Poème sur la Viande: Une Exploration Littéraire

Le travail de la viande est constitué de sept textes, sept formes très différentes, appelées à explorer ce que peut être aujourd’hui « une littérature de combat ». Dans ce recueil sont « débités comme dans un abattoir des morceaux de textes ». Le montage de tous ces textes est capital, « monter c’est montrer », car chaque forme qui s’articule au corps du livre se voudrait le prolongement de nos attitudes fondamentales au monde extérieur.

Un conte, La fille aux mains coupées ; un collage, Le mouvement des accessoires ; un dramuscule, Oreste pesticide ; un poème, Fonction Meyerhold ; une correspondance, Cadavre Reverdy ; une divagation, L’activité du poème n’est pas incessante ; et un scénario, un attentat attentif.

Je suis fier de ma cuisine, alors, c’est ma viande qui parle, donc, c’est ma viande qui contrôle la continuité de mes textes. Ma viande me représente, elle me guide vers l’évidence. Ma viande possède une connotation… la meilleure volonté. Je m’efforce de réfléchir, ce n’est pas mon point fort, je ne pense surtout pas aux conséquences et j’engage l’essentiel de mon existence.

Je suis fier de mes miroirs qui entourent ma salle de bain. Je soutiens mon regard et devant l’analyse accrochée au-dessus de mon lavabo, je prends mes réflexes. Je sors de mon front.

La démesure a beaucoup de formes. Alors, ça n’a aucun rapport, la folie est drôle. Donc, ça n’a aucun rapport, c’est les témoins choisis qui ont choisi d’être pas drôle. Surtout, ça n’a aucun rapport, il y aura des entretiens pour connaître la vérité sur le titre que je vais recevoir. Je ne suis pas sous hypnose, c’est un avantage.

Les conseils d’orientation professionnelle ne sont pas sous hypnose, c’est un grand avantage. Tentacule me pousse. L’évocation avant l’évolution. Il met le labyrinthe dans une phobie en cours de construction. Je porte une tombe en bâtière. La procédure avant la mise en place. Normalement, je ne la porte pas vraiment, je la pousse. L’entraînement avant la mise en scène. Je pousse des tombes depuis l’âge de dix ans. Il me répète que c’est un exercice, que cet entraînement me rend de plus en plus puissant. Je me prépare avant tout avant le combat. Je pousse. Maintenant ça fait 731 tombes. C’est une carapace.

Désormais et systématiquement, je mange pour m’intégrer. Pour que ce soit possible. Pour avoir le droit de marcher dans la foule. Pour circuler normalement et poliment parmi les gens. Je pense, mais il y a une autre existence et ça se forme comme un trou, qui se met en face de moi et qui me parle lentement, qui articule et qui n’a pas le même tentacule au-dessus de la tête et au-dessous du cerveau. Donc, je prends la logique au second degré.

Le tentacule fait tout ce qu’il veut et il met la réalité dans une boite des c’est-à-dire. Voilà, je prends la logique avec de l’eau salée. C’est supposé être drôle. Ce n’est pas n’importe quel passage, ce n’est pas n’importe quel sentiment, ce n’est pas n’importe quel organe, ce n’est pas n’importe quels mouvements des mains, ce n’est pas n’importe quel mutant et ce n’est pas n’importe quel regard. Tentacule prend le pouvoir.

La part de la température raisonnable. De manière certaine, je me retrouve avec mes preuves. Mes yeux me donnent plusieurs choix et je leur donne plusieurs chances. Je réchauffe mon thé. Ça va avancer la carrière du pousseur. Je me retrouve avec mes bons résultats. De manière gratuite. Ça va. Ma carrière avance. Tentacule branche ses prises. Il explore son appartement. Il n’y a pas de flash-back.

Mes discussions m’énervent comme les décisions de ma première année. Mes interventions m’énervent comme mes premières compréhensions. Voilà, je dois continuer de construire des places, des pièces, des plateaux et des chaises. Personne ne peut m’attacher par la cheville. Il faut que je prenne le temps. Les crises sont toujours en cours de constructions. Puis l’opération. Pas d’enfance. Conduire les souvenirs vers une autre province.

Pas d’anniversaires. Pour que je sorte. Les crises font des miracles. Il faut que je me noie pour que je me prépare. Il faut que je me noie pour que mon esprit se sépare en 4 parties, 2 parties, 8 parties, 631 parties. Il faut que je me noie pour un remplaçant libre. Puis l’opérateur. Pas de vertige. Pour que je sorte. Les crises suppriment la faiblesse. Il faut que je me noie pour que je ne doute jamais. Il faut que je me noie pour que je sorte de l’autre côté de la construction. Il faut que je me noie pour que je voie le grand regard honnête. Pas de mensonges. Prendre le risque.

