Vous venez de développer une passion pour les chaussures en cuir et vous découvrez qu'il ne suffit pas d'acheter les chaussures, mais qu'il faut également investir dans le cirage, les brosses et autres accessoires pour leur entretien. Autrefois, l'entretien des chaussures était délégué au personnel de maison. Aujourd'hui, il est essentiel de savoir comment entretenir correctement vos chaussures pour prolonger leur durée de vie et préserver leur apparence. Cet article a pour but d’être le plus complet possible et va donc couvrir l’entretien courant comme le décrassage intégral tel que certaines paires de seconde main peuvent en avoir besoin, à vous de piocher ce qui vous intéresse.
Avant de commencer, il est important de noter qu'il existe de nombreuses façons de procéder à l'entretien des chaussures. Cet article a pour but d'être le plus complet possible. Il couvrira l'entretien courant ainsi que le nettoyage en profondeur nécessaire pour certaines paires d'occasion. N'hésitez pas à choisir les informations qui vous intéressent.
La majorité des gens s’imaginent qu’il faut “cirer” les chaussures à la Kiwi pour les entretenir. Les vendeurs de pompes en boutique ont tendance à entretenir ce mythe et essayent régulièrement de refiler une boite de cirage de leur marque aux clients les moins attentifs. Dès lors ces gens tombent des nues quand on leur explique qu’il existe deux produits différents que sont la pâte et la crème et que c’est ce dernier qu’il faut utiliser.
La confusion est entretenue par des marques comme Saphir qui vendent les deux produits sous le label cirage, probablement pour ne pas être en décalage avec cette idée ancrée dans la société qu’il faut cirer les pompes. La crème est un produit semi solide qui va pénétrer en profondeur le cuir, afin de l’hydrater ou de le nourrir, c’est la même chose. La pâte ("cirage"), est un produit plus dense que la crème qui va rester en surface et qui sert surtout à faire briller le cuir, mais qui dans une certaine mesure va également offrir une forme de protection contre les intempéries et les saletés. Il est impensable d'utiliser seulement de la pâte sans jamais crémer.
Le cuir va devenir sec et finira par craquer car la pâte assèche le cuir. Le principe de base est de prendre une teinte légèrement plus foncée que celle des chaussures mais ça n’est pas une obligation. Il est possible de jouer avec les teintes et il existe quelques astuces. Par exemple pour donner un effet patiné à une paire de couleur bordeaux il peut sembler naturel d’utiliser du noir alors qu’en réalité cela produira un résultat “sale” assez peu réussi, et l’effet est beaucoup plus convaincant en utilisant du bleu marine.
Voici une liste du matériel de base pour l'entretien des chaussures :
Le matériel de base pour l'entretien. À vous de construire votre kit selon vos besoins, vous pouvez parfaitement substituer ou ajouter des pièces, mais vous avez ici tout ce qu'il faut pour nettoyer et nourrir le cuir. La pâte (cirage) n'est pas obligatoire.
Il existe également d'autres produits à utiliser avec précaution :
Tous les produits d'entretien sont à manier avec précaution, mais certains risquent d'avoir des conséquences néfastes s'ils sont mal utilisés.
C’est une question difficile puisqu’elle dépend de l’usage des souliers, mais également de la qualité de la peausserie utilisée etc etc. Il est recommandé de donner un premier grand décrassage à une paire lors de son achat. Les chaussure (dès le milieu de gamme) font en général l’objet d’un “bichonnage” avant de quitter l’usine où elles sont fabriquées durant lequel les ouvriers appliquent des cires et autres produits sur la chaussure afin de la rendre attractive au client.
Le problème c’est que vous ne savez pas combien de temps s’est écoulé entre le moment où la chaussure a quitté l’usine et le moment où vous l’avez achetée, elle peut entre-temps avoir été stockée dans un coin pendant des mois sans que vous n’en sachiez rien. L’autre problème est que vous ne savez pas exactement ce qui a été utilisé par l’usine lors du bichonnage. En fonction de l’usage que vous faites de vos chaussures il est ensuite recommandé de faire un crémage environ tous les 15 jours pour des souliers portés très régulièrement et un crémage tous les 2 mois pour des souliers portés occasionnellement. Il est ensuite recommandé de faire un grand nettoyage une fois l’an.
Nous allons tout d’abord aborder un point qui n’est jamais mentionné par tous les spécialistes des zinternet, ça vaut également pour certains débilos de private label et autres influenceurs qui savent manier un bilan comptable plutôt qu’une alêne. Certaines personnes ont “les pieds chauds” et d’autres ont les “pieds froids”, comprendre par-là que certaines personnes transpirent beaucoup alors que d’autres transpirent peu. La transpiration est extrêmement mauvaise pour le cuir notamment en raison de son acidité et du sel qu’elle contient.
