La marionnette, un art ancestral, accompagne l'humanité depuis les premiers âges. Il est impossible de déterminer avec précision le lieu de naissance de la première marionnette, mais nous savons que les Égyptiens utilisaient des théâtres de marionnettes avec des corps en bois et des visages en ivoire depuis la plus haute antiquité.
Au XIème siècle avant notre ère, en Inde, apparaît Sutradhara, considéré comme le père de tous les "Polichinelles" du monde. Sa progression se poursuit ensuite vers Ceylan, Java, Bali, la Birmanie et la Chine, mille ans avant notre ère ! La marionnette atteint la Perse par le chemin des caravanes, puis la Méditerranée. Enfin, la marionnette médiévale est née dans les églises avant d'en être chassée.
Fig. 1 - Représentation d'une marionnette sur des hiéroglyphes égyptiens.
Aujourd'hui encore, la marionnette est toujours bien vivante au service de l'homme, qu'elle soit amusante, éducative ou thérapeutique.
La marotte est une marionnette simple, comportant une tête fixée sur un bâton. Certaines n'ont pas de bras. La robe est fixée au cou et c'est tout ! Cette marionnette est manipulée au-dessus de la tête du marionnettiste. Simple, elle se prête tout de même à des jeux très recherchés.
En éducation, que ce soit à l'école, en centre de vacances ou de loisirs, on utilise des marionnettes toutes faites, mais le plus souvent, chaque enfant fabrique sa propre marionnette. On manipule mieux les marionnettes que l’on a construites soi-même. C’est pourquoi, l’adulte devra penser à créer une dynamique de création rapide pour que l’enfant joue rapidement. L’enfant a surtout besoin de jouer, d’inventer, de créer des histoires et non de perdre du temps à réaliser une marionnette compliquée.
Voici une technique simple pour fabriquer une marotte avec des matériaux de récupération :
Les enfants n’ont pas forcément un personnage en tête, c’est en tâtonnant qu’ils créent un personnage. La tête en séchant doit être bien rigide. Une fois sèche, retirez le bâton afin de vider le sac de sciure.
Quand la tête est bien sèche, poncez les aspérités au papier de verre. Avant de peindre, vous pouvez passer une couche d’enduit, car les journaux risquent de « boire » trop de peinture. Ne surchargez pas de couleurs. Trois nuances dominantes pour une marionnette suffisent. N’accordez à votre tête que l’essentiel.
Les cheveux sont en laine, en crin, en paille, en copeaux ou en tout ce que vous souhaitez. Placée au bout du bâton, la boule de terre sera modelée avec précision. Vous donnerez au visage des personnages des arêtes bien nettes, des reliefs bien précis ; la terre offre de nombreux détails. Puis lorsque la tête en terre est séchée et bien dure, enduisez-la d'un corps gras (huile) et collez des bandes de papier journal comme dans la technique précédemment expliquée.
Le nez doit être en volume. Il se fait à partir d’un triangle. Les yeux peuvent être ronds, carrés, triangulaires, etc. Passer une baguette à l’intérieur de la tête et coller derrière.
Fig. 2 - Exemple de fabrication d'une marotte.
| Partie de la Marotte | Matériaux Possibles |
|---|---|
| Tête | Papier mâché, terre, tissu rembourré |
| Corps | Tissu, feutrine |
| Cheveux | Laine, crin, paille, copeaux |
| Nez | Papier, carton, tissu |
| Yeux | Boutons, perles, papier |
La marionnette n’est pas un objet d’exposition, elle a besoin de vivre, le manipulateur sera celui qui lui donne vie.
Où ? Dans une pièce permettant d’installer le castelet et d’accueillir des spectateurs. Chaque marionnette avant d’apparaître au public devra toujours se placer à bonne hauteur.
Le manipulateur se prépare avant d’entrer dans l’aire de jeu du castelet. C’est un travail effectué uniquement avec des onomatopées ou silencieusement. La parole est superflue et inutile.
Les participants passent les uns après les autres, rapidement, en ayant toujours le souci de regarder ce que font les autres. On entre et on sort sa marionnette. On la présente en essayant de lui donner une marche correspondant à la morphologie du personnage. Le personnage arrive, donc la marche sera de profil et non face aux spectateurs.
Le manipulateur, au cours de jeu, est debout. Il doit, comme sa marionnette, courir, marcher, sauter, danser.
Les enfants ont construit un roi, un paysan, un cow-boy. Laissez-les parler avec leur marionnette, ils font connaissance. Chacun parle avec son double, des scènes s’improvisent, les autres entrent dans le jeu. La notion de spectacle apparaît.
Ne cherchez pas d’histoires trop compliquées. Il faut que le jeu derrière le castelet soit toujours un plaisir pour l'enfant.
La marionnette bouge avec un rythme différent de celui de nos mouvements de tous les jours. Les gestes doivent être clairs, chaque mouvement doit aider à exprimer quelque chose.
La marionnette a la capacité extraordinaire de pénétrer la complexité de la vie.
En centre de vacances ou de loisirs, les enfants se déguisent, fabriquent des masques, des marionnettes pour des productions ou des spectacles. Un coin permanent expression met l’accent sur la place de l’imagination de l’enfant, créant ainsi un jeu dramatique spontané.
L’expression, à travers déguisements, masques et marionnettes, s’adresse à tous les âges. Ce moyen facilite le jeu libre sans but défini, seul ou avec d’autres. Le jeu est éphémère. Des marionnettes de types divers placées dans le coin expression permettent de jouer mais aussi, incitent à en fabriquer d’autres.
L’école ou les autres lieux éducatifs ne préparent pas de futurs marionnettistes mais des enfants sensibles aux activités d’expression.
Pour libérer les enfants d’un texte à apprendre par cœur, on peut utiliser le « conteur » qui lit l’histoire pendant que les autres jouent. Une règle générale est d’exprimer le mieux possible à travers la manipulation, d’où l’intérêt de travailler des scénarios sans textes.
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