Pâte à tartiner : Analyse et avis sur la composition de Bonne Maman et autres marques

La pâte à tartiner est devenue un incontournable des petits-déjeuners et goûters en France. En 2025, les consommateurs sont de plus en plus attentifs aux ingrédients de qualité supérieure, à l’origine des produits et à leur composition. Mais parmi toutes les options disponibles - du célèbre Nutella aux versions artisanales et bio - comment s’y retrouver ?

Un peu d’histoire : d’où vient la pâte à tartiner ?

L’idée d’une pâte sucrée à tartiner ne date pas d’hier. Dans l’Antiquité, les Grecs et les Romains mélangeaient déjà du miel et des noix pour créer une pâte gourmande. En 1946, en Italie, une recette à base de noisettes et de cacao voit le jour : elle deviendra le célèbre Nutella en 1964. Aujourd’hui, le choix ne se limite plus à la simple pâte à tartiner au chocolat.

Comment choisir sa pâte à tartiner ?

Le choix d’une pâte à tartiner dépend de vos goûts, de vos valeurs (bio, sans huile de palme, artisanale) et de votre budget. Sur une tartine de pain, une crêpe, des pancakes ou encore à la cuillère pour les plus gourmands, la pâte à tartiner est l'une des plus grandes stars de la cuisine. Avec sa texture douce, et son goût parfaitement équilibré entre le sucre et le chocolat, elle plaît aux petits comme aux plus grands. Et les marques l'ont bien compris.

Cette popularité auprès des consommateurs du monde entier n'enlève rien au fait que certaines de ces pâtes à tartiner ont une composition plutôt douteuse, comme le rappelle le magazine 60 Millions de Consommateurs dans son essai comparatif publié en janvier. A cause de leurs recettes trop saturée en sucre et matières grasses, l'intégralité des quinze pots étudiés a écopé du nutriscore E. Lindt, Bonne Maman, Nutella ou encore Poulain, aucune référence n'y échappe, sauf la marque bio Funkie Veggie. Les marques prémium Alain Ducasse et Pierre Hermé ne sont pas mieux notées.

Et alors qu'on pourrait croire que la pâte à tartiner Nutella est la pire de toutes, cette idée reçue est bien loin du compte. Notée 11,4/20 par le magazine spécialisé, elle devance plusieurs références bien connues. Si elle finit moins bien notée que le pot du groupe Ferrerro, c'est à cause de l'origine de cette huile de palme.

"La star du rayon (Nutella NDLR) communique sur une huile de palme certifiée roundtable on sustainable palm oil. A cause de son manque de transparence sur l'origine de l'huile de palme qu'elle utilise, la pâte à tartiner Kaonuts, du géant Carrefour, écope de la note de 10,3/20, et se classe derrière Nutella. Elle se tient cependant à égalité avec le mastodonte américain au niveau du pourcentage de noisettes présents dans chaque pot : 13 %.

Une excellente ALTERNATIVE au NUTELLA. Quelles sont les meilleures pâtes à tartiner ?

Nutella : Un Classique Indémodable

Impossible de parler de pâte à tartiner au chocolat sans mentionner Nutella. Les formats individuels, comme le Nutella Mini portion 15 g ou le Nutella Nutellino 25 g, répondent parfaitement aux besoins des professionnels de l’hôtellerie, des cafés et des restaurants. Ces portions facilitent le service tout en garantissant hygiène et praticité, un atout majeur pour les buffets petit-déjeuner ou la restauration rapide. Cependant, Nutella a également dû s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs, notamment autour de l’huile de palme.

Bonne Maman : L’Authenticité à la Française

La pâte à tartiner Bonne Maman incarne l’authenticité et le savoir-faire à la française. Connu pour ses confitures et biscuits, le groupe Andros a lancé sa version chocolat-noisettes en 2015. Sa force ? Avec son célèbre packaging inspiré des pots de confiture traditionnels, Bonne Maman mise sur une image artisanale et familiale.

Apportez une touche d’élégance à vos buffets avec la pâte à tartiner Bonne Maman en mini pot de verre 25 g. Sa recette sans huile de palme, riche en noisettes et au bon goût chocolaté, allie authenticité et ingrédients naturels pour un moment gourmand à la française.

Autres Marques : Diversité et Innovation

La pâte à tartiner Paul Bocuse est un hommage au savoir-faire culinaire français. Cette gamme incarne une approche haut de gamme, avec des saveurs plus raffinées, comme le praliné, le caramel ou encore le chocolat amande.

Connue pour ses fruits en conserve et ses confitures, la marque St Mamet a su se diversifier avec une pâte à tartiner aux noisettes et au cacao qui mise sur la simplicité et le goût authentique. Proposée en mini barquettes de 15 g, la pâte à tartiner St Mamet se démarque par une composition plus naturelle, une texture agréable et un positionnement accessible.

Pâte à tartiner et huile de palme : que faut-il savoir ?