Pour que je sorte. Les crises pénètrent les consentements. Il faut que je me noie pour que j’articule. Brûler le ventre. Les crises m’apprennent. Arracher la chair. Les crises m’entourent. Voir plus clair. Les crises se présentent comme remède. Pour que je sorte. Pas d’hésitation. L’avantage.

Je trouve en moi des facultés. Je traverse la croûte de lave. Je pose des ceintures. Je lance un défi. J’essaie de faire une blague sur la gravité. Je donne mon point de vue sur n’importe quel sujet. J’analyse. Mais surtout. Je trouve que je ne suis pas juste logé dans son corps. Le tentacule n’est pas juste logé dans mon esprit. Mais surtout. Je trouve que je ne suis pas juste logé dans ses propres variations. Mais surtout. Je suppose. Nous ne sommes pas juste logés dans un grand hôtel, ailleurs dans… au milieu de… bien loin de.

Au début, je collectionnais des formes carrées, puis je me suis penché sur la définition parfaite de la forme ronde. Mon attitude. Je me rends compte que ce n’est pas du poids que je suis en train de prendre. Je compte comme les clefs qui accentuent mon rôle. Je force le contrôle. Je me rends compte que ce n’est pas du bois que je suis en train de couper. Je prends des photos de mon sourire. Je prépare mon propre petit déjeuner comme si je prépare mon déménagement. Je me lève tôt pour être en forme. Je fais des exercices abdominaux. Mes tentatives sont constantes. Chaque dix minutes, j’ajoute un organe comme le code qui représente l’antagoniste.

Ma concentration sort de mon mode d’emploi. Je sors de la salive architecturale, elle est pourpre. Ma conscience sort de ma salive, elle est professionnelle. Je peux utiliser toutes mes capacités maintenant. Tentacule observe mes positions sur la fondrière. Et l’aspect définit mon regard vide fait comme. Ce n’est pas par pur hasard. Il habite dans une création qui se tourne sur elle-même comme. Ses mains prennent les assiettes sans faire de bruit, mais cependant. Mes mains se tournent vers moi comme. Il habite dans une enquête, mais cependant. Il ne laisse aucune trace comme. Je ne laisse jamais la porte du laboratoire ouverte, mais cependant. C’est curieux. Je reste calme comme.

L’imprimante est dans le cou du poumon. Je discute avec la forme triangulaire et puis, une grande soucoupe volante de marque Toyota. J’assiste à un grand processus. Je suis kidnappé. C’est imprimé. Je suis sauvé par une masse gélatineuse. Je suis placé au milieu. Prendre l’évidence bornée. C’est comme un contrat qui s’imprime. Je signe. Prendre la parole. Me prendre au sérieux !

Le moment est venu où la viande tiède et rose, sentant l’eau, écœure. Sept heures sonnent. Le célibataire cherche la table où il se place d’habitude dans sa gargote coutumière et il souffre de la voir occupée déjà. Une première vision l’obsède tandis qu’il regarde, sans le lire, le journal qu’il a tiré de ses poches.

Il se rappelle une jeune fille qu’il aurait pu épouser, il y a dix ans ; il se voit uni avec elle, mangeant de robustes viandes et buvant de francs bourgognes, mais le revers se montre aussitôt et alors se déroulent devant son esprit chagrin les étapes d’un affreux mariage. Il s’imagine assister, au sein de sa nouvelle famille, à l’échange persistant des idées niaises et aux interminables parties de loto égayées par l’énumération des vieux sobriquets qu’on donne aux chiffres. Il se voit aspirant après son lit et supportant, une fois couché, les attaques répétées d’une épouse grincheuse ; il se voit, en habit noir, au milieu d’un bal, l’hiver, arrêté dans le somme qu’il préparait par le coup d’œil furieux de sa femme qui danse ; il s’entend reprocher, une fois rentrés, la maussade attitude qu’il a tenue dans le coin des portes, il s’entend tout d’un coup enfin traité justement par le monde de cocufié...

Ce sont les fallacieux rosbifs et les illusoires gigots cuits au four des restaurants qui développent les ferments du concubinage dans l’âme ulcérée des vieux garçons.

Ah ! Le bif pris entre deux tranches de pain bis
Et le bon gros gigot d’agneau ou de brebis…
L’aile et la cuisse du poulet sont un délice
A rousiller comme un bâtonnet de réglisse ;
C’est bon le jambon cru de Bayonne ou de Jean
Caby (hé oui, comment peut-on s’appeler Jean
Au moment où tous les enfants s’appellent Blaise,
Irma, Zoé, Jules ; Qu’à Dieu ne lui déplaise.)

