Marrakech, ville ocre aux mille saveurs, regorge de tables exceptionnelles et de lieux gourmands. Des riads cachés aux restaurants étoilés, en passant par les boulangeries artisanales, la scène culinaire marrakchie est riche et variée. Cet article vous propose un tour d'horizon des meilleures adresses et des avis éclairés pour profiter pleinement de votre expérience gastronomique à Marrakech.
La Sultana, hôtel de charme membre des Small Luxury Hotels of the World, est l’une de nos tables cachées préférées de Marrakech. Celles que les concierges ne partagent qu’à leurs meilleurs clients, assurant à la fois une forme d’exclusivité, de raffinement et de surprise. Cet établissement regroupe des riads indépendants en plein cœur de la médina. La décoration s’y trouve particulièrement soignée et opulente, dans la plus pure tradition locale.
L’enchaînement de couloirs, à l’entrée, ouvre sur une somptueuse terrasse végétalisée au milieu de laquelle la vaste piscine turquoise borde d’anciens murs de brique. Un joueur de cithare décline son récital alors que s’invite la double carte de spécialités marocaines et françaises. Au choix, ce restaurant de Marrakech est idéal pour déguster l’un des meilleurs couscous ou tagines de la ville (déclinés aussi en version végétarienne) alors que d’autres convives pourront opter pour un turbot meunière ou les fameuses ravioles de langoustes de Dakhla escortées de salicorne et crème de crustacés. Un grand écart parfaitement réussi entre Bretagne et Maghreb. On a jugé les assiettes au niveau de l’étoile Michelin, le service alerte et les tablées drapées de blanc.
Mieux vaut se fier aux conducteurs de tchouk-tchouk qu'à son GPS si on veut arriver au restaurant à temps pour le dîner. Situé dans un dédale de ruelles de la Médina, Le Slimana ne s'offre pas au premier venu... Installé dans une ancienne demeure du Sultan, le restaurant tire son nom d’un héritage précieux et propose un voyage au cœur de l’histoire marocaine.
Sur trois niveaux, à la manière d’un riad traditionnel, chaque espace a sa propre ambiance. Mais tous mettent en valeur l'artisanat local, dans une version colorée et moderne, sans renier pour autant les somptueux zelliges traditionnels. Sous la direction d’un chef marocain créatif, la cuisine du Slimana sublime des produits locaux soigneusement sélectionnés, pour offrir une expérience hors des sentiers battus. La carte propose tapas et plats principaux revisités : zaalouk, briouates au fromage de chèvre, tajines, couscous aux sept légumes, gnocchis au houmous ou ravioles makfoul, etc. Mais sous un jour vraiment nouveau. C'est généreux, c'est coloré et, surtout, absolument délicieux !
Les desserts, tels que la crème brûlée à la pistache ou le tiramisu à la fleur d’oranger, complètent ce voyage culinaire unique et démontrent tout le talent du chef. Une pépite. Bon à savoir : les propriétaires du Slimana ont pour projet d'ouvrir l'an prochain une seconde adresse dans le désert d'Agafay (là où se trouve l'Inara Camp), qu'ils appelleront Hakawa, qui veut dire « Hymne de la joie ».
Au sein du mythique Royal Mansour, le Sesamo des frères Alajmo (trois étoiles en Italie) tient une place à part. Plus qu'un restaurant italien de palace, il est le prolongement de la vision globale de Massimiliano et tisse des liens subtils entre l'Italie et le Maroc. Le décor du restaurant est le reflet de cette philosophie, entre magnificence, sincérité et générosité.
Cette vision prend naturellement vie dans une cuisine italienne contemporaine, profondément respectueuse du lieu qui l’accueille. Sous l’impulsion du chef Riccardo Barni, aux commandes de la cuisine de Sesamo, des liens de confiance se tissent avec les agriculteurs et artisans de la région, révélant de véritables trésors gastronomiques, dont plusieurs produits rares valorisés par le mouvement Slow Food. La carte change cinq fois par an et les 3 menus portent les noms des figures tutélaires de la famille. Parmi nos plats préférés ? L'inénarrable « Capuccino Majorelle », les Cavetelli ou encore, si vous avez de la chance de le trouver à la carte le sublime risotto câpres et café !
