L'univers des confitures est riche en saveurs, en traditions et en souvenirs d'enfance. À travers une anecdote de Georges Duhamel, explorons l'importance du parfum et du plaisir dans la confection de ces douceurs, tout en découvrant l'art de la confiture artisanale.
Avec une certaine moquerie, Georges Duhamel (1884-1966) a évoqué le thème de la confiture dans ses *Fables de mon Jardin* (Mercure de France, 1936). Il y rapporte la visite d’un économiste le jour où il faisait des confitures de cassis, de groseille et de framboise. L’homme lui explique qu’il a tort de faire ses confitures, que c’est une coutume du Moyen Âge, que, vu le prix du sucre, du feu, des pots et surtout du temps passé, il avait tout avantage à manger les bonnes conserves venues des usines.
L'économiste, aussitôt, commença de m'expliquer avec toutes sortes de mots, de chiffres et de formules, que nous avions le plus grand tort de faire nos confitures nous-mêmes, que c'était une coutume du Moyen Âge, que, vu le prix du sucre, du feu, des pots et surtout de notre temps, nous avions tout avantage à manger les bonnes conserves qui nous viennent des usines, que la question semblait tranchée, que, bientôt, personne au monde ne commettrait plus jamais pareille faute économique.
Et le narrateur de lui répliquer : « Ici, monsieur, nous faisons nos confitures uniquement pour le parfum. Le reste n'a pas d'importance. Quand les confitures sont faites, eh bien ! ».
Dans un grand mouvement lyrique et pour éblouir le savant, Duhamel s'exclame : « Attendez, monsieur! m’écriai-je. Quoi donc? Mais l’odeur, monsieur, l’odeur! Respirez : la maison toute entière est embaumée. Comme le monde serait triste sans l'odeur des confitures! » L’économiste, à ces mots, ouvrit des yeux d’herbivore.
Georges Duhamel (30 juin 1884 - 13 avril 1966), était un médecin, écrivain et poète français. Issu d'un milieu modeste, il étudie la médecine et exerce comme médecin militaire pendant la Première Guerre mondiale, expérience qui marque profondément son œuvre. Membre de l'Académie française dès 1935, il est connu pour ses romans humanistes, notamment la série Chronique des Pasquier (1933-1945), inspirée de sa propre vie, et Vie et aventures de Salavin (1920-1932), explorant les tourments intérieurs. Son style, empreint de sensibilité et de réflexion sociale, critique souvent la modernité et la guerre, comme dans Civilisation (1918), prix Goncourt.
Quand les confitures sont faites, eh bien! Rien ne ressemble plus à un pot qu’un confiturier. Sinon qu’on le reconnaît à son fond plat, à sa forme de tronc de cône renversé, à son couvercle plat et son manque d’anse. Cela défini, le confiturier peut être plus ou moins galbé et être monté sur un plateau central.
On en trouve en cristal et surtout en porcelaine, dont la plupart sort de manufactures comme celles de Sèvres, Vincennes ou Chantilly. Ce qui est surprenant car, selon le Vocabulaire typologique des objets civils et domestiques (1984), le mot « confiturier » est seulement apparu à la fin du XIXe siècle, et ne figurait pas encore dans le Dictionnaire de l’Académie française. Ce dernier s’est rattrapé, car dans sa dernière édition, la 9e, il indique qu’il s’agit d’un « petit récipient destiné à servir les confitures » et date le mot du XVIe siècle.
Revenons à l’objet lui-même, qui peut être pourvu d’encoches accueillant des cuillères à manche plus ou moins long, disposées verticalement.
L’un de ces modèles et douze cuillères en argent, de forme balustre, posant sur un piédouche circulaire, orné de moulures à décor de grecques, feuilles d’eau et rais-de-cœur ciselé de feuilles lancéolées et de griffons, les anses en forme de cygnes surmontant chacun un masque de femme à l’Antique ; le couvercle à doucine, la prise en forme de graine ; gravé d’un monogramme dans un écu, a été adjugé 2 300 €, à Drouot, le 8 décembre 2021 par la maison Fraysse & Associés, assistée par Marie de Noblet. Le confiturier lui-même, dont l’insculpation date de 1801, est marqué par le poinçon de l’orfèvre Martin-Guillaume Biennais (1764-1843). Ce dernier fut l’orfèvre attitré de Napoléon Bonaparte.
Il était une fois « Les Confitures du Climont » ! Trente années d’Histoire initiées par Fabrice Krencker, le « meilleur confiturier de France 2010 » et son épouse. Trente années et de nouvelles pages écrites désormais par Perrine, tombée dedans lorsqu’elle était petite, et par son compagnon. Entre aventure et confiture, on apprend donc qu’il est possible d’écrire une belle histoire avec une cuillère. Quitte à utiliser une cuillère, utilisons le creux empli de ce qui est savoureux.
Trente ans, c’est aussi l’invitation qui vous est faite à passer du côté de La Salcée. Là, face au Climont, les confitures feront votre fête. Ouvert à tous, l’atelier est à lui seul une aventure. Ses grands chaudrons en cuivre relient la tradition à la gourmandise. Non loin, un extraordinaire Muséo’Bus tient du cabinet de curiosités et du musée à la fois. Ici, tirées de la collection de la maison, des pièces rares remontent le temps et les techniques. Vous, vous êtes là, votre pot à la main et plus que jamais, vous vous dites qu’en matière de confitures, avoir un pot du Climont, c’est avoir de la chance.
Ce terme « confiture », cette « préparation à base de fruits coupés ou entiers que l’on fait cuire longtemps avec du sucre », selon l’Académie française, serait entré dans notre vocabulaire au XIIIe siècle.
Le petit fruit à l’élégante robe sombre nous offre une tentation irrésistible. Un plaisir de douceur acidulée qui nous rappelle nos souvenirs d’enfance.
A consommer comme une confiture ou laissez vous tenter par le mariage Camembert et confiture de mûres : le côté moelleux du Camembert et le croquant caramélisé des mûres sont un délice !
Ingrédients: Mûre 62%, sucre, jus de citron, gélifiant : pectine de fruits.
Allergènes: Fabriqué dans un atelier qui utilise des fruits à coques, du lait, des œufs et du gluten.
La saviez-vous ? Avec un taux de sucre de 50 g pour 100 g, les préparations de Stéphan Perrotte n’ont pas l’appellation «confiture ». C’est un choix assumé, au service du goût et de la couleur, sans rogner sur la conservation, jusqu’à 10 jours au frais après ouverture.
| Caractéristique | Confitures Stéphan Perrotte |
|---|---|
| Taux de sucre | 50g pour 100g |
| Appellation | Préparation de fruits |
| Conservation après ouverture | Jusqu'à 10 jours au frais |
tags: #confitures #georges #duhamel
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic