorsqu’il ne reste au fond de votre assiette que quelques cuillerées bouillon, la tradition recommande de faire « chabrot » Pour cela, versez dans la soupe autant de vin rouge qu’il reste de bouillon et buvez à même l’assiette.
Voici une recette détaillée pour préparer une garbure béarnaise authentique :
| Étape | Durée |
|---|---|
| Trempage des haricots | 12 heures |
| Préparation du bouillon | 1h30 |
| Cuisson des légumes et haricots | 2 heures |
| Cuisson du chou | 30 minutes |
| Cuisson des pommes de terre | 30 minutes |
| Cuisson finale avec le canard | 15 minutes |
La garbure des Pyrénées, un potage gorgé de légumes, de bonnes choses qui nous fait voyager dans le temps et nous réconcilie avec le froid de l’hiver.
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