A quelques minutes de la médina, attenant au Golf Royal, le Mandarin Oriental Marrakech ressemble à un palais qui teinte les codes berbéro-mauresques de lignes contemporaines, les sommets de l’Atlas en toile de fond. Alliant le service d’exception asiatique à l’hospitalité marocaine, ce joyau est le premier établissement du groupe hôtelier en Afrique. Lové dans 20 hectares de palmeraies et de jardins parfumés de 100 000 roses, cet hôtel 5 étoiles incarne élégance et sérénité. Les architectes Patrick Gilles et Dorothée Boissier ont joué avec colonnes, marbres et bassins pour que cette oasis illustre la quintessence du luxe. Les 65 clés, dont 58 villas dotées de piscines privatives, constituent une ode à l’opulence. Outre une immense piscine centrale et un spa XXL primé, le MO cultive l’art de la gastronomie avec trois restaurants.
Face à l’immense piscine scintillante, à l’ombre des pergolas fleuries de bougainvilliers, le restaurant de Marrakech Pool Garden est incontournable pour un brunch dominical. La carte propose une belle sélection pensée autour de fruits et légumes frais provenant du potager de l’hôtel de luxe, de fruits de mer grillés et de plats légers d’inspiration méditerranéenne. La générosité du sud est déclinée selon deux thématiques qui changent chaque semaine. Par exemple le menu péruvien/espagnol inscrit paella, ceviche de dorade, poulpe à la gallega et gambas al ajillo.
Implanté dans le bâtiment principal, ce deuxième restaurant à Marrakech, largement éclairé de baies vitrées, est ponctué de touches d'authenticité, entre moucharabieh et usage subtil de bougies et de fer forgé. Orchestré devant une cuisine ouverte, il invite à une immersion dans la gastronomie cantonaise. Elle est portée par l’esprit novateur du groupe Hakkasan, qui s'inspire du concept japonais d'izakaya (lieux conviviaux où l’on partage mets raffinés et boissons dans une atmosphère décontractée). Ici les assiettes sont pensées pour circuler entre les convives, créant un ballet de saveurs fines et audacieuses. Le menu dévoile une collection de plats signatures, où chaque bouchée révèle l’équilibre parfait entre tradition et modernité : assortiment de dim sum, canard croustillant laqué, raviolis aux crevettes, ribs de bœuf fondants. Cette découverte gustative s’accompagne d’une carte de cocktails créatifs.
En terrasse ou dans une salle, où s’harmonisent matériaux bruts, nuances chaudes et détails artisanaux marocains, cette troisième table émoustille les papilles. Supervisée par le chef étoilé Michelin Akrame Benallal, elle doit son nom à une ancienne province d’Azerbaïdjan ; ce qui laisse supposer l’influence de la mythique Route de la Soie. Le maître-queux s’en est en effet inspiré pour imaginer des recettes métisses enrichies d’épices. Un véritable festival aux dressages aériens, aux assaisonnements précis, aux associations inattendues. Chaque plat raconte une histoire, du tagine de souris d’agneau à la pastilla de homard, du filet de dorade cuit dans une feuille de bananier aux tempuras de légumes à la chemoulah épicée, sans oublier les desserts à base de pistache et dattes.
Dans une galerie marchande Art déco du Guéliz, Aziz Nahas apporte une nouvelle vision de la cuisine marrakchie avec son concept de la ferme à l'assiette. Ancien banquier originaire de Casablanca, il a créé en 2000, au sud-est de la ville rose, Sanctuary Slimane, une ferme de permaculture de 10 ha. Puis associé au français Benjamin Pastor, il a lancé en 2023 la boulangerie-café Blue Ribbon dans cette même galerie, avant de proposer Farmers.
Le chef marocain Driss Aloui mitonne une cuisine essentiellement élaborée avec les ingrédients bio de la ferme, agrémentés de fleurs, telles les petites courgettes frites et leurs fleurs, accompagnées de pourpier en tempura et pousses de moutarde. Driss travaille les goûts et les textures, s’amusant par exemple à cuire de trois façons le poulet fermier servi avec poivronnade fumée et toum (sauce à l’ail moyen-orientale). Sa courte carte inclut aussi un poisson, la dorade aux deux sauces (rouge à la harissa, verte à la chermoula), et son cortège de pousses de la ferme.
Nous voilà au cœur de l’animée médina, à quelques pas de la place Jemaa El-Fna pour une expérience en rooftop qui vaut le détour. Réservation indispensable au Kabana pour avoir la chance de s’attabler à l’une des terrasses les plus courues de la ville ocre. On comprend pourquoi dès que l’on arrive au bout des escaliers qui mènent en terre promise : dans ce restaurant de Marrakech, c’est d’abord l’atmosphère festive et chaleureuse que l’on vient chercher, couplée à une déco bohème chic enthousiasmante et zéro défaut. On adore !
