Manger ou non du cheval est un choix personnel, souvent influencé par l'attachement émotionnel à cet animal. Cependant, pour ceux qui apprécient sa viande, comme on peut aimer le lapin ou l'agneau, elle offre une saveur douce et des qualités diététiques exceptionnelles.
Si sa consommation fait débat, la viande de cheval est très intéressante sur le plan nutritionnel. Contrairement à certaines viandes rouges, elle est facile à digérer et idéale pour les personnes au régime ou souffrant d'hypertension artérielle.
La viande de cheval est composée des tissus musculaires de l'animal. Elle est consommée dans plusieurs pays (Russie, Kirghizstan, Chine, Japon) où les amateurs apprécient sa saveur douce et ses qualités nutritives.
La consommation de viande de cheval, appelée hippophagie, a connu son apogée en France entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, où elle était conseillée pour ses valeurs "santé". Mais au fil du temps, le statut du cheval a évolué et l'appétence pour cette viande a diminué pour des motifs d'ordre culturel ou religieux. Résultat, aujourd'hui, la viande de cheval est beaucoup moins recherchée. Il existe moins d'un millier de boucheries vendant du cheval en France et seuls 18% des ménages en achètent au moins une fois par an.
Si on ne trouve pas de viande de cheval dans les supermarchés français, et s'il n'existe plus beaucoup de bouchers la commercialisant, on peut parfois s'en procurer sur les étals des marchés.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le goût de la viande de cheval n'est pas fort. C'est avant tout sa tendreté et son fondant qui ravissent les amateurs.
Oui ! C'est une viande particulièrement maigre et qui contient beaucoup de fer facilement assimilable par l'organisme (environ 4 mg/100 g), d'où sa teinte très rouge.
La viande de cheval est riche en nutriments essentiels et présente des caractéristiques intéressantes sur le plan diététique :
La viande de cheval est une excellente source de protéines complètes, fournissant tous les acides aminés essentiels nécessaires à la construction musculaire et à la réparation des tissus. Environ 20 à 23 g de protéines pour 100 g de viande, elle rivalise avec d'autres sources de viande, comme le bœuf ou le poulet.
L’un des atouts majeurs de la viande de cheval est sa faible teneur en graisses. En moyenne, elle contient environ 2 à 5 g de graisses pour 100 g, ce qui en fait une option intéressante pour les personnes cherchant à contrôler leur apport en lipides, notamment en graisses saturées. Elle contient principalement des graisses insaturées, bénéfiques pour la santé cardiovasculaire.
La viande de cheval est une excellente source de fer héminique, qui est mieux absorbé par l’organisme que le fer d’origine végétale. Elle contient environ 3 à 5 mg de fer pour 100 g, ce qui la rend idéale pour les personnes souffrant d’anémie ou cherchant à prévenir les carences en fer.
La viande de cheval est particulièrement riche en vitamines B, notamment en vitamine B12, qui joue un rôle clé dans la production d'énergie, la formation des globules rouges et le bon fonctionnement du système nerveux.
La viande de cheval est peu calorique comparée à d'autres viandes rouges. En moyenne, elle contient environ 110 à 130 calories pour 100 g, ce qui en fait une option légère pour les personnes suivant un régime hypocalorique ou cherchant à maintenir un poids sain.
Pour choisir la viande chevaline, regardez son aspect, différent en fonction de sa maturité :
La viande ne doit être ni collante ni sèche. Le filet est le morceau le plus tendre et se présente sous la forme de tournedos, de steak de cheval ou de rôtis bardés.
La viande de cheval est l'une des viandes rouges les plus fragiles, elle s'oxyde à l'air très rapidement à cause de sa forte teneur en fer.
Que nenni ! La viande chevaline se cuisine comme la viande de bœuf. En tournedos, steak ou faux-filet, elle se consomme plutôt saignante, afin de préserver ses qualités gustatives, et doit être saisie rapidement dans une poêle très chaude de manière à lui éviter de s'assécher. Mais elle peut aussi être mijotée façon bourguignon ou cuisinée sous forme de rôti. Les puristes, eux, cèdent d'abord au classique steak tartare.
La viande de cheval se prête à plusieurs types de cuisson et de recettes. Sa texture est légèrement différente de celle du bœuf, et elle a une saveur douce et légèrement sucrée.
