Trois ans après son annonce, Metal Gear Solid V : The Phantom Pain est enfin de sortie. Un épisode peut-être moins crucial qu'un MGS 4, lui qui avait la difficile tâche de mettre un point final à l'histoire de la série, même si MGS V porte à son tour de lourds fardeaux sur ses épaules. Faire le pont entre les aventures de Big Boss et celles de Solid Snake, redorer le blason d'une série habituée à l'excellence, révolutionner une formule éprouvée mais poussiéreuse, être probablement le dernier jeu d'une telle envergure chez Konami, faire partir Hideo Kojima en beauté et incarner l'ultime épisode d'une série culte : jamais un Metal Gear Solid ne s’était autant éloigné de la formule originale de la série que ce Phantom Pain.
Le 1er septembre 2015, Metal Gear Solid V : The Phantom Pain venait conclure (malgré lui ?) une des séries les plus riches et fascinantes de l'histoire du jeu vidéo. Attendu de longue date par tous les fans de la série, ce cinquième opus est enfin disponible sur PC, PS3, PS4, Xbox 360 et Xbox One. L'occasion de retrouver « Snake » en haute définition, évoluant pour la première fois dans un vaste monde ouvert, propice à l'action et l'infiltration... Après nous avoir fait patienter en 2014 avec « Ground Zeroes », qui laissait présager le meilleur, Konami nous dévoile enfin son fameux « Metal Gear Solid V : The Phantom Pain ».
Testé par notre rédaction à partir de la version PlayStation4, le nouveau jeu de Hideo Kojima nous a immédiatement conquis. Le fait est quil s'adresse aussi bien aux fans de la première heure (dont nous faisons partie) qu'aux néophytes qui découvrent « Metal Gear » avec ce cinquième volet. Toujours orienté action-infiltration à la troisième personne (TPS), « The Phantom Pain » fait évoluer la saga en y ajoutant deux vastes environnements semi-ouverts en guise de « terrain de jeu » et la possibilité de conduire des véhicules. De quoi enrichir le gameplay avec de nouvelles interactions. Le tout en HD, grâce au nouveau moteur graphique (Fox Engine). Le résultat est spectaculaire.
Qu'il s'agisse de la modélisation des personnages, de l'animation, des effets visuels, ainsi que de la gestion des ombres et lumières dynamiques... vous en aurez plein les mirettes ! Précisons que Konami annonce dans son dossier de presse que « Metal Gear Solid V : The Phantom Pain » offre une surface de jeu 200 fois plus grande que celle du prologue « Ground Zeroes ». Bref, ce monde ouvert change radicalement des habituels couloirs et se renouvelle grâce à une large variété de paysages et de bâtiments à explorer. La météo n'est pas en reste, avec un cycle jour/nuit qui impacte l'évolution des missions.
N’y allons pas par quatre chemins : le gameplay de MGS 5 est tout simplement le plus abouti de la série. D’abord par la palette de mouvements de Snake, bien moins rigide qu’auparavant. Notre héros dégage même une impression de souplesse très agréable dans les moments d’infiltration comme dans les séquences d’action. Une nouvelle maniabilité adaptée aux nouveaux décors de ce MGS évidemment bien plus ouverts, puisqu’on nous vend ici de l’open world, et plus verticaux qu’à l’accoutumée. On est même souvent invité à grimper pour se frayer un chemin moins conventionnel ou simplement scruter les environs. La reconnaissance du terrain avec les jumelles est d’ailleurs un passage obligé dès lors que l’on arrive à proximité d’un avant-poste ou d’une base.
Manette en main, on retrouve le dynamisme des derniers épisodes pour un plaisir décuplé. A pied, à bord de véhicules ou à cheval, « Snake » se révèle une fois de plus redoutable ! En vue subjective (avec la mire des armes à feu) ou à la troisième personne (TPS), notre héros alterne à merveille infiltration et assauts musclés. Bien vu pour les « bleus », cet épisode est relativement facile d'accès, tout en restant riche et évolutif. Il est notamment possible de cacher les corps dans des casses, comme dans "Htiman" !
