Le lithium est un métal alcalin naturellement présent dans l'environnement, notamment dans l'eau, le sol et certains aliments. Bien qu'il ne soit pas considéré comme un micronutriment essentiel, il suscite un intérêt croissant pour ses effets potentiels sur la santé, en particulier sur la santé mentale et neurologique. Le lithium est largement utilisé dans le cadre thérapeutique dans le traitement des troubles bipolaires. Le lithium a pour propriété d'être normothymique, c'est-à-dire qu'il va stabiliser l'humeur.
Le lithium se retrouve dans de nombreux aliments, en particulier dans les végétaux :
On le trouve aussi en quantité moindre dans les eaux minérales. En revanche, l'offre totale du lithium est inégalement répartie sur la croûte terrestre, ainsi de nombreuses régions géographiques (dont l'Europe) aurait des consommations faibles en lithium.
Les principales sources alimentaires de lithium incluent les céréales et les légumes, bien que de plus faibles quantités soient présentes dans les produits d'origine animale. Le lithium est plus abondant chez les espèces marines. De ce fait, les poissons sont très riches en lithium. Les végétariens ou les végétaliens, dont l'alimentation est principalement basée sur des produits végétaux, ont tendance à ingérer plus de lithium naturellement que ceux qui consomment également des protéines animales.
Le lithium est un oligo-élément naturel que l'on trouve en petites quantités dans tous les organismes vivants, y compris les plantes et les animaux. Issu de l'érosion des roches et du sol, il s'accumule dans les eaux souterraines.
La quantité de lithium qu'une personne consomme quotidiennement par le biais de son alimentation peut varier considérablement en fonction de la situation géographique.
Le lithium est utilisé comme oligoélément dans les troubles légers de sommeil et l'irritabilité chez les adultes et l'enfant de plus de 6 ans.
Bien que le lithium ne semble pas indispensable à la survie des animaux et des plantes, et qu'aucune maladie humaine liée à une carence en lithium n'ait été identifiée, des études nutritionnelles sur les mammifères révèlent son importance pour la santé.
De faibles doses de lithium ou une augmentation de l'apport alimentaire de ce minéral peuvent avoir des effets normothymiques (stabilisation de l'humeur). Cela est dû à plusieurs mécanismes biologiques, notamment l'inhibition d'enzymes telles que la glycogène synthase kinase 3β (GSK-3β), qui régule les processus intracellulaires, et la modulation de la synthèse et de la libération des neurotransmetteurs.
Des études épidémiologiques montrent que les régions où la teneur en lithium de l'eau du robinet est plus faible ont des taux plus élevés d'hospitalisations psychiatriques, de suicides, d'homicides et d'autres crimes, ce qui suggère que la consommation de lithium pourrait affecter le comportement. Le mécanisme d'action exact du lithium dans les troubles psychologiques et comportementaux est inconnu. Il semble affecter l’activité de la dopamine et de la sérotonine.
En effet, le lithium augmente la neurotransmission sérotoninergique par de multiples mécanismes, notamment par augmentation de la synthèse de la sérotonine, de l'absorption du tryptophane et de la libération de la sérotonine. Les effets sérotoninergiques du lithium ont été suggérés comme étant responsables de ses actions anti-suicidaires et anti-agressives. Le lithium pourrait également augmenter l’activité de la monoamine oxydase (MAO) et améliorer le transport du folate et de la vitamine B12 dans les cellules cérébrales, ce qui peut affecter l'humeur.
Des chercheurs ont exploré le potentiel préventif du lithium contre la maladie d'Alzheimer. Lors d'un essai clinique randomisé en double aveugle, 45 participants atteints de troubles cognitifs légers ont été suivis sur une période de 12 mois. Par ailleurs, une autre étude a suggéré que des microdoses quotidiennes de lithium pourraient être bénéfiques pour les patients souffrant de la maladie d'Alzheimer.
Une étude récente publiée dans Nature a révélé des niveaux de lithium significativement plus faibles dans le cerveau des personnes atteintes de troubles cognitifs légers (MCI), un précurseur de la maladie d'Alzheimer. Dans des modèles animaux, cette carence en lithium a entraîné une augmentation du dépôt de plaques β-amyloïdes, une accumulation de protéines phosphotau, une perte de synapses et de myéline, et une inflammation cérébrale accrue. De plus, le lithium a été observé s'accumuler dans les plaques amyloïdes, réduisant ainsi sa biodisponibilité.
L'utilisation du lithium dans la dermatite séborrhéique a montré des effets bénéfiques. Des données expérimentales suggèrent un effet immunomodulateur dépendant de la dose, conduisant à une amélioration des réponses immunitaires anti-inflammatoires.
Il est cependant à préciser que la frontière entre la dose utile et la dose toxique en lithium est très mince. Ce qui implique un suivi médical très minutieux lors d’un traitement avec du lithium. De plus, un traitement avec du lithium implique plusieurs paramètres à suivre de près. La prise est ainsi fonction de la concentration plasmatique ainsi que la réponse clinique de chaque individu.
Puisque la quantité utile en lithium n’est pas loin de la quantité toxique, il est indispensable de bien suivre les indications médicales.
La posologie doit être stabilisée au plus faible taux efficace. La lithémie minimale efficace recommandée est de 0.5 à 0.8 mEq/l.
La dose initiale est de 500 mg. Le lithium sous forme d'oligoélément n'a pas de place dans le traitement de ces troubles. En oligothérapie, la posologie de lithium sous forme de citrate de lithium est de 2 à 4 mg (2 à 4 ampoules) chez l'adulte et de 1 à 2 mg chez l'enfant de plus de 6 ans (1 à 2 ampoules).
| Groupe | Posologie |
|---|---|
| Adulte (oligothérapie) | 2 à 4 mg (2 à 4 ampoules) |
| Enfant de plus de 6 ans (oligothérapie) | 1 à 2 mg (1 à 2 ampoules) |
Le lithium, longtemps associé uniquement aux traitements psychiatriques, suscite aujourd’hui un intérêt croissant des chercheurs. À très faible dose, il ne se comporte plus comme un médicament mais comme un micronutriment protecteur, agissant contre l’inflammation chronique, le stress oxydatif et le vieillissement cellulaire.
De récentes études suggèrent même qu’il pourrait contribuer à ralentir le déclin cognitif et jouer un rôle dans la prévention des maladies liées au vieillissement et neurodégénératives comme Alzheimer. Cependant, aucune étude clinique humaine à grande échelle n’a encore validé cette approche. Le lithium seul n’est pas une solution miracle.
Il faut s’assurer d’avoir tous les nutriments fondamentaux pour le cerveau et en bonne quantité.
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