Au même titre que le cochon ou la vache, le mouton fait partie des animaux communs et emblématiques. Parmi les nombreuses races existantes, le porc laineux, également connu sous le nom de Mangalica, se distingue par sa toison unique et son histoire captivante. Cet article explore les origines, l'évolution et les particularités de cette race porcine fascinante, en particulier en Suisse.
Le cochon laineux, ou Mangalica, est une race ou un type de porc relativement proche du sanglier. Son aire d'origine est l'ancien empire austro-hongrois, où la race est issue dès 1830 de croisements de races diverses, toutes productrices de lard.
L'archiduc Joseph Anton Johann de Habsbourg-Lorraine, membre de la famille royale autrichienne, a joué un rôle crucial dans la création de cette race unique en croisant des porcs domestiques hongrois avec des sangliers européens, obtenant ainsi une race résistante aux rigueurs climatiques et aux maladies.
Produisant un lard d’excellente qualité, il conquit la moitié orientale de l’Europe au XIXe siècle et figurait parmi les races les plus fréquentes.
Le signe distinctif du cochon laineux, c’est bien sûr sa fourrure bouclée, qui ressemble à celle d’un mouton, d’où le nom : mouchon !
Cette toison laineuse permet aux cochons de résister aux climats froids, les protégeant ainsi des intempéries. De plus, leur viande est reconnue pour sa qualité exceptionnelle, marbrée de graisse, ce qui lui confère une saveur riche et une texture fondante.
Le gras du Mangalitza contient un taux élevé d’Oméga 3 et 6 (acides gras polyinsaturés) et d’antioxydants naturels. Selon les études de l’Université de Debrecen, en Hongrie, le taux d’Oméga 3 dans le Mangalitza est 2 à 3 fois plus élevé que celui contenu dans le poisson. Il est donc bien plus sain que le gras des élevages intensifs et est même bon pour le cœur.
Un gras crémeux qui fond déjà à 32°C ; ça c’est pour la cuisine ! À la fin de son cycle de vie (3 fois plus long que les autres porcs), le Mangalica pèse environ 120 kg et a fabriqué une épaisse couche de lard et de belles marbrures dans la viande. Ceci le rend très goûteux !
Au cours du XXe siècle, le Mangalica a connu une période difficile. En raison de la forte demande, le grand porc blanc (large white) a presque complètement évincé le porc laineux au XXe siècle. Le porc laineux est en effet long à prendre du poids (au moins deux ans, contre cinq mois pour le large white).
Avec l’industrialisation de l’élevage porcin, les races à croissance rapide et à rendement élevé ont été favorisées, et le cochon laineux a presque disparu. Dans les années 1970, il ne restait plus que quelques centaines d’individus.
Cependant, grâce aux efforts de conservation menés par des éleveurs passionnés et des organismes de protection des races anciennes, le Mangalica a fait un retour en force. Aujourd’hui, il est de nouveau apprécié pour sa viande de haute qualité et son caractère rustique.
En Suisse, on trouve de petits effectifs de cochons laineux. La Hongrie élève encore aujourd’hui des mangalitzas blonds et roux, contrairement à la Suisse, où on ne trouve que des porcs laineux à ventre clair.
En Suisse, le cochon laineux est fréquemment adopté comme animal de compagnie. Il est également élevé pour l’entretien d’espaces naturels montagnards. Il s’élève en plein air (il supporte mal l’enfermement) et a besoin d’une vaste étendue en terre, car il adore fouiller le sol de son groin.
Voici un tableau comparatif des caractéristiques du porc laineux Mangalica et du porc Large White :
| Caractéristique | Porc Laineux Mangalica | Porc Large White |
|---|---|---|
| Origine | Ancien empire austro-hongrois | Yorkshire, Angleterre |
| Apparence | Fourrure bouclée, ressemble à un mouton | Peau rose, poils courts et fins |
| Croissance | Lente (environ 2 ans) | Rapide (environ 5 mois) |
| Utilisation | Viande de haute qualité, animal de compagnie, entretien des espaces naturels | Production de masse de viande |
| Teneur en gras | Élevée, marbrée | Faible |
La viande du mouchon est prisée par les chefs et les gastronomes du monde entier, car sa teneur élevée en graisse intramusculaire lui confère une saveur exceptionnelle et une tendreté incomparable.
Tout est bon dans le cochon... et les Alpins le savaient bien avant que le grand Brillat-Savarin ne le décrète ! Moins prestigieux sans doute que la vache ou le mouton, le porc aura nourri des générations de montagnards, mais aussi les fêtes et l'imagination populaires.
En conclusion, le porc laineux suisse, avec ses origines fascinantes, ses caractéristiques uniques et son rôle croissant dans la gastronomie et la conservation, est un exemple de la richesse et de la diversité du patrimoine agricole. Sa renaissance témoigne de l'importance de préserver les races anciennes et de valoriser les produits de qualité.
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