L'hippodrome de Deauville La Touques a été inauguré, les 14 et 15 août 1864, soit il y a tout juste 160 ans. Cet équipement, caractéristique des stations balnéaires qui se sont développées au milieu du XIXe siècle, demeure un élément d’attractivité important.
En 1864, le journal *Le Sport* employait l'appellation « Mornyville » pour désigner la petite cité de Deauville, séparée par la rivière La Touques de sa sœur jumelle, Trouville-les-Bains. Plus de cent-cinquante villas, un casino et un grand hôtel y avaient déjà été construits quand le duc de Morny, avec le concours de son ami le docteur Oliffe, décida d'organiser des courses à Deauville dans l'espoir de concurrencer bientôt Brighton en Angleterre et Baden-Baden en Allemagne.
Sur soixante-six hectares, provenant d'anciens marais asséchés, au pied de coteaux verdoyants, un terrain a été ensemencé de gazon et deux pistes ont été tracées, l'une de 2 200 mètres, l'autre de 3 400 mètres. Des tribunes ont été édifiées (sur le modèle de celles du champ de courses de Fontainebleau), derrière lesquelles ont été aménagés la salle des balances, le buffet, un salon pour les dames et des stalles.
Philippe Lucas, natif de Beaumont-en-Auge, a livré un ouvrage pour les amoureux des hippodromes. Philippe Lucas dévoile des cartes postales des hippodromes dans les années 1900-1920, notamment à Deauville où il montre le pavillon des balances créé le 10 août 1890. Il a mis trois ans pour sortir cet ouvrage. Son histoire dans l’univers hippique commence dès son plus jeune âge.
Quand on vient de la région, il y a forcément des liens avec les haras, indique ce Normand de 66 ans. Je viens d’une famille d’entraîneurs de chevaux de trot avec mon grand-père.
Destination balnéaire prisée pendant l’entre-deux-guerres, en particulier par une société parisienne élégante et fortunée, Deauville peine à retrouver son éclat au sortir du second conflit mondial. La présence des Allemands pendant la période d’occupation, le pillage des biens, la destruction d’édifices publics et privés sous les bombardements ont profondément abîmé l’image touristique et distinguée de la station.
À la Libération, le travail de reconstruction est immense. En reprenant les rênes de la cité, lors des élections du 18 mai 1945, Robert Fossorier et son équipe municipale s’attaquent à un chantier considérable. La station a perdu en effet « ce zeste de folie qui caractérisait l’entre-deux-guerres et métamorphosait les planches en un tapis rouge constamment déroulé ».
Nettoyer, déminer, reconstruire, approvisionner constituent les premières tâches urgentes qui attendent la nouvelle municipalité afin de relancer la station balnéaire. La reprise de l’activité touristique est dans tous les esprits, malgré le traumatisme subi et les dommages importants imputables à l’occupant puis aux multiples affrontements lors du débarquement allié.
À force de volonté, d’initiatives publiques et privées, la gageure pour la station est d’inaugurer la première saison balnéaire de l’après-guerre dès l’été 1946. Mais le défi est immense. D’aucuns doutent de revoir le Deauville mondain d’antan et l’image de marque conservée. La station pourrait bien devoir désapprendre le goût du luxe et de l’ostentation en cette période de restriction et de reconstruction générale du pays.
La liste des travaux apparaît en effet interminable pour espérer retrouver un semblant d’activité balnéaire digne des saisons passées.
De manière surprenante et accélérée, malgré toutes les difficultés rencontrées, la vie touristique, balnéaire et sportive va effectivement reprendre ses quartiers à Deauville. L’action des édiles locaux et d’acteurs privés influents permet de renouer rapidement avec les plaisirs de la villégiature.
Entre la Libération et la fin des années 1950, Deauville met en place un vaste programme de restructurations et de reconstructions de manière à relancer son activité et confirmer sa place de destination convoitée.
Les archives municipales mettent en évidence ces politiques volontaristes et ciblées afin de reconquérir une population d’estivants et de conférer à la station un visage attractif, plein de vie et d’excentricités à la mode. Les dossiers de dommages de guerre, particulièrement représentatifs des longues démarches administratives orchestrées par l’État à la Libération, permettent de bien saisir les efforts entrepris pour faire redémarrer au plus vite la station. Enfin, la presse locale, largement utilisée dans cette étude, démontre à l’envi les activités développées en faveur d’une argumentation touristique et événementielle choisie, programmée et efficace.