Non seulement la sueur va brûler le cuir et à la longue le fragiliser, mais elle va également réagir avec les différents éléments en métal qui sont utilisés aujourd’hui dans la fabrication de souliers industriels (agrafes, clous, pointes, cambrion…) et provoquer leur corrosion. Corrosion qui à son tour va interagir avec le cuir et faire pourrir la chaussure de l’intérieur. D’où l’importance des embauchoirs qui vont servir à absorber une partie de la sudation et de ne jamais porter la même paire deux jours de suite. Mais cela ne suffit pas, il faut passer un coup de chiffon humide ou d’éponge à l’intérieur de la chaussure au minimum une à deux fois par an.
Certains vont plus loin et vont imbiber leur chiffon d’alcool isopropylique ce qui est également une solution valable. Peu importe la solution que vous décidez d’adopter, il faut ensuite nourrir le cuir. Pour nourrir la doublure vous avez l’embarras du choix, vous pouvez utiliser le rénovateur Saphir médaille d’or, la crème surfine incolore 02, ou encore la lotion médaille d’or.
Normalement l’application de la déforme est une étape réservée au cordonnier, qui dispose en général d’un poste à déforme sur son banc de finissage. Un bon cordonnier pourra s’occuper de vos lisses rapidement et pour trois fois rien, mais si vous habitez en province vous n’avez peut-être pas cette chance. Et encore estimez-vous heureux, dans certains pays comme les États-Unis beaucoup n’ont pas le choix et doivent s’occuper de cela eux même puisqu’il y a au mieux 10 cordonniers compétents pour tout le pays….
Les lisses n’ont en général pas besoin de beaucoup d’entretien, un crémage régulier est normalement très largement suffisant. Sauf si vous avez des paires qui sont très usées ou qui sont dédiées à des utilisations spéciales, je pense par exemple à la neige. Les paires que je réserve à une utilisation hivernale sont exposées régulièrement à la neige et au sel ce qui a tendance à très rapidement faire perdre sa teinte aux lisses. Il existe dès lors deux options, la première consiste à utiliser des petits flacons de teinture pour lisse ou des crayons réparateurs. La seconde est la déforme traditionnelle.
Les flacons applicateurs existent sous plusieurs marques, mais il s’agit toujours d’un flacon plastique avec tampon applicateur de très petit conditionnement, les marques Fiebing’s ou Tarrago en proposent, mais vous en trouvez également chez l’immonde marque Kiwi. Dans tous les cas c’est le même principe, il suffit de très bien nettoyer la lisse, et d’appliquer. Le crayon réparateur fonctionne sur le même principe, et est trouvable chez la marque Woly sous le nom de “heel renovator”.
L’application de la déforme est difficile et demande de la minutie ainsi que de la patience. Sachez seulement que dans le cas d’une finition artisanale il faut procéder à un verrage de la lisse, appliquer la déforme, passer un fer à lisse… Sachez également que si vous êtes à la recherche de déforme cette dernière est généralement vendue au litre aux cordonniers mais qu’elle est très difficile à conserver car elle sèche rapidement. Il est possible d’en acheter dans des quantités plus petites, par exemple Saphir vendent de la déforme au millilitre sous le nom de “teinture cirante Tanil”.
Flacons de teinture Fiebing’s pour lisse et talon et deux flacons de déforme traditionnelle. La déforme existe en noir, marron et incolore.
Les semelles en caoutchouc deviennent de plus en plus communes et ont l’avantage de ne demander aucun entretien particulier. En ce qui concerne les semelles en cuir, il y a ceux qui font poser un patin et un fer, ceux qui ne le font pas et ceux qui ne posent que l’un des deux. En revanche sachez qu’il existe différents produits d’entretien destinés aux semelles en cuir mais tout ce qui touche à l’entretien des semelles a tendance à se transformer rapidement en débat interminable.
Avant toute chose sachez que les semelles de qualité (donc le croupon à tannage lent de première qualité provenant de Baker, Bastin, Garat…) est à la fois souple et rigide. C’est un cuir résistant comme Pétain et toute tentative de trop le nourrir va le ramollir, ce qui est contreproductif. Chez Saphir on trouve “l’huile semelle” dans la gamme médaille d’or, plus communément appelée Sole Guard.
Le nom Anglais me laisse penser à une huile de serpent à destination du marché Anglophone qui est assez client de ce genre de gadgets un peu débiles. Il s’agit d’une une huile protectrice 100% végétale qui imperméabilise le cuir et empêche l'eau et le sel de pénétrer et de faire gonfler la semelle. Enfin, ça c’est la version officielle, personnellement j’ai essayé sur quelques paires pour voir s’il y avait un effet notable et après plusieurs années, j’en doute encore.
