Les Cocottes de Louis Dampierre: Histoire et Patrimoine Culinaires

Si le faitout fait partie intégrante du paysage des cuisines françaises depuis près d’un siècle, il n’a pourtant pas pris une ride.

Coiffée d’un couvercle et garnie de poignées latérales, la traditionnelle cocotte incarne toujours le parfait allié des gourmands pour faire mijoter plats en sauce carnivores comme végétariens.

L’ustensile trouve son origine dans le chaudron en laiton de l’Antiquité, qui évolue au Moyen-Âge pour prendre la forme que nous lui connaissons aujourd’hui, fabriqué alors en cuivre ou en fer.

Ce n’est qu’au XIXe siècle qu’apparaît la version en fonte, présentant de nombreux avantages comme celui de chauffer progressivement et de diffuser une chaleur homogène afin de préserver les saveurs les plus subtiles.

On doit à la marque historique Le Creuset sa version modernisée qu’elle commercialise dès 1925.

Nulle discontinuité dans le goût des foyers français (aussi souvent japonais et américains) pour cette pièce populaire incarnant un véritable objet de désir.

Une cocotte-minute typique.

Il en va ainsi du galeriste d’art moderne Pierre-François Garcier, collectionneur compulsif de cocottes, qui exposait en 2018 les plus belles pièces de sa collection de design culinaire au château de Dampierre-sur-Boutonne, offrant au public la possibilité de découvrir ces modèles dans leur version d’origine.

Une Histoire d'archives: la cocotte minute

Et s’il estime aujourd’hui posséder une centaine de pièces de diverses époques, il n’a certainement aucune envie de tout conserver sagement sur les étagères de son stockage normand.

Son ambition est plutôt de faire prendre conscience au public qu’une cocotte peut être tout aussi désirable qu’une belle toile, et de faire reconnaître à ces objets populaires une véritable dimension artistique car dans tous les cas, il n’est toujours question que de pop culture.

Raymond Loewy (on vous en avait déjà parlé ici), reconnu comme le fondateur du design industriel, ayant adopté le fameux « il faut être une œuvre d’art ou en porter une » d’Oscar Wilde, prône l’idée que « la laideur se vend mal« .

Dans son ouvrage éponyme, il dresse le constat qu’ « on fabriquait à tort et à travers ascenseurs, moulins à café, grues mécaniques, etc, avec pour seule préoccupation que « ça marche ».

Quand vint l’ère de la production en masse, le pays fut inondé de produits souvent de bonne qualité, mais disgracieux et coûteux. »

Il décide alors d’investir d’une touche esthétique ces objets utilitaires produits en masse, soutenant l’idée que le beau doit être accessible à tous.

Si cet objet bien typique a traversé les âges, revêtu des couleurs les plus osées, et orné les tables les plus insolites, l’époque contemporaine n’est pas en reste puisque Le Creuset opère un retour vers le futur avec sa nouvelle ligne Star Wars rendant un hommage plein d’humour à la saga étoilée.

Une nouvelle dimension du goût ?

Guillaume Kientz, conservateur du patrimoine au musée du Louvre puis au Kimbell Art Museum (Fort Worth, au Texas), a pris la suite de Jean-Louis et Marine Hédelin au château depuis 2017.

Son projet, faire de Dampierre un lieu vivant, ancré dans son territoire et rayonnant hors de ses frontières, un lieu ouvert à tous, artistes, visiteurs, amoureux de la culture et défenseur de la nature.

Organisée sous forme associative, l’ouverture du château au public permet de participer à son entretien et rayonnement, renouant avec l’esprit de création, de beauté et de nature, de fête, d’art et de littérature qui a été celui du domaine à ses origines.

Après l’« Exposition inattendue » de Léonard de Vinci, le festival Chambre et jardin, les Journées du patrimoine et « Dialogue dans le temps et dans le style », avec les œuvres de François Viannay, Michel Lauricella, Jacques Weyer, Gérard Beaucousin et Vincent Tailhardat, le château de Dampierre s’installe dans l’automne avec l’exposition « Wunderkamera/Corrosive ».

C’est une curiosité consacrée à la photographie contemporaine autour des œuvres des artistes londoniens Sanges et Arepo : « En parfaite résonance avec l’âme du lieu et l’ésotérisme de sa galerie Renaissance, l’univers poétique et onirique des travaux de Sanges et Arepo prolongera le mystère alchimique qui fait la célébrité du château depuis les travaux de Fulcanelli.

Evoquant la poésie d’Edgar Allan Poe, le symbolisme gothique de la fin du XIXe siècle, les manipulations de la matière des alchimistes ou le cinéma de Murnau, Sanges et Arepo ajouteront au mystère qui, dès l’automne, saisit Dampierre, du haut de ses tours aux profondeurs de sa forêt cerclée d’eau » (textes par Jean-David Jumeau-Lafond, historien de l’art, expert du symbolisme).

Exposition jusqu’au 11 novembre.

Château de Dampierre-sur-Boutonne ouvert tous les jours de 14 h à 18 h 30.

Gratuit moins de 14 ans, demi-tarif pour les habitants de Dampierre.

Le Château de Dampierre-sur-Boutonne, lieu d'expositions et de culture.

LES COCOTTES DE LOUIS est une entreprise de services des traiteurs. Elle est active depuis le 03 mars 2022. Le président est Louis PONCET. Voici un résumé des informations disponibles :

  • Nom de l'entreprise: LES COCOTTES DE LOUIS
  • SIREN: 910562230
  • Adresse: 39700 DAMPIERRE
  • Secteur d'activité: Services des traiteurs

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