Vous me voyez écrire un peu n’importe quoi
Et je vous imagine avec un air narquois :
Où veut-il en venir ? Il nous parle de bête
Et il diverge vers un vers qui nous embête.
Rimer pour rimer n’est pas une fin en soi
Et un sujet sans queue ni tête nous déçoit.

Je reviens donc à mes moutons et à mes chèvres
Qui font l’objet de mes soucis et de mes fièvres ;
Je connais ces gens-là : ce sont des animaux
Dont les lèvres n’ont ni rires, ni cris, ni mots,
Le mufle fouillant - à longueur de journée - l’herbe
Et le bec cherchant le ver de terre superbe ;
Il paraît (soi-disant, c’est à vérifier)
Qu’ils occupent leur temps à se fortifier
La panse, le gésier, la joue, l’aile et la cuisse
Pour l’unique et seule raison que l’homme puisse
Les dévorer tués, vivants, rissolés, crus…
(Or, même après avoir bu, je n’y ai pas cru)

Le cochon de Gaston serait donc de la viande
Et de la carne une vache exquise normande !
Ces morceaux de barbaque informe dans les plats
Bomberaient l’estomac des ventres les plus plats
Quand pois, aubergines, carottes et salades
Redonnent la santé perdue par les malades…

Ma petite Marie m’a dit : « Un animal
Est dans une basse-cour à l’abri du mal
Et s’est entouré dans son champ d’une clôture
En harmonie avec son amie la nature ;
Tu le vois arriver en bande au Mac Donald :
« On est prêt, on veut voir le patron Romuald ;
Avez-vous aiguisé la lame au sacrifice
Pour notre amour propre et pour votre bénéfice ? »
L’espèce qu’on dépèce avant le restaurant
(Et même à la maison) ne provient pas D’Oran,
Ni d’Iran, ni d’ailleurs, mais d’une grande usine
Spécialisée aux produits de la cuisine ;
Maintenant, comment ça pousse… Je n’en sais rien ;
Mais, dis papa, c’est quoi, être végétarien ? »

- C’est admirer le cerf, le porc noir, l’âne et l’oie
Et laisser la bidoche au vautour qui tournoie.
Au début, les humains savaient ce qu’il voulaient
Et à la fin, sans faim, ils mangent des poulets.
J’ai des pommes, du blé, des navets, des cerises
Et jamais mon foie ne traversera de crises.

- Papa, encore, ai-je droit au fromage, au lait ?
- Bien sûr ! Et aux œufs durs, à la coque et mollets
Dans une ratatouille élaborée à Nice
Pendant que paît au champ Alice, ma génisse.

J’ai toujours été sensible à cet animal, "eh oui, je suis née à la campagne!" Les vaches ont un regard plein de douceur et pourtant elles me faisaient peur...J’ai le souvenir de mes amis d’enfance «Jacques et Philippe» qui venaient traire le bétail avec leurs parents à côté de chez moi, ils buvaient le lait directement dans la tasse à la sortie du pis, c’étaient une émotion crémeuse et de chaleur sans soif! Les vaches des Hauts de France ont une robe bleu et blanche , elles sont habillées comme pour aller au bal du village, elles ont de la classe! Mais j’aime les vaches de Normandie, elles ont la couleur que j’aurais aimé avoir pour mes cheveux...les vaches d’Aubrac ont des mèches sur le front, celles d’Écosse sont à poil... Les producteurs sont fiers de vous toute l’année surtout au salon de l’agriculture à Paris en publiant sur internet vos exploits.

La vache " Blanc-Bleu" sa robe est généralement blanche avec des taches bleues. Elle a été orientée par sélection vers la production de viande Je termine avec un petit documentaire sur la vache d'Aubrac...

La charolaise est une race bovine française originaire de la région de Charolles en Bourgogne, vouée principalement à la production de viande, dont les individus sont de grand gabarit et de couleur blanche unie tirant parfois vers le crème.

Pour illustrer la diversité des races bovines, voici un tableau récapitulatif :

Race Robe Particularités Origine
Charolaise Blanche unie à crème Grand gabarit, production de viande Charolles, Bourgogne
Blanc-Bleu Blanche avec taches bleues Forte musculature, production de viande Belgique
Normande Variée (bringée, caille) Production laitière et bouchère Normandie, France
Aubrac Fauve Mèches sur le front, rustique Aubrac, France
Highland (Écosse) Poil long, diverses couleurs Très résistante au froid Écosse

Direction le Brésil, au pays des fermes géantes

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