Du côté des assiettes, les nourritures s’avèrent simples mais goûteuses et préparées dans les règles de l’art. Le fameux burger, fromage à raclette et mayo à la truffe fait fureur au milieu d’une carte fusion bien ficelée où les spécialités asiatiques tiennent la corde (sushis, différents woks, gyozas…). On trouve aussi un bon nombre d’assiettes d’inspiration occidentale (souris d’agneau basse température et ses gnocchis au pesto, spaghetti alle vongole…) qui changent des sempiternels couscous et tagines.
Impossible de passer sous silence cette table marocaine d’exception si l’on veut faire l’expérience de spécialités locales travaillées et servies façon haute cuisine, dans un décor grandiloquent. Adjacent à la médina, au sein de la légendaire Mamounia, Le Marocain propose tout simplement le meilleur du pays, à des tarifs proches de ceux des restaurants gastronomiques parisiens. Mais quel festival ! Le menu « expérience Marrakech » inclut par exemple une entrée, un poisson, un plat principal et un dessert (130 € par personne).
Les tagines sont garnis, au choix, de lapin et poire confite, de poulet fermier aux olives et au citron, d’agneau, petits pois et fonds d’artichauts ou encore de langouste, asperges et pois chiches… La tangia d’agneau s’avère meilleure ici que partout ailleurs, les cornes de gazelle, en dessert, sont signées Pierre Hermé. Le célèbre chef a en effet créé, pour l’hôtel, une succulente recette sur mesure qui revisite la pâtisserie originale avec brio.
On vous le dit tout net, on a toujours été fan de Jean-Georges Vongerichten. Avoir déjeuné à deux reprises dans son restaurant de New-York alors qu’il arborait encore 3 étoiles Michelin nous a laissé deux expériences impérissables. Et la déclinaison de sa cuisine à travers le monde, façon brasserie de chef contemporaine, comme dans son restaurant de Paris Market, nous a, à chaque fois, tout autant convaincu. Il en va de même dans le cadre somptueux de La Mamounia, pour son concept de restaurant asiatique qui propose un mix de spécialités japonaises, thaïes et chinoises.
La black cod caramélisée (75€) est probablement l’une des meilleures de Marrakech, le canard laqué à la pékinoise se voit servi entier, à partager, au milieu d’un grand choix de sushis, sashimis et makis qui raviront les amateurs de poissons crus.
Autant que l'éclair et la religieuse. Plantées devant l'éventaire des gâteaux, deux clientes marocaines, hijab chic sur la tête, hésitent. Derrière elles, une queue se forme, mêlant Marocains et Français. Depuis que les Delenclos, des anciens boulangers de Colombes (Hauts- de-Seine), ont ouvert leur boulangerie- pâtisserie, il y a moins d'un an, le tout- Marrakech s'y bouscule. Baptisé Les Maîtres du pain, le magasin, situé juste en face du Lycée français, est devenu un must de la capitale du Sud.
Dès que Mohammed VI et sa suite viennent passer quelques jours au pied de l'Atlas, c'est là que le Palais royal commande ses petits fours. "Les affaires marchent du feu de Dieu !", résume hardiment Aurore, l'une des filles Delenclos, une grande rousse de 25 ans qui ne mâche pas ses mots. Le succès est tel que la petite tribu de Colombes songe à ouvrir une nouvelle boulangerie. "On a beau être dix-sept personnes à travailler ici - dont douze Marocains -, cela ne suffit pas. On sature !", souligne la jeune femme.
| Restaurant | Type de Cuisine | Particularités |
|---|---|---|
| La Sultana | Marocaine et Française | Cadre luxueux, spécialités locales et françaises |
| Le Slimana | Marocaine revisitée | Situé dans une ancienne demeure du Sultan, cuisine créative |
| Sesamo (Royal Mansour) | Italienne | Lien entre Italie et Maroc, produits locaux |
| Pool Garden (Mandarin Oriental) | Méditerranéenne | Brunch dominical, produits frais du potager |
| Farmers | Cuisine de la ferme à l'assiette | Ingrédients bio de la ferme, plats créatifs |
| Kabana | Fusion | Rooftop festif, ambiance bohème chic |
| Le Marocain (La Mamounia) | Marocaine | Haute cuisine locale, cadre exceptionnel |
| Jean-Georges Vongerichten (La Mamounia) | Asiatique | Spécialités japonaises, thaïes et chinoises |
| Les Maîtres du Pain | Boulangerie-Pâtisserie | Incontournable, fournisseurs du Palais Royal |
tags: #les #maitres #du #pain #marrakech #avis
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic