L'art céramique, notamment la fabrication des pots à confiture, est une industrie riche en histoire et en applications économiques et scientifiques. Les produits céramiques, simples et variés, sont faciles à fabriquer et durables, ce qui en fait un élément essentiel du patrimoine culinaire. Cet article explore l'histoire et la fabrication des pots à confiture anciens coniques, en se concentrant sur les traditions bretonnes et les verreries de Nevers.
Les célébrations de fin d'année en Bretagne puisent leurs racines dans un passé lointain, bien avant l'avènement du christianisme. Nos ancêtres celtes célébraient déjà le solstice d'hiver en allumant de grands feux pour accueillir le retour de la lumière et en décorant leurs demeures avec des branches de gui, symbole de fertilité et de renaissance. Avec l'arrivée du christianisme, les festivités païennes ont été progressivement intégrées au calendrier chrétien.
Au fil des siècles, les traditions de Noël en Bretagne ont évolué, s'enrichissant d'influences diverses tout en conservant leur essence originelle. Les traditions du Noël breton sont riches et variées, reflétant l'attachement profond des Bretons à leur héritage culturel. Parmi ces traditions, le repas de la veille de Noël est un moment privilégié de partage, où les familles se réunissent autour de mets traditionnels, variant selon les régions de Bretagne.
La poterie onctueuse offre l’exemple démonstratif du succès d’une poterie très grossière redevable de ses qualités propres à l’association d’une terre et de dégraissants déterminés. Ce succès dépasse de loin celui des céramiques fines, mais se situe dans un très grand territoire ethniquement délimité.
En 1871, A. Grenot mentionne « ces vases faits d’une terre très douce, savonneuse, se rayant facilement à l’ongle, d’une couleur brun chocolat et que nous nommons à Quimper « poterie onctueuse ». Ce terme doit avoir la priorité et la préférence par rapport à toutes les autres dénominations, d’ailleurs moins correctes (« séricitique » et « soyeuse ») ou également satisfaisantes (« talqueuse »).
Typiquement, la poterie onctueuse montre une pâte lie‑de‑vin, parfois violacée, parfois brune (en milieu agressif), avec de grosses particules phylliteuses blanc‑gris argenté. Son toucher est onctueux, sa dureté très faible, elle est rayable à l’ongle. Ce dégraissant (ou plutôt cette « charge ») donne une bonne cohésion par sa nature fibreuse, de sorte que de très grands pots ont pu être fabriqués. Les températures de cuisson évaluées par dilatométrie, par diffractométrie et par cuisson expérimentale, se situent entre 600° et 800°.
Les qualités de cette poterie sont d’être réfractaire, calorifuge et de montrer une grande résistance aux chocs thermiques, ce qui en fait un bon matériau pour des vases allant au feu culinaire ou au four de boulanger. La faveur dont a bénéficié cette production utilitaire s’explique donc parce qu’elle a été utilisée comme marmites ou poêles en fonte, bien avant que celles‑ci ne soient inventées, et à une époque où les pots à cuire en bronze étaient rares et chers. De fait, dans les habitats, les tessons sont toujours abondamment enduits de suie.
Le talc étant rare dans le massif Armoricain, en cherchant une paragenèse vraisemblable, on est tout de suite orienté vers le gisement de serpentinite de la baie d’Audierne, en Plovan et Peumerit, où le talc est une altération hydrothermale de la serpentine, notamment en bordure des massifs, et disséminée partout.
Nous ne connaissons pas la date d’arrêt des ateliers de potiers qui ont laissé leur nom dans la toponymie au lieu‑dit La Poterie, ou dans la forme bretonne Ar Bodérès (raccourci en Bodérès), dans le nord de la commune actuelle de Plonéour‑Lanvern. Il y subsistait, jusqu’au remembrement, les ruines d’un ancien four de potier. Les champs voisins de Bodérès même, de ce four et de la ferme de Kerloyet, sont très riches en débris de poterie. Le gisement initial tendant sans doute à l’épuisement, on a utilisé un peu tous les matériaux de remplacement disponibles. Les potiers de Bodérès ont pu faire des mélanges de matériaux assez différents, jusqu’à de la « fausse onctueuse ». Ce n’est vraisemblablement pas de leurs ateliers que sont sorties les fabrications du haut Moyen Âge les plus caractéristiques.
Aucun document d’archives, semble‑t‑il, ne fait la moindre allusion à ces ateliers. En 1682 et 1695, les droits seigneuriaux sur Kerdrain‑Bodérès dépendaient de la baronnie de Lescoulouarn. Tout en citant le toponyme Bodérès/La Poterie, les auteurs de monographies n’ont pas eu la curiosité de s’y intéresser. Il y a quelques décades, les anciens du village savaient par tradition qu’on y avait jadis fabriqué de la poterie « bien avant la Révolution » disaient‑ils.
| Élément | KPT1 | B0D2 | Kervilon | B0D1 | TY1 | TY2 | TY3 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Fe203 | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] |
| MgO | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] |
| Si02 | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] |
| Chrome | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] |
| Nickel | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] | [valeur] |
La verrerie de Nevers a joué un rôle important dans l'histoire des industries du verre en France, notamment à partir du XVIème siècle. Sous la protection de Louis de Gonzague, des verriers italiens viennent s'installer dans la ville. En 1885, l'abbé François Boutillier distingue, dans l'histoire de la verrerie à Nevers, quatre périodes qui correspondent à l'activité des verriers Jacques Sarode, Horace Ponté, des Castellan et des Borniol.
Les objets ramassés rue du 14 juillet peuvent se classer en trois groupes : des fragments de terre cuite correspondant à des creusets de verriers, des déchets et des fragments de verre correspondant à diverses phases de la préparation et du façonnage du verre, et des tessons de verre correspondant à des fragments d'objets terminés.
L'abbé Boutillier donne la liste d'un certain nombre d'objets produits dans les verreries de Nevers. Ils correspondent surtout à des présents offerts aux princes et seigneurs venant visiter la ville. Un document daté de 1622 énumère un certain nombre de formes : "...verres raffinés, verres raffinés avec couvercle, coupes avec des oiseaux dedans, vinaigriers, boîtes à confiture, sarbacanes".
Divers types de verre à boire sont identifiables : le verre à tige creuse renflée, fait d'une seule paraison refoulée et renflée à la liaison contenant-support ; le verre à boule creuse renflée, fait à partir d'au moins trois paraisons (contenant, boule et pied) et le verre à boule creuse ou à bouton arrondi, fait également à partir de plusieurs paraisons et représenté par un tesson de pied en forme de disque à bord droit.
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