Les sushis, ces petites bouchées de riz vinaigré et de poisson cru originaires du Japon, ont longtemps été un choix populaire en France. Cependant, ils ne figurent plus parmi les mets préférés des Français en matière de restauration rapide. Une étude récente révèle un tournant dans le succès des sushis, qui n'apparaissent plus dans le top 10 des snacks préférés.
Le budget pour s'offrir un menu japonais est conséquent. Selon le cabinet d'analyses Gira Conseil, le sushi est le produit le plus cher de la restauration rapide, avec un prix moyen de 21 euros par personne en livraison. Ce tarif est en partie dû au coût du kilo de saumon frais, qui a flambé entre 2022 et 2023, atteignant près de 20 euros au marché international de Rungis, contre moins de 10 euros le kilo en 2021.
Par comparaison, les Français acceptent de dépenser en moyenne jusqu'à 13,25 euros pour manger une pizza, 10,50 euros pour un burger, ou encore 9,20 euros pour un kebab, devenu le troisième snack favori.
Les sushis ne sont plus l'unique recette asiatique prisée. Les Français ont découvert de nombreuses spécialités culinaires, comme le bibimbap ou le poulet frit coréens, le pad thaï thaïlandais, le bo bun vietnamien ou encore le ramen japonais. Ces recettes ont dilué l'engouement pour les sushis, sans compter le succès du poke bowl hawaïen, qui propose une autre façon de consommer du poisson cru.
Les petites bouchées de poisson cru japonaises ont alimenté une mode culinaire qui a séduit toute une génération à la fin des années 90. Selon un article du Monde publié en 2008, la recette a été importée par les Chinois et les Coréens, lorsque des restaurateurs ont décidé de transformer leur offre alimentaire en raison de l'effondrement de leurs ventes. En 2010, on comptait 1580 restaurants dits japonais en France, avec une croissance de 20 à 25% par an depuis 2005. En 2013, 22% des Français mangeaient des sushis au moins une fois par mois, principalement les jeunes consommateurs de 20 à 34 ans habitant Paris ou sa région.
Le thon rouge, ingrédient essentiel de certains sushis, peut atteindre des prix astronomiques. Un thon rouge a été acheté au prix record de 2,7 millions d'euros lors des premières enchères de l'année au marché au poisson de Toyosu, à Tokyo. Ce poisson de 278 kg a été pêché au large de la préfecture d'Aomori, soit une valeur de 10 000 € le kilo. Cette vente record met en lumière la surexploitation de l'espèce, particulièrement prisée par les Japonais.
Malgré ce prix exorbitant, le thon a été découpé et vendu dans une chaîne de restaurants japonais spécialisée, Sushi Zanmai. L'acheteur, Kiyoshi Kimura, a commenté : "C'est un beau thon, plus cher que prévu".
Contrairement à la croyance populaire, les Japonais ne mangent pas des sushis tous les jours. Ils en consomment environ une fois par mois, en moyenne. Les sushis sont souvent considérés comme un aliment de luxe et sont généralement consommés dans des restaurants haut de gamme. Cependant, lors des célébrations de fin d'année et de nouvel an, il est courant de manger des sushis. La consommation varie également selon les régions du Japon, les régions côtières ayant tendance à en consommer davantage.
L'inflation des produits alimentaires a également contribué à l'augmentation du prix des sushis. Selon l'INSEE, l'inflation sur les produits alimentaires a atteint 15,9% en un an. Cette augmentation des prix se répercute sur le coût des ingrédients nécessaires à la préparation des sushis, tels que le riz, le poisson et les légumes.
| Produit | Prix moyen |
|---|---|
| Pizza | 13,25 € |
| Burger | 10,50 € |
| Kebab | 9,20 € |
| Sushi (par personne) | 21 € |
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