Je ne suis pas encore tombé sur un cordonnier (réputé) qui en vante les mérites, mais j’ai en revanche trouvé des cordonniers qui ont vu des semelles totalement ramollies par l’utilisation de ce genre de produit (il existe également un équivalent chez Burgol et Tapir) ce qui confirme que s’il faut l’utiliser, c’est avec parcimonie. Quand je vois que Kirby Midas Allison vend ce machin 30$ j’ai tendance à penser que c’est simplement un attrape couillon, mais encore une fois quand on voit la vitesse à laquelle la qualité du cuir de semelle qui est utilisé par beaucoup de marques décroit, on peut comprendre que certains s’en vouent aux huiles saintes et aux incantations magiques pour espérer prolonger la vie de leurs semelles.
Il existe chez Weston une graisse à base de matières d’origine animales et de cires d’abeille qui sert à nourrir les semelles. Pour une raison qui m’échappe cette graisse est uniquement trouvable en boutique, et il me semble que c’est une graisse exclusivement ...
Le Daim ne provient pas forcément de l'animal du même nom mais désigne une peau tannée à l'huile de poisson ou une peau velours obtenue par ponçage. Il nécessite des soins bien particuliers que nous vous détaillons ci-dessous. L'entretien régulier, par exemple avant de porter les chassures en daim comprend un brossage et une protection. Le brossage permet d'éliminer les poussières et de "délustrer" le daim de façon à lui redonner l'aspect peau de pêche qui le caractérise.
Plusieurs brosses différentes sont disponibles, à choisir selon votre cuir velours. Pour la plupart des chaussures de ville, l'idéal est d'opter pour la Brosse laiton VALMOUR. Il s'agit d'une brosse comprenant des poils en alliage de cuivre suffisemment fermes pour délustrer mais suffisemment doux pour ne pas altérer le support brossé. Pour les daim ou nubuck particulièrement fragiles, préférez l'Eponge Nettoyante Daim Nubuck Velours SAPHIR composée d'alvéoles synthétiques ultra douces. Moins ferme que les brosses laiton ci-dessus, elle est à réserver aux cuirs velours les plus fragiles.
La protection et l'entretien se fait en les imperméabilisant avec la Rénovétine Saphir Aérosol. Ce dernier peut s'appliquer incolore ou dans la teinte pour recolorer, ou même foncer légèrement le daim. Pour plus de coloris, vous pouvez également utiliser la Rénovétine SAPHIR Aérosol ci-dessous.
Si vous êtes amenés à porter vos chaussures sous des trombes d'eau, ou marcher sur des trottoirs enneigés, nous vous recommandons de les traiter avec l' Imperméabilisant INVULNER Saphir Aérosol. Il s'agit d'un imperméabilisant pur qui apporte une protection anti-tache bien supérieure à la Rénovétine. Cette protection du cuir velours dure quelques jours.
Un nettoyage sérieux en profondeur est recommandé de temps en temps. La fréquence dépend bien-sûr de l'utilisation des chaussures, et se fait à l'aide du Nettoyant Daim Nubuck OMNIDAIM Saphir. Ce produit, formulé spécialement pour l'entretien du daim, nettoie en profondeur, en respectant le daim au mieux.
Les taches non grasses peuvent être enlevées à l'aide du Nettoyant Daim Nubuck OMNIDAIM Saphir et/ou de la Gommadin SAPHIR. Si la tache est grasse la Terre de Sommières AVEL vous permettra d'absorber le plus gros (si elle a séché, chauffez-la au besoin à l'aide d'un fer à repasser sur un papier absorbant afin d'en retirer le maximum).
Les semelles en crêpe sont fabriquées à partir de feuilles de latex récolté sur l’Hévéa. Elles sont appréciées pour leur souplesse et leur confort. Cependant, elles présentent aussi des inconvénients qu'il est important de connaître avant de faire son choix.
La semelle crêpe est une semelle 100 % naturelle, fabriquée à partir de feuilles de latex récolté sur l’Hévéa.
La fabrication du crêpe passe par plusieurs étapes clés:
Plantation d’Hévéa.
Dans une large majorité de cas, les chaussures avec des semelles en crêpe bénéficient d’un montage sandalette. C'est souvent une question de coût.
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Souplesse et confort | Sensibilité à la chaleur (durcissement au froid, ramollissement au chaud) |
| Adhérence (initiale) | Usure rapide et perte d'adhérence avec le temps |
| Esthétique (avis divergents) |
La vraie semelle en crêpe se distingue par son aspect granulaire et sa souplesse. Elle est généralement de couleur claire, mais peut être teintée.
Au début, l’aspect granulaire des semelles en crêpe fait qu’elles offrent une bonne adhérence. En revanche, avec le temps, vous allez les user et elles vont devenir lisses. Malheureusement, à partir de là, oui, elles vont se mettre à devenir glissantes sous la pluie.
Le crêpe est une matière sensible à la chaleur. Cela signe que vos semelles vont durcir s’il fait froid et se ramollir s’il fait chaud. En cas de journée particulièrement chaude (et si vous marchez sur du bitume qui sera donc encore plus chaud) il est possible que le crêpe devienne collant. Dans ce cas, le mieux est de le rafraichir en le mettant à l’ombre dans une pièce fraiche et ventilée.
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