Le plus grand apport des zones ouvertes reste sans conteste la diversité des approches possibles. Elles sont conditionnées dès la préparation de la mission avec le matériel, pléthorique, emporté. Ensuite c’est la sélection du buddy qui peut conditionner une mission. Au départ seul le cheval est disponible, en guise de moyen de locomotion discret. Se joindra ensuite D-Dog, qui deviendra dès lors probablement votre coqueluche. En dehors d’être le meilleur ami de l’homme, il est le meilleur ami du joueur : il détecte les ennemis et les marque à presque 90 mètres, repère les ressources, les plantes, les mines, peut attirer l’attention et liquider les ennemis même lourdement protégés. Quiet est également de la partie, pour marquer aussi les gardes qu’elle peut voir depuis son spot, et qui sait loger une balle entre les deux yeux ou simplement retirer le casque porté par un ennemi, sur commande. Démunie d’un silencieux les premiers temps, le joueur discret préférera ne pas trop compter sur elle. Enfin le D-Walker permet de se déplacer rapidement tout en disposant d’une puissance de feu utile contre certains ennemis et véhicules blindés.
Sur le terrain c’est le level design qui varie les plaisirs, bien plus étendu, bien plus propice à la réflexion et à la recherche de la voie royale. La configuration change du tout au tout en fonction du type de lieu (avant-poste, base, village, etc.) et du pays. L’Afghanistan est composé de diverses bases reliées entre elles par des couloirs creusés dans la roche alors qu’en Afrique (à la frontière entre l’Angola et anciennement le Zaïre), les espaces sont autrement plus vastes. On n’y emprunte plus de route, on coupe à travers la large savane. Les conditions climatiques y seront également pour beaucoup dans l’accomplissement ou l’échec votre tâche. Un grand soleil de plomb vous rend visible de loin alors que la nuit divise considérablement le champ de vision ennemi.
Au gré des missions, les fantassins se renforcent avec des casques, les protégeant des tirs à la tête, de gilets pare-balles voire de combinaisons renforcées, rendant le tout puissant pistolet tranquillisant inefficace. Les bases se dotent de caméras, postent des snipers, des gardes munis de fusils à pompe, de vision nocturne, de leurres, de Walker Gears, d’hélicoptères rendant l’infiltration et surtout l’action bien plus difficiles à mettre en oeuvre. Le niveau de l’intelligence artificielle ne brille pas spécialement individuellement, c’est davantage l’union qui fait la force chez nos ennemis. Ils n’hésitent pas à demander l’assistance d’un autre garde ou à avertir le QG pour les plus méfiants. La situation tourne rapidement au vinaigre lorsque le joueur est repéré dans les zones peuplées, tant les assauts ennemis sont organisés.
C’était le grand final de Ground Zeroes, la chute de la Mother Base qui entraînait avec elle Big Boss et son armée. Les Militaires sans frontières se rebaptisent les Diamond Dogs dans Phantom Pain et comptent se remettre sur pieds dans le sillage de “Punished Venom Snake”. Sur le même principe introduit dans Portable Ops puis approfondi dans Peace Walker, la gestion de la Mother Base est ici encore un peu enrichie. Évidemment le coeur du projet consiste à convertir l’ennemi exfiltré sur le terrain pour en faire une recrue. C’est avec une persuasion étonnante que Big Boss rallie à sa cause des soldats classés selon leurs compétences dans l’unité d’attaque, la recherche et développement, le soutien, le développement de la base, le renseignement et la section médicale.
Plus les statistiques des recrues sont bonnes, plus elles sont nombreuses, meilleur sera le rendement de l’unité. De meilleurs équipements, un meilleur soutien sur le terrain, la construction de la base qui progresse mieux, davantage de renseignements : l’union fait la force. L’unité d’attaque a sa petite spécificité, du reste légèrement simplifiée par rapport à Peace Walker, puisque ses membres peuvent être assignés à des missions dans le menu “Déploiement” qui rapportent des ressources, des recrues et de l’argent. On peut décider en outre de cibler certains équipements adverses comme les casques, les lunettes de vision nocturne ou les caméras pour moins y faire une fois Snake lancé sur le terrain.
Mais c’est le fait de réellement parcourir et voir se construire la Mother Base qui constitue la plus grosse nouveauté de cet à-côté. Ce troisième terrain de jeu accueille des missions secondaires et quelques missions principales réussies. Dans ses allées on retrouve toutes les recrues, animaux et matériel récupérés sur le terrain. Cet aspect collectionnite, passage obligatoire pour poursuivre l’histoire et mener à bien certaines missions, ne sera pas du goût de tous. Que vous adhériez ou non au concept, celui-ci est exécuté de façon rapide et limpide depuis l’interface instinctive de l’iDroid.
