J’entendais parler d’Aurélie depuis quelques temps et je voulais vraiment la rencontrer. Je voulais découvrir d’abord le personnage que j’avais déjà imaginé par quelques photos et lignes d’écriture et sa dernière passion, les confitures.
9H30 précisés et comme convenu, je sonnais donc Rue Plumejeau à Cognac, cette longue rue qui part de l’avenue Victor Hugo et traverse la place Camille Godard pour continuer à l’infini. Je me retrouve devant une immense porte d’ancien chai, blanche comme une page à écrire, discrète comme un personnage talentueux.
Les quelques secondes qui se sont écoulées entre mon coup de sonnette et l’apparition d’Aurélie dans l’embrasure de la porte m’ont permis de laisser mon imagination débordante faire son œuvre et je dois dire que je n’ai pas été déçu ! Aurélie apparaît, une grande jeune femme d’une énergie débordante, un sourire éclatant, vêtue d’une belle robe longue jaune fleurie « vos chaussures jaunes sont assorties à ma robe » me glisse Aurélie.
Le décor des lieux correspond en tous points à ce que j’avais imaginé il y 2 minutes de l’autre côté de la porte; un petit coin « école » avec un tableau à l’ancienne et des sièges d’école des années 60 « j’ai du faire l’école à ma fille pendant le confinement », un grand lit recouvert de coussins où l’on aurait envie de dévorer des tonnes de livres, des meubles chinés dans les brocantes, des livres, des étagères recouvertes de confitures « tiens curieux » et au fond des bouteilles témoin que nous sommes là avec une enfant PINARD, fière de sa famille, de ses racines « mon frère produit la Goule, une bière bio ».
Je me permets quelques minutes de repérage et je comprends alors que ce que je suis venu découvrir aujourd’hui n’est pas du tout ce que je pensais ! Non je ne suis pas chez une confiturière ordinaire, pas du tout du tout. Aurélie me propose de rejoindre sa cuisine pour petit-déjeuner ensemble comme convenu et commencer les dégustations.
« Aurélie, derrière un produit il y a un personnage et avant toutes choses, c’est ce personnage que j’aimerais découvrir pour ensuite comprendre et découvrir ces confitures ». Marché conclu, Aurélie accepte de se prêter au jeu de mes questions parfois indirectes, de se prêter au jeu de petites questions qui permettent au fil de l’eau au personnage de se révéler.
« Parler d’un produit sans dépeindre son producteur ne m’intéresse pas » et Aurélie adhère de suite. Je découvre ainsi minute après minute une jeune femme tout à fait attachante et vraiment rayonnante, je crois que c’est ce rayonnement qui m’a le plus frappé tout au long de notre entretien.
« Mes 2 grand-mères cuisinaient et petite déjà j’étais passionnée de cuisine au point que je préparais les repas pendant que ma mère travaillait dans les vignes » …. Et oui nous parlons d’une époque que les jeunes de 20 ans n’ont pas connu ! « C’était une évidence pour mes parents que je devienne cuisinière » et Aurélie a donc fait ses études au Lycée de l’Amandier à Saint-Yriex sur les mêmes bancs que David David Fricaud, notre mascotte du Cahier d’Emilienne.
« Nous aimions la compétition avec David, surenchérir sur une idée de plat, toujours avec amitié » et sa façon de parler de David m’a de suite plu car il le sait même s’il n’aime pas l’entendre, je suis très admiratif de son parcours et de la personne humble qu’il est resté. Aurélie a donc été une cuisinière et je dois dire que je l’imaginais bien en Cheffe.
Seconde de cuisine dans un restaurant en Angleterre avant de revenir en France, à Cognac, « la vie m’a ramenée à Cognac ». Aurélie a eu la joie de mettre au monde une petite fille aujourd’hui âgée de 10 ans « j’ai dû quitter la cuisine pour élever ma fille car les horaires n’étaient pas compatibles ».
Et c’est ainsi qu’Aurélie se retrouve réceptionniste dans un bel Hôtel Restaurant de la place de Cognac, le Château de l’Yeuse, alors que Pascal NEBOUT est Chef de cette très belle maison dominant la vallée, située aux portes de Cognac. « La cuisine me manquait et je faisais des confitures avec les citrouilles du jardin respectueux de l’Yeuse, reprenant les recettes de ma Confitrouille que je faisais et vendais à l’âge de 14 ans quand mon Papa organisait chaque année la Fête de la courge ».
Et puis j’ai réalisé d’autres confitures toujours à base de fruits et herbes du jardin de l’Yeuse et les clients ne savaient pas que les confitures qu’on leur servait au petit déjeuner étaient en fait réalisées par la réceptionniste de l’hôtel !!!! « Certains clients étrangers les appréciaient au point de demander comment en rapporter chez eux !
Cette passion pour la confiture a conduit Aurélie à créer des produits uniques, en utilisant des ingrédients locaux et des recettes innovantes. Sa transition de cuisinière à confiturière est une histoire de passion, de nécessité et de créativité.
Une nouvelle boutique vient d'ouvrir avenue Daumesnil, dans le XIIe arrondissement de Paris. Ils sont passés devant la vitrine, ont fait demi-tour et se sont finalement arrêtés. Philippe et Agnès, de passage à Paris avec leurs deux filles, s'attardent devant la boutique Confiture Parisienne, en cette toute fin d'été. «Ces pots sont super jolis! c'est très coloré!» s'extasie Philippe. «La confiture, ça rappelle l'enfance» rajoute Agnès.