Dans un tel dispositif, nous verrons que les activités balnéaires et sportives se retrouvent très rapidement en tête d’affiche et constituent indéniablement un rouage essentiel au service de la reconstruction de la station. Si la reprise des plaisirs liés au bain apparaît cohérente et logique dès lors que l’espace côtier aura été déminé, sécurisé et rouvert au public, les incitations multiples à une renaissance sportive sous la forme d’activités et de spectacles renouvelés jouent un rôle également important et parachèvent le dispositif de reconquête des touristes.
Lors de son discours d’investiture à la mairie de Deauville, le 18 mai 1945, Robert Fossorier dresse un programme des plus explicites : reconstruire au plus vite et accueillir à nouveau les estivants qui ont fait la renommée de la station. Maire de Deauville depuis 1935, puis suspecté d’entente avec l’occupant, Fossorier a été démis de ses fonctions en août 1944 et remplacé par le docteur Pommerais, à la tête d’une délégation spéciale de la Libération. Finalement, blanchi de toute accusation, l’ancien élu est reparti à la bataille et s’impose très largement lors de ces premières élections de l’après-guerre.
C’est donc animé d’une franche détermination qu’il présente à son équipe municipale les actions prioritaires à mener.
Manifestement, l’ouvrage ne manque pas : la commune a subi de lourds dommages pendant l’Occupation et lors des assauts alliés. Des bâtiments et villas ont été endommagés ou détruits par les obus ; certaines rues présentent de larges trous et ornières ; le pont de l’Union qui relie Deauville à Trouville a été sabordé lors de la retraite des troupes allemandes.
Quant au front de mer, il n’a guère changé depuis le départ de l’occupant. Les barbelés s’enroulent à perte de vue sur le sable et empêchent l’accès à la mer depuis les Bains pompéiens. Les « asperges de Rommel » et autres « chevaux de frise », installés pour empêcher un débarquement allié, hérissent leurs pointes sur la grève. De multiples blockhaus achèvent l’imposant dispositif défensif du « mur de l’Atlantique », conçu par l’organisation Todt.
Plus préoccupant encore pour la sécurité des populations, la plage et les lais de mer n’ont pas été complètement ratissés et déminés. Les engins explosifs, disséminés par les Allemands, continuent leurs funestes destructions. Quant à la promenade, qui faisait la gloire de Deauville et le bonheur des villégiateurs, elle est aussi en piteux état. Certaines parties ont été fortement endommagées, d’autres ont servi de bois de chauffage en ces temps de pénurie de charbon.
Enfin, le ravitaillement souffre des mêmes difficultés que pendant la guerre : les épiciers n’ont pu renouveler leurs stocks, la pénurie menace, le prix des denrées de première nécessité s’envole et le marché noir prospère. Il paraît difficile dans ces conditions d’accueillir de nouveau la population estivale et les habitués, qui ont pourtant hâte de retrouver leur villa et de constater l’état de leur propriété. Conserver le statut et le label de station climatique et balnéaire impose par conséquent un toilettage minutieux des espaces. Un arrêté ministériel en date du 5 novembre 1945 a classé Deauville dans « la catégorie des villes sinistrées ».
Pour l’heure, il s’agit de faire vite et de trouver les forces afin d’engager les travaux de reconstruction. Or, comme le souligne le maire, « la situation financière de la commune est grave ». Le budget de Deauville était fondé sur le produit des jeux et la taxe de séjour. Or, depuis cinq ans, ces recettes ont logiquement disparu, laissant la station exsangue et le déficit à peine comblé par les subventions départementales versées pour pallier l’arrêt du tourisme.
De même, les dossiers de dommages de guerre, faute de démarches engagées, ont pris du retard pendant cette période d’intérim alors que Deauville pouvait prétendre à une aide administrative engagée au niveau national par le ministère des Travaux publics, du Logement et de la Reconstruction. Avant de se résoudre à augmenter les impôts, Fossorier déclare solennellement lors de son premier conseil vouloir « reprendre les démarches immédiatement et faire son possible pour obtenir une aide du Ministère des finances ».