Le pitch est également l'un des points forts du jeu de Hideo Kojima, avec une introduction qui restera culte. En effet, Snake (que l'on appelle également « Bigboss ») a été secrètement capturé et plongé dans un coma artificiel (pendant 9 ans), par un groupuscule militaire privé américain dénommé « Cipher ». Au cours de cette fameuse introduction ou notre héro reprend conscience, vous découvrirez qu'il n'est vraiment pas en grande forme. Borgne, amputé d'un bras et le corps criblé de débris, suite à une terrible explosion... Heureusement, lhôpital qui labrite est pris d'assaut. Et notre héros est épaulé par un frère d'arme pour une mission d'exfiltration mise en place avec l'aide d'Ocelot (l'éternel rival de Snake !).
Mis en scène, tel un long métrage hollywoodien, « Metal Gear Solid V : The Phantom Pain » nous embarque dans son univers - atypique -, dès les premières minutes de jeu et ne cesse de gagner en puissance après quelques phases de tutoriel interactifs. A peine, découvrons-nous les vastes paysages désertiques dAfghanistan de 1984 (en monde ouvert !), qu'il est question d'aller faire parler la poudre en infiltrant un campement ennemi ou est retenu prisonnier « Kazuhira Miller », un soldat allié. Comme dans les missions proposées (150 annexes et 50 principales), vous aurez le choix entre linfiltration ou la brutalité d'un assaut frontal. En fonction de l'équipement et des véhicules à disposition, Snake se faufile discrètement ou opte pour un carnage. A ce propos, le système d'armement est monté d'un cran, avec la customisation. Une fois votre première mission terminée, il sera temps de découvrir la « Mother Base ».
Metal Gear Solid V: The Phantom Pain sur PS3/Xbox 360 est plaisant de prime abord, puis l'aventure commence dans un monde ouvert qui pique la rétine... Les graphismes de cette nouvelle production se résument en trois points : en intérieur, de jour et de nuit. Pour être plus précis, le jeu est vraiment agréable à l'œil lorsque des moments intenses se passent entre quatre murs. La réalisation globale est top, la modélisation est plus que correcte, la sensation de jouer à un bon jeu PS3/Xbox 360 se fait ressentir.
En extérieur, en revanche, c'est une autre histoire. De jour, Metal Gear Solid V: The Phantom Pain subit les pires sévices du monde. Les textures ont du mal à s'afficher, sont plates et baveuses, le clipping est omniprésent et il y a de l'aliasing à foison. Pour en rajouter une couche, lorsqu'un certain nombre d’éléments sont affichés à l'image, le titre se met à saccader, à ralentir. De manière générale, le framerate est en souffrance à l'extérieur.
Malgré ces petits problèmes visuels, l'expérience du joueur reste identique aux versions haut de gamme.
| Aspect | Description |
|---|---|
| Graphismes en intérieur | Agréables à l'œil, modélisation correcte |
| Graphismes en extérieur (jour) | Textures plates et baveuses, clipping omniprésent, aliasing |
| Performances en extérieur | Saccades, ralentissements, framerate en souffrance |
En exploitant le système de récupération « Fulton » (un ballon gonflable dédié à lextraction), vous pouvez lors des missions faire évoluer votre plate-forme en envoyant armes, soldats ennemis, animaux, matériels, véhicules ou containers... Tous ces éléments vous octroient des récompenses après chaque mission réussie. En recrutant des hommes sur le terrain ou en récupérant des matières premières, vous avez la possibilité d'agrandir votre « Mother Base ». Son évolution vous perme de développer de nouvelles armes ou de nouveaux objets très utiles au combat et de les expédier directement au front. Il est aussi possible de former des équipes de soldats pour vous épauler lors des missions.
Important pour les fans de « Metal Gear » sur PlayStaion One (1995), ce cinquième opus propose dutiliser le fameux « carton » pour dissimuler « Snake » et le faire progresser furtivement. Concernant les personnages clés de ce cinquième oups, Hideo Kojima n'a par perdu la main ! Les principaux protagonistes sont tous charismatiques et bénéficient d'une excellente modélisation faciale et d'animations ultra-réalistes. Snake, Kazuhira Miller, Ocelot, Emmerich, Quiet, Eli ou encore le redoutable « Skull Face » font tous honneur à nos consoles et PC équipés d'une configuration dernière génération !. Cest pourquoi, nous vous recommandons sans réserve d'investir dans ce cinquième volet. D'autant plus sachant qu'il regorge, pour les fans, dallusions aux précédents épisodes. De toute évidence, cette nouvelle orientation de la série flirte avec le sans faute et Konami ne va pas en rester là. Le nouveau moteur "Fox Engine" fait des merveilles ! Personnages, animaux, environnements (intérieurs / extérieurs) sont finement modélisés en HD.
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