Les produits sont parfaitement alignés en vitrine. Tels de véritables objets de luxe, les écrins nacrés inscrivent leur contenu d'une élégante écriture. La boutique du 17, avenue Daumesnil (Paris XIIe) a été inaugurée le 30 août dernier. Épurée, les espaces sont parfaitement étudiés pour offrir aux gourmets nostalgiques une expérience à part: une partie dégustation où chaque pot ne demande qu'à dévoiler ses saveurs, une partie boutique meublée d'un vieux mobilier chiné repeint en blanc, et une partie restauration avec vue sur le laboratoire de fabrication.
Là, un mélangeur métallique tourne inlassablement dans le chaudron en cuivre. Des effluves de mirabelles flottent dans l'air. Car oui, aujourd'hui, c'est mirabelle! «Nous n'utilisons que les fruits de saison, et en ce moment, c'est la prune», explique fièrement Laura Goninet, la cofondatrice de Confiture Parisienne. «Nicolas, notre chef cuisinier, est allé lui-même secouer l'arbre dans les Vosges, la semaine dernière!»
Et des kilomètres, l'équipe de Confiture Parisienne en fait. Rhubarbes de Picardie, tomates d'Aquitaine et même pistils de safran de Marrakech. Ces saveurs exceptionnelles, on les devine sur le visage d'Isabelle, une habitante du quartier qui vient de découvrir cette nouvelle adresse. Ses tartines à la confiture de châtaigne-poire-fève de Tonka accompagnent parfaitement son jus de pomme bio. «Ce goût est vraiment surprenant et tellement délicieux!» s'exclame-t-elle, en dégustant le fameux mélange nappé sur son pain grillé.
Derrière les vitres du laboratoire de fabrication qui donne sur la salle, Nicolas et Jacky aiment voir les tables se remplir. Jacky, un ancien pâtissier toujours accro à son tablier blanc est le père de Laura. Il croit au succès de l'affaire, née il y a trois ans, quand les jeunes mères de famille, qui ont sympathisé devant les grilles de l'école de leurs enfants, se sont lancé le défi de créer des confitures originales. «Leur entourage est devenu adepte de leurs nouvelles recettes et la cuisine de mon pavillon de banlieue est vite devenue trop petite!» s'amuse Jacky.
Mais la confiture sur les tartines du matin, c'est une chose. Laura et Nadège veulent aller plus loin et tenter de nouveaux challenges, de nouveaux défis. Oser les goûts, mélanger les saveurs, comme marier la fraise à la tomate et au basilic. Pour développer leur marque, elles s'associent à des chefs cuisiniers (Daniel Baratier, Rémy Bererd) et collaborent avec le monde de la gastronomie.
L'alchimie des idées et la maîtrise culinaire aboutissent à des produits uniques qui rejoindront les présentoirs de la boutique, les cuisines du restaurant, mais aussi le luxueux buffet du petit-déjeuner du Crillon, à Paris. «Nous livrons le palace par coursier à vélo» se targue Nadège. «L'éco-responsabilité est aussi au cœur de notre entreprise jusque dans les moindres détails».
Fin août, Anne Hidalgo, maire de Paris, avait posté un tweet pour féliciter les jeunes femmes de l'ouverture de leur établissement. Un post qui avait provoqué une salve de réactions outrées ou ironiques pour pointer le tarif élevé de ces confitures parisiennes (de 9,90€ à 14,90€ pour les pots de 250g). «Pour nous, c'est la qualité avant tout. Nous avons créé le produit de nos rêves. Contenant et contenu. L'extérieur est aussi beau que l'intérieur est bon».
Alors certes, le prix est élevé, mais le duo assume. «Pour tout avouer, cette petite polémique nous a même fait de la publicité», concluent-elles.
Confiture Parisienne. 17, avenue Daumesnil (XIIe). Tél.: 01 44 68 28 81. Brunchs tous les dimanches, petits-déjeuners tous les jours.
Andrésy proposait à la dégustation une quinzaine de variétés de sa collection “Les Petites Parisiennes Confiturières”. Chaque recette est un équilibre subtil entre un fruit majeur et la saveur d’un ingrédient “magique”, d’un jus de fruit ou d’épices.
- des recettes bien-être, imaginées à partir des passions, des centres d’intérêt et des recherches de Laure Cassan dans le domaine du mieux-être. Au Salon du Made in France, Andrésy Confitures a fait de belles rencontres et noué des contacts avec des partenaires potentiels.
La marque se distingue par son engagement envers la qualité, l'innovation et le respect de l'environnement, en livrant même ses produits de luxe à vélo. Elle a su transformer un produit traditionnel en une expérience gastronomique unique.
| Caractéristique | Confiture Parisienne | Andrésy Confitures |
|---|---|---|
| Gamme de Produits | Confitures innovantes, collaborations avec des chefs | Collection "Les Petites Parisiennes Confiturières", recettes bien-être |
| Ingrédients | Fruits de saison, ingrédients d'exception (safran de Marrakech) | Fruits majeurs, ingrédients "magiques", jus de fruits, épices |
| Distribution | Boutique à Paris, restaurants de luxe (Crillon) | Salon du Made in France, partenaires potentiels |
| Valeurs | Qualité, innovation, éco-responsabilité | Recettes axées sur le bien-être |
tags: #les #2 #gourmets #confiture #histoire
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