Nuits de Feu à Chantilly: Une Histoire Éblouissante

Pour célébrer les 350 ans de la fête de Vatel, le château de Chantilly propose un spectacle son et lumière qui raconte l'histoire du château. France Bleu Picardie est partenaire de cet événement inoubliable : l'anniversaire de la "fête de Vatel". En hommage à ce personnage exceptionnel, le château de Chantilly vous propose un spectacle à couper le souffle.

De la musique, des chevaux de lumière, des chorégraphies, des images monumentales, des feux d’artifice sont au rendez-vous pour raconter l'histoire du château jusqu'à cette fameuse fête. France Bleu Picardie vous invite au château de Chantilly et est partenaire de ce spectacle unique au monde. En écoutant la radio, vous pourrez gagner des places assises pour chaque représentation.

Au XVIIème siècle, François Vatel est d'abord au service du surintendant Nicolas Fouquet. Vous vous rappelez que celui-ci avait invité le roi Louis XIV et toute sa cour à l’inauguration de Vaux-le-Vicomte. Or, c'est François Vatel qui a organisé cette fête trop somptueuse pour Louis XIV à la suite de laquelle Nicolas Fouquet fut arrêté et renvoyé. Des années plus tard, François Vatel fut engagé par le prince de Condé, pour son château de Chantilly.

Le deuxième jour, alors qu'il ne voit pas arriver sa commande de poissons, François Vatel se suicide. Il entre ainsi dans la légende.

Lieu chargé d'histoire, le Domaine de Chantilly renoue avec son passé en organisant la première édition des Feux de Chantilly. Véritable concours international de pyrotechnie, ce nouvel événement permettra à quatre artificiers de renom de se mesurer dans un cadre exceptionnel.

Depuis toujours, les feux d'artifice " symbole de grandeur et de magnificence des puissants de ce monde " ont illuminé les fêtes royales et les demeures des princes pour éblouir la cour et invités de marque. Ces spectacles grandioses et en musique, donnés au merveilleux Domaine de Chantilly remontent à 1672. La tradition des fêtes pyrotechniques de Chantilly était née.

Près de trois siècles plus tard, le Domaine de Chantilly s'inscrit toujours dans la tradition de ces grandes fêtes. Après les Nuits de Feu qui ont rassemblé plus d'un million de spectateurs en 20 ans, une nouvelle page de lumière et de création féérique s'écrit.

Les Feux de Chantilly ne sont pas une renaissance des Nuits de Feu ; c'est un nouvel événement pyrotechnique de premier ordre au Château de Chantilly, au cœur duquel le concours des artificiers garde toute son importance. Ce nouveau concept associant musique live et quelques-uns des plus grands artificiers du monde animera désormais le Château de Chantilly.

La pyrotechnie fait en outre appel à un réel savoir-faire. Les artificiers sont des artistes qui, au travers de leur création, expriment la culture du feu de leur pays. Il est donc intéressant de recevoir des artistes d'origines culturelles différentes.

Le public sera également invité à voter par SMS en direct pour le feu le plus spectaculaire, décernant ainsi en direct le prix du public. Là encore, c'est le jury qui fera connaître le résultat au public et aux artificiers après prise en compte par huissier.

L'exploitation du site sera entièrement repensée pour permettre une présence du public dans des espaces inattendus tout en garantissant un respect de l'environnement et du parc.

Les Origines de Vatel et son Impact sur Chantilly

François Vatel (1631-1671) est fils de laboureur, né à Tournai (Belgique) ou selon d’autres sources dans la Somme, près de Péronne… À 15 ans, on le retrouve apprenti chez un pâtissier-traiteur. À 22 ans, il est engagé par le maître d’hôtel de Fouquet comme « écuyer de cuisine » , au château de Vaux-le-Vicomte en cours de construction. Doué pour l’organisation comme le précise Mme de Sévigné, Vatel devient très jeune maître d’hôtel et ami du maître des lieux. Belle promotion sociale !

Mais quelques années plus tard, il va vivre avec Fouquet un premier drame réellement historique. Il en sera marqué toute sa vie.

En 1663, François Vatel est promu « contrôleur général de la Bouche » du prince de Condé, autrement dit chargé de l’organisation, des achats, du ravitaillement et de tout ce qui concernait « la bouche » au château. Ce n’était pas une mince affaire et cela inspirera un petit bijou théâtral au XIXe siècle où la gourmandise prévaut sur toutes les (bonnes) tables bourgeoises.

Le Grand Vatel va réellement entrer dans l’Histoire à 40 ans, lors des fêtes de Chantilly, 23 au 25 avril 1671. Et permettre à Condé de rentrer définitivement en grâce.

Après des années de patience, le Grand Condé, le héros de Rocroi a enfin la satisfaction de recevoir son cousin le roi et toute la cour dans son superbe château de Chantilly, au nord de Paris. Le prince de Condé avait été pardonné officiellement en 1659, mais son entente avec le roi restait fragile : « Louis XIV a l’orgueil farouche et il ne pardonne pas si facilement. Avec cette réception, le Grand Condé veut revenir dans la famille, aller plus loin dans la réconciliation » précise l’historien Maxime Patte.

Coût de la fête : 50 000 écus d’or. Somme considérable, qu’on peut estimer aujourd’hui à 50 000 €. Condé se serait endetté à l’occasion, mais c’est une forme d’investissement : il pourrait ensuite « louer » son armée au roi dans la guerre qu’il prépare contre la Hollande. Les enjeux politiques de cette réception sont évidents - comme jadis dans le cas de Fouquet. On n’a pas le droit à l’erreur… C’est dire la responsabilité de Vatel ! Et cela explique la suite de l’histoire qui se joue en deux jours et deux nuits d’avril 1671, contés par la marquise de Sévigné toujours bien informée dans ce genre de faits divers.

Tout avait bien commencé comme prévu, quoique… « Le Roi arriva le jeudi au soir ; la promenade, la collation dans un lieu tapissé de jonquilles, tout cela fut à souhait. On soupa ; il y eut quelques tables où le rôti manqua, à cause de plusieurs dîners où l’on ne s’était point attendu ; cela saisit Vatel… » Vatel qui veille à tout se sent responsable - mais pour l’heure pas coupable. Quelque 75 invités de la dernière heure se sont présentés, exigeant une table de plus… Il s’en ouvre au baron de Gourville, vieil ami du maître de maison et devenu son intendant deux ans plus tôt. C’est un homme très considéré, presque sur un pied d’égalité avec Condé, Boileau, la marquise de Sévigné et le duc de La Rochefoucauld - marié secrètement à l’une de ses trois filles. Qui répéta : « Je suis perdu d’honneur ; voici un affront que je ne supporterai pas. » C’était déjà annoncer le drame possible… Il en donna la raison toute simple, il n’avait eu que deux semaines pour tout organiser, il se retrouvait alors contraint d’avouer et de déléguer…

Malgré son caractère réputé peu amène, le Prince réagit en toute humanité vis-à-vis du maître d’hôtel devenu lui aussi un ami proche, depuis l’exil partagé. D’après Nicole Garnier (chargée du Musée Condé au château de Chantilly), « c’est vraiment l’homme de confiance, il lui confie des missions presque d’espionnage. Vatel, c’est celui à qui on peut tout dire. »

Quoiqu’il en soit, Vatel est au comble de l’angoisse, il se sent responsable de tout dans cette histoire et doit tenir encore deux jours !!

On parlerait aujourd’hui d’un burn-out : syndrome d’épuisement professionnel, correspondant à un « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel » . Haute Autorité de Santé (HAS). Dans cette situation, le moindre incident devient un drame.

Relaté par la marquise, toujours informée des moindres détails, pris sur le vif qu’elle aime à rapporter.

Vendredi 24 avril, jour maigre et qui ...

Spectacle pyrotechnique au château de Chantilly.

Les Nuits de Feu et les Défis de Financement

Alors qu'approche la date à laquelle aurait dû avoir lieu la 17e édition des Nuits de feu à Chantilly, ce soir le parc de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) va s'embraser à l'occasion d'un spectacle pyrotechnique organisé pour la deuxième année de suite. « Le plus grand feu d'artifice d'Europe », assurent les innombrables publicités placardées aux quatre coins de Paris.

Dans la réalité et d'après les spécialistes, on est loin de la démesure des Nuits de feu, le concours qui tous les deux ans réunissait les meilleurs artificiers du monde dans le majestueux parc Le Nôtre. Et pourtant, celui qui va orchestrer le show est un certain Jean-Eric Ougier. Celui-là même qui pendant cinq saisons régnait sur la compétition de Chantilly en tant que directeur artistique.

De là à penser que Saint-Cloud est en train de voler la vedette à Chantilly, qui était le théâtre de l'un des plus grands feux d'artifice du monde depuis 1987, il n'y a qu'un pasâ?¦ Et les inconditionnels des Nuits de feu ont raison de s'inquiéter. Car l'avenir de cet événement culturel oisien, qui rassemblait quelque 120000 spectateurs, est fort compromis.

Il y a un an, le conseil général â?? seul organisateur â?? annonçait qu'il renonçait à la 17e édition prévue en juin 2010, avançant l'argument de la récente et coûteuse opération de restauration du parc du château qui imposait une réorganisation logistique. Le comité départemental du tourisme (CDTO) promettait alors un retour de la fête en 2011. « Actuellement, d'un point de vue technique, les conditions ne sont toujours pas réunies », confie aujourd'hui Pierre Sabouraud. Le directeur du CDTO évoque à nouveau les difficultés liées au fait de tirer un gigantesque feu d'artifice sur le parterre récemment rénové.

Mais la vraie raison n'est pas là, la fondation pour la sauvegarde et le développement du domaine de Chantilly, à l'origine de la restauration, n'ayant jamais estimé que pyrotechnie et monument historique étaient incompatibles. En revanche « l'incertitude du plan de financement » fait s'écrouler tout l'édifice. En bref, Yves Rome, le président (PS) du conseil général, ne veut plus dépenser le million d'euros nécessaire à l'événement.

Le maire (UMP) de Chantilly, Eric Woerth, qui envoyait encore il y a quelques semaines une lettre de relance à l'attention du président du conseil général, dénonce une « décision contre Chantilly », ville de droite dans un département de gauche. « Je suis consterné, se désole le ministre du Travail. Il s'agit d'une manifestation ancienne, bien établie et extraordinairement populaire. C'est une décision purement politicienne, alors que les Nuits de feu représentaient une merveilleuse valorisation de l'Oise. »

Malgré ce coup dur, Eric Woerth ne renonce pas. Eu plein cÅ?ur du débat sur les retraites, le ministre a même prévu une première réunion de travail sur le sujet dimanche. « Je ne veux pas que les Nuits de feu partent ailleurs, comme à Saint-Cloud. Nous allons essayer de trouver les moyens financiers pour les organiser sans le conseil général. On peut chercher de nouveaux partenaires et resserrer un peu le budget sans toucher à la qualité de la manifestation. »

L'organisation même du concours faisait déjà l'objet de vives critiques de la part des professionnels de la pyrotechnie qui ont même fondé un collectif demandant une mise à plat des pratiques pour pouvoir exercer correctement leur métier.

Cette dérive, entraînant une perte de crédibilité de l'événement dans le petit monde de l'artifice, aurait-elle précipité la fin des Nuits de feu? Impossible de le savoir. Les fans, en tout cas, veulent encore croire en l'avenir de ce qui était la plus importante manifestation culturelle de l'Oise.

Nuits de feu, Prix de Diane, Mondial de polo... L'Oise sait accueillir des événements de prestige. En 1987, les jardins du château de Chantilly résonnaient du premier concours international de feux d'artifice, les Nuits de feu. Un événement qui acquerra très vite une renommée mondiale, contribuant aussi à faire connaître les joyaux historiques de l'Oise.

Et comment ne pas évoquer le Prix de Diane, course hippique créée en 1834 et longtemps associée à la maison Hermès ? Le rendez-vous mondain par excellence, avec ces dames aux grands chapeaux, dans le cadre de l'hippodrome rénové de Chantilly. Ou encore le Mondial de polo à Apremont, plus confidentiel, mais qui voit s'affronter les meilleurs gauchos d'Argentine.

En 1994, les Pink Floyd choisissent Chantilly pour un concert exceptionnel en France. Aujourd'hui, même dans le prestige, l'heure est aux économies.

Événement Description Année de début
Nuits de Feu Concours international de feux d'artifice 1987
Prix de Diane Course hippique prestigieuse 1834
Mondial de Polo Compétition internationale de polo N/A

Vatel, dans les coulisses de la fête au Château de Vaux-le-Vicomte

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