La gastro-entérite, une infection fréquente du système digestif, se manifeste par des symptômes tels que des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales et des diarrhées. Elle est généralement d'origine virale (norovirus, rotavirus) ou bactérienne (Salmonella, E. coli). Cette inflammation de la muqueuse de l’estomac et de l’intestin se définit par une diarrhée aqueuse aiguë, des vomissements, des douleurs abdominales et parfois de la fièvre.
La principale complication est la déshydratation, due à la perte massive d’eau et d’électrolytes, nécessitant une prise en charge rapide. Le virus ou la bactérie endommage la paroi intestinale et perturbe de ce fait l’absorption de l’eau et des nutriments, tout en augmentant la sécrétion de liquides dans la lumière intestinale (l’espace intérieur circonscrit par les parois des intestins). Cette fuite liquide entraîne diarrhées et vomissements, ce qui aggrave le déséquilibre hydro-électrolytique.
L’alimentation joue un rôle clé dans la gestion des symptômes et la récupération. Lors d’une gastro-entérite, les muqueuses du système digestif sont irritées, ce qui perturbe l’absorption des nutriments et des liquides. Consommer des aliments inappropriés peut aggraver les symptômes tels que la diarrhée ou les nausées et prolonger la durée de l’infection. Adapter son alimentation permet de limiter l’irritation intestinale, de compenser les pertes hydriques et électrolytiques et de fournir au corps l’énergie nécessaire pour combattre l’infection.
Le tractus digestif, déjà fragilisé, bénéficie d’une diète simple et de liquides adaptés, qui favorisent le processus de réparation et évitent les complications, notamment la déshydratation.
La déshydratation est l’un des principaux risques liés à la gastro-entérite. La perte accrue de liquides à travers les vomissements et la diarrhée doit être compensée rapidement. La priorité est de maintenir un apport hydrique suffisant et adapté. Les solutions de réhydratation orale (SRO), disponibles en pharmacie, sont particulièrement efficaces pour combler ces pertes. L’OMS et l’UNICEF recommandent ces formulations comme traitement de première intention.
À défaut de SRO, certaines alternatives temporaires, comme l’eau de riz légèrement salée ou les bouillons de légumes, apportent des sels minéraux tout en étant doux pour le système digestif. L’eau plate reste essentielle, mais seule, elle ne comble pas les besoins en électrolytes. Buvez plus que d'habitude, notamment des boissons contenant assez de sucre et de sel pour compenser vos pertes en eau et en sel (eau, eau sucrée, bouillons de légumes).
Il est important de continuer à manger pendant une gastro-entérite. En plus d’aider l’organisme à reprendre des forces, s’alimenter aide la paroi intestinale à guérir plus rapidement. Au début, il est conseillé de fractionner les repas (plusieurs petits repas par jour). Il faut en effet privilégier des petites quantités d’une nourriture adaptée, mais prises de manière plus fréquente. Alors que prendre au petit-déjeuner quand on a une gastro-entérite ?
Le régime alimentaire à adopter en cas de gastro-entérite consiste à éviter de manger des aliments pouvant irriter la paroi de l’intestin. En cas de gastro, il est d’abord conseillé de ne pas faire des repas trop copieux.
Lorsque l’état général s’améliore et que les vomissements diminuent, réintroduire progressivement des aliments solides est nécessaire pour restaurer l’énergie et aider à normaliser le transit intestinal. Les premiers aliments à intégrer après une gastro-entérite doivent être simples et légers.
Certains aliments aggravent les symptômes de la gastro-entérite et doivent être évités pendant la phase aiguë.
Une fois les symptômes dissipés, il est essentiel de réintroduire progressivement une alimentation variée pour retrouver un équilibre nutritionnel. Pendant les premiers jours, il est recommandé de maintenir une diète douce, en augmentant peu à peu la variété et les quantités. Les légumes cuits, comme les courgettes ou les haricots verts, peuvent être ajoutés, en veillant à bien les éplucher pour limiter les fibres insolubles. Les fruits frais, en petites quantités, permettent de compléter les apports en vitamines, notamment les pommes et les bananes. Les céréales complètes et les légumineuses doivent être réintégrées avec prudence, en surveillant leur tolérance.
Il est également conseillé de privilégier les protéines maigres et les bonnes graisses, comme celles contenues dans les poissons gras ou l’huile d’olive, pour soutenir l’organisme pendant la convalescence.
Pour améliorer votre confort en cas de diarrhée, vous pouvez avoir recours à des médicaments disponibles sans ordonnance. En cas de diarrhée aiguë par exemple, deux types de médicaments existent : les ralentisseurs du transit (réduisent les contractions de l'intestin et diminuent la fréquence des selles) et les absorbants et protecteurs intestinaux (tapissent la barrière muqueuse intestinale ou absorbent les gaz).
Vu que les diarrhées sont la majorité du temps bénignes et d’évolution favorable en 3 jours, le recours à l’automédication est possible. Les antidiarrhéiques constitués du racecadotril et du lopéramide. Le racecadotril est un antisécrétoire de première intention permettant de limiter les transferts d’eau vers les selles. Le lopéramide est un ralentisseur de transit qui permet de reconstituer des selles plus solides et qui favorise la réabsorption de l’eau. Les absorbants intestinaux : ils ressemblent à du plâtre car ils absorbent tout sur leur passage.
La diarrhée peut être accompagnée de douleurs au ventre de type spasme. Elle peut être accompagnée de nausées et de vomissements. Des médicaments comme la métopimazine peuvent être achetés en pharmacie. Souvent sous forme de comprimés lyophilisés, ils se mettent sous la langue pour éviter d’avaler et d’avoir de nouveau un vomissement.
Attention : Une diarrhée ne doit jamais être prise à la légère même si elle se résout rapidement. Elle ne doit en aucun cas vous faire arrêter vos traitements de fond sans l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.
L’automédication est vivement déconseillée pour soigner son enfant atteint de gastro-entérite. Il n’est pas indiqué :
Pour les enfants de moins de 5 ans, il faut :
Pour les personnes âgées et fragiles, il existe un risque accru de déshydratation sévère. Une prise en charge hospitalière peut être envisagée si nécessaire. Il est recommandé d’adapter la texture (aliments mixés) pour prévenir les fausses routes et faciliter la digestion.
Il est crucial de consulter un médecin dans les situations suivantes :
La gastro-entérite virale est particulièrement contagieuse. Voici quelques mesures de prévention :
En suivant ces conseils, vous pouvez gérer efficacement la gastro-entérite et favoriser une récupération rapide et complète.
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