Nous avons attribué à cette présence discutable - l’huile de palme étant impliquée dans la déforestation des principaux pays producteurs, l’Indonésie et la Malaisie - un malus de deux points pour la référence Carrefour et d’un point pour la star du rayon, qui communique sur une huile de palme certifiée « Roundtable on Sustainable Palm Oil » (RSPO). Les autres marques l’excluent de leur composition au profit de l’huile de colza ou de tournesol, et s’en vantent sur leurs étiquettes.

Presque toutes nos références contiennent une lécithine. Cet émulsifiant facilite l’intégration des matières grasses à la pâte. Nous l’avons comptabilisé parmi les ingrédients marqueurs d’ultratransformation - ceux que l’on ne trouve pas dans sa cuisine -, de même que le lactosérum en poudre (Poulain), le sirop de riz en poudre (Jardin Bio étic) ou encore la matière grasse laitière anhydre (Bio Village).

Côté composition, on note déjà que le premier ingrédient est le sucre, sauf exception (Pierre Hermé, Funkie veggie bio et Ovomaltine). Viennent ensuite les noisettes dans la moitié des références - celles qui en contiennent plus de 13 %. Sur l’ensemble, les quantités de noisettes varient du simple au triple, le record étant détenu par la pâte à tartiner Pierre Hermé (34 %). Quid de leur origine ? Elle reste mystérieuse - cette mention n’étant pas obligatoire pour les produits transformés -, à l’exception de la référence Lucien Georgelin. Et pour cause : cette marque peut se targuer d’utiliser des noisettes françaises, plus exactement du Lot-et-Garonne.

Quand ce ne sont pas les noisettes, le deuxième ingrédient est une matière grasse végétale, et notamment l’huile de palme dans les références Kaonuts (Carrefour) et Nutella.

En parlant du sucre justement, les écarts sont importants. Côté sucre justement, une portion - environ 15 g ou trois cuillères à café - en apporte entre 3,8 g pour la plus sobre (Pierre Hermé) et 7,5- 8,7 g si l’on pioche dans l’une des 11 références les plus chargées du panel (Poulain, Choco nussa, Nutella…). Autrement dit, une tartine représente 8 à 17 % de l’apport maximal (50 g) quotidien de sucres libres préconisé par l’Organisation mondiale de la santé.

Évoquer la pâte à tartiner fait aussi penser au gras. À raison, surtout avec la référence Pierre Hermé : une portion équivaut à 8 g de graisses, soit 10,2 % des quantités recommandées par jour. Quatre autres sont, quant à elles, jugées « Insuffisant » ; elles apportent 5 g de matières grasses par portion. Certes, il ne s’agit pas de grosses quantités, du moins pour qui reste raisonnable.

À l’heure des produits ultratransformés présents en pagaille, la pâte à tartiner n’échappe pas aux soupçons.

Sans compter les nouvelles venues, avec de nouveaux parfums - cacahuète, amande, spéculoos, pistache, etc. Rien que pour le parfum chocolat noisette, largement dominant, l’offre en pâtes à tartiner donne le vertige : bio, végane, sans huile de palme, crémeuse ou crunchy… Difficile de savoir où plonger sa cuillère devant tant de pots !

Pour vous aider à choisir la « bonne » pâte à tartiner, 60 millions de consommateurs a analysé 15 références, conventionnelles ou bio, de grandes marques et de marques de distributeur, vendues à des prix oscillant entre 4,73 € le kilo (Kaonuts, de Carrefour Classic) et 80 € le kilo (Alain Ducasse).

Sucre, gras... Riches en sucre et en matières grasses, ces douceurs écopent, excepté la référence Funkie veggie, d’un Nutri-Score E. Nous l’avons calculé selon le nouvel algorithme, en vigueur depuis mars 2025.

Parmi les ravageurs du noisetier, la punaise diabolique est particulièrement redoutable. Jusqu’en 2020, les producteurs utilisaient, pour la combattre, l’acétamipride, un néonicotinoïde interdit depuis en France, mais pas dans le reste de l’Europe, ni dans les pays tiers comme la Turquie. Sachant que la grande majorité des noisettes est importée, nous avons voulu vérifier l’absence de cette molécule et d’autres pesticides. Bonne nouvelle : un seul résidu a été retrouvé, et ce dans la pâte à tartiner Pierre Hermé. Il ne s’agit d’ailleurs pas de l’acétamipride, mais du fluopicolide. Susceptible de nuire au fœtus, ce fongicide, utilisé notamment sur la culture de la betterave sucrière, reste autorisé dans l’Union européenne.

Voici un tableau comparatif simplifié basé sur les informations fournies :

Marque Particularités Ingrédients Clés Note
Nutella Huile de palme certifiée RSPO Sucre, huile de palme, noisettes (13%) 11,4/20
Kaonuts (Carrefour) Manque de transparence sur l'origine de l'huile de palme Huile de palme, noisettes (13%) 10,3/20
Pierre Hermé Forte teneur en noisettes Noisettes (34%), sucre Nutri-Score E
Bonne Maman Sans huile de palme, image artisanale Noisettes, chocolat Nutri-Score E

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