Les morceaux de viande de cheval, comme les steaks ou filets, peuvent être grillés ou poêlés. Pour une cuisson parfaite, il est recommandé de la cuire à feu moyen et de ne pas la faire trop cuire pour éviter qu'elle ne devienne trop sèche, étant donné sa faible teneur en graisse.
Astuce : Mariner la viande avant cuisson avec des herbes, du citron ou du vinaigre balsamique peut enrichir sa saveur sans ajouter de calories superflues.
Les morceaux plus durs, comme le jarret ou le collier, se prêtent bien aux plats mijotés ou ragoûts. La viande de cheval, lorsqu'elle est cuite lentement, devient tendre et juteuse, et elle absorbe bien les saveurs des sauces et des épices.
Exemple de recette : Un ragoût de viande de cheval aux légumes de saison, comme les carottes et les pommes de terre, mijoté avec du vin rouge et des herbes de Provence.
En raison de sa faible teneur en graisses, la viande de cheval peut également être consommée crue, sous forme de carpaccio ou de tartare. Il est cependant essentiel de choisir de la viande fraîche de haute qualité, achetée chez un boucher de confiance.
Dans certaines régions, la viande de cheval est séchée ou fumée, comme le bresaola en Italie. Cette préparation permet de conserver la viande tout en concentrant ses saveurs, offrant ainsi un produit riche en protéines, parfait pour un en-cas ou pour agrémenter des salades.
La viande de cheval est aussi utilisée dans la fabrication de saucisses et autres produits de charcuterie, comme le saucisson de cheval.
La consommation de viande de cheval est culturellement controversée dans certains pays. En France, elle fait partie de la gastronomie depuis des siècles, bien qu'elle soit devenue moins courante aujourd'hui. En revanche, dans des pays comme les États-Unis ou le Royaume-Uni, la consommation de cheval est souvent mal vue, en partie à cause de l’attachement historique à cet animal dans le domaine du travail et du sport.
En outre, la production de viande de cheval a pour avantages une moindre émission de méthane et la présence accrue d’oméga-3 dans sa viande en raison de sa physiologie digestive. En raison de sa grande taille et de sa physiologie digestive, le cheval pourrait être considéré comme une alternative à la viande bovine, avec de grands avantages concernant l’entretien des zones de pâturage de montagne et sa capacité à transférer des AGPI de leur alimentation à la viande.
Conclusion : Les auteurs concluent que l’élevage de cheval devrait être encouragé pour des raisons environnementales et de santé humaine.
La filière viande chevaline bénéficie, à l'instar des autres filières viandes, d'une traçabilité continue de l'élevage à l'abattoir, reposant sur l'identification électronique individuelle de chaque cheval. Comme pour la filière bovine, le traçabilité de la viande chevaline est totale. Il existe une identification de chaque animal né en France ou importé.
De l'élevage jusqu'à notre assiette, de nombreux contrôles sanitaires effectués par des services vétérinaires, permettent de proposer des produits de qualité irréprochable. Au cours de l'élevage, il est mis l'accent sur la détection et l'éradication des maladies (tuberculose, brucellose), le contrôle de la prise de médicaments et l'absence de consommation de produits interdits (Farine de Viandes et d'Os FVO, interdite depuis 1990), la qualité de l'alimentation. L'abattage de l'animal est tout aussi réglementé.
Le document "Valeurs nutritionnelles des viandes rouges" synthétise les valeurs nutritionnelles disponibles de tous les morceaux de viande et abats de bœuf, veau, agneau ou viande chevaline ayant été étudiés depuis 2006. Les données de viandes crues proviennent d’études en laboratoire financées par Interbev. Les données de viandes cuites ont été obtenues par calcul à partir de données analysées existantes et de travaux de modélisations surles effets des différents modes de cuisson sur les compositions en nutriments.
L’ensemble de ces données a permis, pour chaque morceau, de :
Les résultats sont présentés sous forme de tableaux de valeurs nutritionnelles standardisés indiquant, pour chaque morceau cru et/ou cuit (si disponible et selon le mode de cuisson indiqué), la teneur (moyenne, mini, maxi + écart type) en nutriment dans 100 g de viande.
tags: #les #bienfaits #de #la #viande #de
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic