Voilà un sujet qui provoque toujours de nombreuses interrogations chez les débutants comme chez les confirmés. Dans cet article, je te propose de découvrir les notions de base concernant les émaux céramiques. Si tu es débutant et souhaite te former correctement avant de te lancer, je te conseille de suivre la formation gratuite « Débuter avec les émaux« .
Si tu es novice en céramique, commence avec les émaux liquide à poser au pinceau. Ainsi, tu vas te confronter au problème de la préparation, de la densité, du trempage.
Et la fritte ? La couverte ? Oui et non. On l’utilise parfois telle quelle mais c’est moins courant. La particularité d’une fritte est sa stabilité et sa nocivité réduite. En effet, les éléments minéraux sont mélangés et cuits une première fois pour obtenir la fritte. C’est cette première cuisson qui permet de les rendre plus facile à utiliser par la suite.
La silice ou dioxyde de silicium est un minéral très utilisé dans de nombreux secteurs de part son abondance dans le milieu naturel et de part ses propriétés avantageuses après cuisson. On la retrouve dans le verre comme dans les circuits imprimés de nos télévisions. C’est justement pour sa capacité à se vitrifier et à former une surface dure et résistante que nous l’utilisons en céramique.
Ce sont des minéraux qui permettent d’abaisser la température de fusion du mélange. En céramique, il y en existe de 2 types : les fondants alcalins ou alcalino-terreux. Pour l’eutectique. Tu tomberas souvent sur des recettes d’émaux avec des feldspaths.
La coloration des émaux est une étape magique et passionnante. Rechercher les couleurs qui te plaisent , c’est rechercher ton style, ta touche, c’est définir ton univers. Cette recherche est parfois longue et frustrante mais prend ton mal en patience ! Tuile après tuile, teste et surtout note en détail les compositions sur ton cahier.
Ils sont le résultat de la corrosion des minéraux exposés à l’air ou à l’eau. Vous connaissez tous la rouille ? En gros, c’est la même chose avec les différents minéraux présents dans la nature. Qu’est ce qu’un oxyde ? C’est l’état dans lequel se transforme un métal lorsqu’il s’oxyde, c’est à dire lorsqu’il est en contact prolongé avec l’atmosphère. Cette oxydation est aussi appelée la corrosion.
L’oxyde métallique le plus connu est l’oxyde du fer que l’on appelle communément la rouille. La plupart des métaux subissent la corrosion dans l’atmosphère terrestre sauf les métaux nobles comme l’or ou l’argent.
Mais ce n’est pas aussi simple que 1 oxyde = 1 couleur, heureusement. La magie des oxydes métalliques réside dans la variation de leur coloration en fonction de nombreux facteurs. Les possibilités et effets sont infinis ! En général, elle se situe entre 1% à 10% en poids sec.
Contient-il du plomb ? Quelle quantité d’alumine ? La recherche de couleurs avec des oxydes métalliques est donc complexe. C’est un travail empirique de longue haleine. Une saturation d’oxydes ou des mélanges rendent instables nos pièces. Une partie des céramistes créant des pièces utilitaires n’utilisent pas les oxydes métalliques pour cette raison.
Face à la complexité de la création de couleur avec les oxydes métalliques, les fabricants ont créé les colorants de masse, également appelés pigments céramiques. Ceux sont des poudres qui contiennent des mélanges d’oxydes métalliques et de minéraux divers, l’ensemble ayant été cuit à haute température, broyé et encapsulé dans du zircon. Sortez vos tuiles ! En général, on se situe entre 1% et 10% de la masse à sec.
Pour faire tous ces tests et recherches de couleur et quelle que soit la méthode coloration choisie, je te conseille d’utiliser les tuiles de test. La toxicité des émaux en céramique est un sujet qui fait débat. Même la magazine UFC que choisir s’y intéresse !
Le prêt à l’emploi nous fait gagner du temps. Les émaux commerciaux sont prévisibles. Les émaux ont été testés de nombreuses fois avant d’être commercialisés. Le rendu n’est pas très propre les premières fois.
Concernant le coefficient de dilatation, posez-vous la question uniquement pour les émaux en poudre. les émaux liquides sont bien travaillés par l’industrie et nous affranchissent de cette réflexion. Cette préoccupation concerne les émaux en poudre. Tu pourras, mais tu bidouilleras et tu auras plus de risques d’avoir des traces.
Je conseille à mes élèves d’avoir moins de références mais en plus grande quantité. Certains émaux sont directement notés non alimentaires. De moins en moins d’émaux sont vraiment notés comme alimentaire car les fabricants prennent de plus en plus de pincettes. Tu peux acheter tes émaux chez les fournisseurs de matériel de céramique.
Elle se dilue dans l’eau pour obtenir un liquide à appliquer après la cuisson du biscuit. Si l’idée de créer tes propres émaux te titilles, je te conseille la lecture de cet article reprenant tout ce qu’il faut savoir sur la fabrication des émaux. Parce que si l’on ne crée pas nos propres émaux, on n’est pas un vrai céramiste ?
Il faut savoir que la plupart des potiers débutent la création de leurs émaux avec une recette créée par un autre céramiste. Ils vont peaufiner cette recette en ajoutant des oxydes et des colorants pour en faire leurs propres émaux qui deviendront leur signature. Un petit changement d’oxyde peut rendre le rendu très différent. Même en partant d’une base trouvée, c’est un travail acharné et la marge d’erreur est énorme. Il faut tester sur des tuiles, retester sur d’autres tuiles, puis tester sur un petit lot de pièces… L’alchimie des émaux est un travail à plein temps chez les céramistes.
Nos émaux nous coûtent moins cher. Les émaux que nous réalisons nous même sont moins chers que les émaux prêts à l’emploi. Nos émaux sont uniques. Nous pouvons affiner les couleurs et la viscosité à volonté. Nous pouvons la modifier en ajustant la dose d’oxyde, de silice ou d’alumine, en changeant la température de cuisson.
Pour te lancer dans la fabrication des émaux, je te laisse consulter cet article dédié. Si ce sujet t’intéresse, je ne peux que te conseiller de te former correctement avant de te lancer dans l’aventure. Tu gagneras du temps et tu feras des économies si tu comprends le fonctionnement des émaux. Quel est le rôle des composants ? Que se passe-t-il pendant la cuisson ? Tout comme pour les émaux achetés, aucun souci pour la température de cuisson. Solution intermédiaire pour prix intermédiaire. Le coût final de ces émaux est situé entre le prix du fait maison et le prix du prêt à l’emploi.
Jouer uniquement sur les oxydes nous permet, dans un premier temps, de comprendre l’alchimie des oxydes. Une palette de couleurs rien qu’à toi. A l’aide d’un manuel des couleurs et du cercle chromatique, nous pouvons définir notre propre palette de couleur pour nos émaux et par extension pour nos poteries! Il nous suffit d’acheter un rouge, un bleu et un jaune purs, du zirconium pour le blanc et du noir.
La cuisson est encore un vaste monde. Les températures peuvent être notées en degré Celsius ou en cône Orton. Pour approfondir tous ces points, il nous faudrait des mois ! Les potiers ont probablement beaucoup essayé avant de stabiliser des techniques. Au départ, les céramistes utilisent une argile dont la composition riche en silice crée une vitrification, c’est la pâte de verre ou pâte égyptienne. Les techniques ont ensuite évoluées autour du bassin méditerranéen et se sont diffusées sur la route de la soie.
La terre est la matière première à laquelle on pense tout de suite en céramique. Son étiquette présente de nombreuses informations essentielles à lire et comprendre pour bien optimiser ses créations. Je vais tout de suite entrer dans le vif du sujet.
Référence fabricant: Il s’agit du nom technique donné par le fabricant. Ici lefabricant d’origine espagnol a choisi d’appeler ce produit« PA » pour reprendre le début du mot « pasta » en espagnol. Cette référence est importante si vous avez besoin de recommander un produit ou bien de poser une question ou de faire une réclamation.
Type de terre: J’ai déjà écrit un article sur les différents types de terre (que je vous invite à consulter si besoin). Cette notion est très importante. Elle déterminera notamment le type de création que vous pouvez réaliser avec, mais aussi les températures de cuisson etc.
Quantité: La quantité est cruciale afin de planifier votre production. Cela vous permettra de quantifier vos réalisations et de savoir de combien de pains de terre vous avez besoin.
Chamotte: Dans le domaine de la céramique, le terme « chamotte » fait référence à de l’argile cuite. Elle est ensuite broyée à divers degrés de finesse, et incorporée à la terre afin d’apporter une granulométrie et une rugosité spécifiques. Son utilisation confère à l’objet final une robustesse accrue, réduit le retrait pendant le séchage, et renforce la résistance aux variations thermiques. La présence de chamotte favorise la circulation de l’air pendant la cuisson, prévenant ainsi les fissures et les ruptures. Dans l’exemple, il n’y a pas d’information dans les cases concernant la chamotte.
Température de cuisson: J’ai déjà rédigé un article sur les températures de cuisson suivant les terres (que je vous invite à lire ou relire si besoin). La plage de température de cuisson recommandée est essentielle pour éviter des problèmes tels que la fusion de la terre. Comprenez bien ces valeurs pour obtenir les résultats souhaités.
Teinte de cuisson: Le fabricant indique ici quelle sera la teinte de l’ouvrage après cuisson. Dans l’exemple, il est précisé que la terre sera blanche après cuisson à 1050°C. Cela nous donne alors une idée de la couleur finale. Cependant, il est toujours judicieux de se référer aux échantillons du fabricant.
Taux d’humidité: Cette notion apporte une information importante sur la maniabilité du matériau. Sur notre exemple, la terre possède un taux d’humidité de 20 %. Cela signifie qu’il s’agit d’une terre plastique mais avec 20 % d’eau.
Retrait au séchage: Pendant le processus de séchage, la terre libère une partie de l’eau qu’elle contient, entraînant une réduction de son volume. Ce phénomène se produit à mesure que les particules d’argile se rapprochent progressivement en raison de l’évaporation de l’eau. Dans notre exemple, le retrait au séchage de 6,8 % .
Retrait à la cuisson: Lors de la première cuisson, la pièce va de nouveau subir un retrait. Tout comme le retrait au séchage, cette information est précieuse pour anticiper la taille finale de vos créations.
Absorption d’eau / porosité: Un critère essentiel dans le choix de ta terre est sa porosité, qui représente la capacité de la pâte céramique à absorber l’eau. La faïence reste poreuse même après cuisson, tandis que le grès et la porcelaine, s’il sont correctement cuits,se vitrifient naturellement et deviennent alors imperméables. Dans l’exemple, le fabricant nous indique que l’absorption d’eau (ou porosité) est de 12,3 % après la cuisson à 1050°C.
Il existe donc par définition de nombreux types d'argiles différents car provenant de différents endroits. On distingue principalement 3 grandes familles d'argiles. Voilà le cauchemar de nombreux céramistes. Et là, c'est le drame.
La chamotte est de l’argile qui a été cuite et broyée. Elle est ensuite intégrée à de l’argile non cuite. Suivant notre technique de travail et la pièce à réaliser, on va utiliser des terres de chamottes différentes. A l’inverse, les modeleurs et sculpteurs vont apprécier les terres chamottées qui apportent de la tenue. Plus la pièce sera grande, plus on va privilégier des terres avec de la grosse chamotte.
Dans certaines argiles, les fabricants ajoutent du papier (ou de la cellulose). Lors de la cuisson, le papier se consumer ce qui va rendre la pièce finale plus légère qu’une pièce réalisée dans une argile classique. On parle dans ce cas de terre papier ou paperclay en anglais. De la faïence (max. Je garde bien l’étiquette de mon argile pour ne pas confondre.
Chaque argile a des propriétés spécifiques. Chaque type d’argile a une plage de cuisson adaptée (ex. La chamotte améliore la stabilité et la résistance. L’argile autodurcissante ne se cuit pas. Elle sèche à l’air, mais ne devient jamais aussi solide ou durable qu’une argile cuite. La couleur à cru (avant cuisson) est différente de celle après cuisson. Une terre ne convient pas forcément à tous les émaux. Pas exactement. La chamotte, c’est de l’argile déjà cuite puis broyée en grains de différentes tailles.
Le choix de l’argile est essentiel pour la réussite de vos créations en poterie. En tenant compte de la technique utilisée (modelage, tournage, moulage), de la température de cuisson, du matériel disponible et du type d’objet à réaliser, vous pourrez sélectionner l’argile la plus adaptée à votre projet.
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