L'histoire du pain au chocolat : entre tradition et débat

Le pain au chocolat, ou chocolatine selon les régions, est une viennoiserie très appréciée, dégustée au petit-déjeuner ou au goûter. Son histoire remonte à plusieurs siècles et est profondément enracinée dans la tradition française.

L'origine autrichienne

Cette viennoiserie a été imaginée en 1830 par August Zang et Ernest Schwarzer, deux boulangers autrichiens. Ils présentaient le pain au chocolat comme une variante du croissant, qu’ils avaient nommé “Schokoladeen croissant” dans leur boulangerie à Paris.

Entre l’accent autrichien et l’accent français, le nom “Schokoladeen croissant” s'est très vite transformé pour tous les Français en chocolatine.

Au départ, l’appellation pain au chocolat était une version simplifiée de la viennoiserie des Autrichiens appelée « Schokoladencroissant », introduite en France au début du XIXe siècle et appréciée par les Français.

Bien que l'origine du pain au chocolat contrairement à celle du croissant ne soit pas claire, la recette de cette viennoiserie fait partie de la pâtisserie française depuis le XIXe siècle.

August Zang, en ouvrant sa Boulangerie viennoise à Paris en 1838, aurait importé plusieurs viennoiseries, dont le « kipfel », l’ancêtre du croissant, et une brioche garnie de chocolat, appelée « Schokoladencroissant », littéralement « croissant au chocolat ».

Dans la recette traditionnelle, l’on utilise de la pâte feuilletée, du beurre, du chocolat et parfois du sucre. La pâte est pliée et repliée plusieurs fois pour créer ces fines couches feuilletées qui donnent au pain au chocolat sa texture croustillante.

L'évolution française

Ce n’est qu’au début du 20ᵉ siècle que des boulangers français ont décidé de changer la recette et le nom. Ils ont remplacé la pâte à pain par de la pâte feuilletée et ont décidé de l’appeler pain au chocolat.

Le nom « pain au chocolat » vient du fait qu’à cette époque on mangeait pour le goûter du pain avec du chocolat.

C'est de la même manière que pour le croissant, la recette de la viennoiserie est revisitée au début du XXe siècle en remplaçant la pâte à brioche par une pâte feuilletée à croissant.

C’est ainsi que le pain au chocolat et le croissant tel que nous le connaissons aujourd'hui ont évolué au fil des siècles pour devenir une délicieuse viennoiserie appréciée par les Français et des millions de personnes dans le monde.

Au fil des ans, le pain au chocolat est devenu un incontournable pour les Français dans les boulangeries en France. Il est généralement dégusté au petit-déjeuner ou en collation, accompagné d'un café ou d'un thé.

En dehors de la France et des Français, le pain au chocolat a également conquis les palais du monde entier, devenant une viennoiserie prisée dans de nombreuses cultures.

RECETTE DES CHOCOLATINES OU PAINS AU CHOCOLAT

Pain au chocolat ou chocolatine : un débat régional

Le débat sur l'appellation correcte, "pain au chocolat" ou "chocolatine", est un sujet amusant qui a persisté en France pendant des décennies.

Le terme pain au chocolat est largement répandu et accepté dans de nombreuses régions de la France. Il est couramment utilisé dans le nord de la France, à Paris et dans certaines parties du centre du pays.

Le terme chocolatine est principalement utilisé dans le sud-ouest de la France, bien que certaines personnes l'adoptent également ailleurs.

L'étymologie du terme « chocolatine » pour la viennoiserie est une innovation lexicale créée par affixation du suffixe -ine au mot « chocolat ».

C'est une formation usuelle sur le plan morphologique, puisque le suffixe -ine est productif dans le lexique des arts culinaires avec par exemple la nougatine, l'amandine, la gélatine, la galantine ou encore l'abricotine.

Cela est d'autant plus réel que le mot chocolatine est apparu à plusieurs reprises dans la langue, avec des sens multiples.

Ainsi, en 1853, à Paris, le terme chocolatine désigne un bonbon au chocolat breveté pour une durée de quinze années, ensuite un autre produit est breveté sous le terme chocolatine en 1886, puis le terme est aussi associé à une boisson au chocolat, tandis qu'en 1931 est commercialisé un gâteau sous le terme chocolatine.

Concernant le terme actuel et son sens, ils sont probablement nés et se sont diffusés à partir de l'aire urbaine de Toulouse, centre linguistique historique et majeur de l’occitan devenu un centre linguistique majeur du français dont l’aire d’influence couvre tout le sud-ouest de la France.

Durant la démocratisation de la viennoiserie au cours du XXe siècle, par effet de fréquence dans la langue, la désignation de la viennoiserie est devenue le sens premier du mot « chocolatine », tandis que les autres inventions nommées « chocolatine » ne se sont jamais démocratisées en dehors des grands centres urbains et des populations aisées qui pouvaient se les offrir.

Ainsi, une vaste Gascogne historique s'étendant sur les régions administratives actuelles de Nouvelle-Aquitaine et d'Occitanie (soit approximativement le grand Sud-Ouest français) a progressivement employé le mot « chocolatine », et le gascon a emprunté le mot local français sous la forme chocolatina.

Cette origine explique principalement pourquoi le terme n'est pas usité en dehors de cette aire d'influence, même si, de manière secondaire, il est possible que la progression ait pu être freinée par la dévalorisation des régionalismes tels que « chocolatine » engendrée par les directives de Jules Ferry imposant un français unique sur tout le territoire français.

L'usage du terme « chocolatine », qui possède la particularité d’être non concurrencé dans son aire d’usage, s'expliquerait donc également par des raisons culturelles qui ne sont pas exclusives au cas de la viennoiserie, généralisables selon un antagonisme de deux déterminismes idéologiques, avec d’un côté l'idée de l'État-nation nivellant les différences régionales en faveur d'une langue unique et d’une identité nationale, et de l'autre la fragmentation de cette identité au bénéfice de nombreuses identités régionales.

Le choix entre pain au chocolat et chocolatine est souvent influencé par des facteurs culturels et personnels. Il peut être transmis de génération en génération, en fonction de la région d'origine de la famille.

Certains préfèrent simplement utiliser le terme qui est utilisé dans leur région, tandis que d'autres choisissent délibérément d'utiliser le terme qui, selon eux, sonne le mieux.

En Espagne, cette viennoiserie se nomme Napolitana de chocolate.

L'usage du terme « pain au chocolat » est avéré depuis au moins le milieu du XIXe siècle en Suisse.

Au-delà du débat linguistique, ce qui compte réellement est le plaisir gustatif que procure cette délicieuse viennoiserie chocolatée.

Le débat s'invite à l'Assemblée Nationale

En janvier 2017, cinq lycéens de Montauban écrivent au président de la République François Hollande, puis à l'Académie française, afin d’obtenir la reconnaissance officielle du mot « chocolatine ».

En mai 2018, une dizaine de députés français du parti Les Républicains dépose un amendement à l'Assemblée nationale visant à faire reconnaître certains produits locaux à travers leur appellation populaire, tels que la chocolatine, « pour valoriser l’usage courant d’appellation due à la notoriété publique du produit et de ses qualités reconnues au travers d’une appellation populaire ».

L'amendement est rejeté le 27 mai.

Par ailleurs, à la suite de la mise en service de la LGV Sud Europe Atlantique en 2017, il est remarqué un déplacement latent de l'isoglosse, à savoir la frontière invisible où la désignation de la viennoiserie change.

Le pain au chocolat dans la culture populaire

Cette viennoiserie est le thème de plusieurs chansons françaises comme Le Petit Pain au chocolat de Joe Dassin en 1968, ancrant le terme dans la culture populaire, Pain au chocolat du groupe IAM en 2013, ou encore Les Petits pains au chocolat de Charles Aznavour en 2015.

Le nom de cette viennoiserie, en particulier l’opposition entre « pain au chocolat » et « chocolatine », est l’objet de débats parfois passionnés, au point de devenir un mème Internet bien français.

En effet, ce thème se retrouve décliné sous d’innombrables formes humoristiques, par exemple des images macro, des détournements ou des clins d’œil dans des discussions sur les réseaux sociaux.

Informations pratiques

En moyenne, un pain au chocolat contient 414 kcal.

En France, un pain au chocolat coûte entre 1,5€ et 3€ dans une boulangerie.

Comment conserver ses pains au chocolat ?

Pour une conservation plus longue, il est recommandé de les placer dans un sachet à l’abri de l’humidité et de la lumière.

Si vos pains au chocolat sont déjà rassis, vous pouvez leur redonner leur texture en les emballant dans du papier cuisson humide et en les mettant au four quelques minutes à 180°C.

Il est difficile de garder des viennoiseries plus de 2 jours, mais alors que faire de ses pains au chocolat une fois qu’ils sont rassis ?

Recette facile du pain au chocolat maison

Les ingrédients nécessaires :

  • Une pâte feuilletée
  • Des barres de chocolat
  • Du lait
  • 1 oeuf

Les étapes de préparation :

  1. Réaliser une pâte feuilletée au beurre (de nombreuses recettes sont disponibles sur internet notamment celles de : Meilleur du chef ou de Ma Pâtisserie)
  2. Découper des rectangles de la largeur des barres de chocolat (environ 8 cm x 15 cm).
  3. Placer une barre de chocolat à l’extrémité de la pâte, l’enrouler puis disposer une autre barre de chocolat avant de rouler à nouveau la pâte.
  4. Disposer les pains au chocolat sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et les laisser reposer environ 2 heures à température ambiante.
  5. Les dorer avec un mélange oeuf-lait puis les enfourner à 200°C (chaleur tournante) pendant environ 20 minutes.
  6. Vous n’avez plus qu’à vous régaler !

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