Fossorier compte en premier lieu sur l’armée américaine afin d’effacer les stigmates de la guerre. Après quelques demandes appuyées, l’État-major américain accepte effectivement d’engager sa propre logistique et son matériel de déblaiement pour aider la commune dans ses premiers travaux de réfection. Il met également à disposition les quelque deux cents prisonniers de guerre allemands pour nettoyer la plage de ses déblais, de ses barbelés envahissants, remettre en état l’établissement des bains, démolir quelques blockhaus disgracieux et rafraîchir la ville. Cette main d’œuvre s’emploie sans relâche pour la commune deauvillaise jusqu’au début de 1947 avant de rejoindre d’autres camps de prisonniers.
Le déminage de la plage et des alentours constitue évidemment le travail le plus délicat. Les prisonniers allemands vont être directement sollicités pour cette terrible besogne : « Les officiers du déminage ont obtenu des Américains que quarante prisonniers soient affectés au déminage ». Étroitement encadrés et surveillés par les spécialistes, cette main d’œuvre à bon compte participe à la neutralisation et l’enlèvement de plus de mille deux cents explosifs sur la plage et « dans les parties de rues aboutissant à la mer situées entre la rue Jean Mermoz et le Boulevard Cornuché ».
La reconstruction de Deauville s’organise sans tenir compte des conventions de guerre : la sécurité et la protection des prisonniers allemands sont fréquemment ignorées. La priorité apparaît clairement et de manière cynique dans les comptes rendus des délibérations municipales : « […] il est indispensable que d’ici un mois l’établissement des bains et la plage soient en état de recevoir la clientèle d’une façon décente compte tenu de la situation dans laquelle se trouvent les lieux ». Rien ne semble pouvoir déroger à cette logique touristique martelée à chaque discours par les édiles locaux.
Figure également, parmi les premières mesures et initiatives de la Mairie, la réfection de l’établissement des bains de mer. Il est décidé que M. Georget, précédemment gardien des bains et de la plage, reprendra son service à partir du 12 juin. Il aura en charge la surveillance des travaux de nettoyage du carré principal de l’établissement des bains, jouxtant le fameux Bar du soleil, centre névralgique de la station avant-guerre et lieu des mondanités de naguère. L’endroit est en effet dans un état « épouvantable de saleté et de désordre indescriptible avec un dépôt d’immondices et de ferraille comparable à une décharge publique ».
Mais il faut se rendre à l’évidence, les délais sont très courts pour envisager une réouverture officielle de la station. Deauville ne fait qu’entamer sa reconstruction. Face à la complexité de la situation, la municipalité prend donc prudemment le parti de ne pas présenter l’été 1945 comme la première véritable saison de l’après-guerre. Fossorier et son équipe misent en revanche sur la saison 1946 pour relancer la station et retrouver une activité touristique satisfaisante.
Un autre chantier préoccupe la Mairie et figure à l’évidence comme une priorité dans les délibérations de cette période : la remise en état des deux hippodromes de Deauville. Cet empressement pourrait surprendre dans le contexte de pénurie qui sévit. Mais Deauville court après son passé et aimerait retrouver au plus vite l’effervescence des jours de courses. La station a bâti sa renommée en partie sur ses attractions élégantes et sportives. Renouer au plus vite avec ce type de manifestations s’impose comme un vrai choix stratégique. Or, les deux installations hippiques ont souffert depuis 1940. Réquisitionnées par l’occupant, elles ont servi de cantonnement pour le matériel militaire, de camp d’exercice et sont en partie dévastées.
La situation de l’hippodrome de Clairefontaine, propriété de la ville, est des plus préoccupantes puisque ses terrains ont également été minés. Dès sa réélection, Fossorier se charge personnellement du dossier et précise « qu’il a eu une entrevue avec le Président de la Société des courses du pays d’Auge pour le déminage de Clairefontaine et qu’un accord est intervenu avec MM. les Officiers du 3e Bataillon du Génie ». L’armée va donc procéder à une sécurisation des lieux et neutraliser tous les explosifs dissimulés au moment de la retraite des Allemands.
La municipalité, convaincue que Clairefontaine pourra être remis en activité pour la saison 1946, se réjouit à l’avance. Mais la Société des courses et son président, M. Ballière, brisent cet élan arguant de problèmes « d’ordre financier et esthétique ». Il faudra attendre la saison 1947 pour que l’hippodrome accueille de nouveau des spectateurs, au grand dam du maire qui estime que les arguments fournis[…] ne sont pas plus valables les uns que les autres et que la Société, locataire de la ville pour le prix annuel de un franc, devait tout de même tenir compte de l’immense effort qui a été fait par la Ville de Deauville qui a supporté la charge de l’aménagement de l’hippodrome.
Quant à l’hippodrome de la Touques, dirigé par la Société d’encouragement et d’amélioration des races de chevaux en France, la situation n’est guère plus enviable. Les installations ont été pillées par les Allemands entre 1940 et 1944. La direction de l’hippodrome se voit donc contrainte d’engager une longue procédure de demande d’indemnisation auprès du ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme. Les volumineux dossiers de dommages de guerre attestent du préjudice, estimé par huissier à 1 500 000 francs. L’ensemble du mobilier et du matériel détourné ou volé doit être remplacé au plus vite pour envisager le retour des courses.
Deauville doit au duc de Morny son existence. Elle est née par sa volonté au XIXe siècle dans la vague naissante des bains de mer. “Morny en est” formule qui a suffi par magie à débloquer les capitaux et les autorisations (Il était aussi président du corps législatif). Et puis, que pouvait-on refuser au demi-frère de Napoléon III ? Son plan était de réaliser une station balnéaire de renom mais aussi un carrefour d’échange commercial grâce notamment au développement du port et du réseau ferré. Ce fut un rêve de grandiloquence si on prend connaissance de ce qu’écrivait en 1866, le guide Enault : il n’existe pas au monde un emplacement mieux favorisé par la nature pour créer une ville maritime plus grande que New-York, plus belle et plus saine que Londres.
La mort prématurée du duc de Morny le 10 mars 1865 plongea Deauville dans la stupeur. Le marché immobilier s’effondra. On vendit à perte.
Dès 1867 Deauville avait élevé une statue en bronze, à son fondateur, le duc de Morny. Elle fut déboulonnée à la chute de l’Empire. Pendant l’occupation, les Allemands l’envoyèrent à la fonte. Cette nouvelle version, oeuvre du sculpteur Edmond Moirignot date de 1955.
Incontournable dans le milieu hippique, l'hippodrome de Chantilly fait partie des plus beaux turfs de l'hexagone. Situé dans le département de l’Oise (60) au nord de Paris, l'hippodrome de Chantilly fait incontestablement partie des lieux emblématiques du monde des courses hippiques. Construit et inauguré en 1834, cette arène est indissociable de l'histoire des Grandes Écuries du Prince de Condé et du Château de Chantilly.
Les Grandes Écuries, véritable chef-d'œuvre architectural du XVIIIe siècle, offrent un décor majestueux aux compétitions hippiques. Plusieurs fois dans son histoire, l’arène a traversé des périodes de difficultés financières : il frôle la fermeture en 1994, alors que France Galop connaît une crise sans précédent. Classé comme monument historique, la surface de l’ensemble fait plus de 65 hectares.
Le turf est surtout renommé pour ses prestigieuses courses de galop. Parmi les plus célèbres, on trouve le Prix du Jockey Club, le Prix de Diane et le Prix Jean Prat. Le Jockey Club, également connu sous le nom de "Derby français", est une course de Groupe 1 disputée sur une distance de 2 100 mètres. La récompense de Diane, souvent surnommé "le Derby des pouliches", est une autre course de Groupe 1, réservée aux pouliches de trois ans, qui se déroule sur 2 100 mètres.
Si l'hippodrome de Chantilly est mondialement connu, c'est aussi grâce à son cadre exceptionnel. Situé au milieu d'une forêt, le site offre des paysages pittoresques, avec des pistes entourées de bois et de prairies. Le château de Chantilly, visible depuis l'arène, ajoute une touche de majesté à ce lieu unique. Le champ de course est équipé de pistes en gazon et en fibres synthétiques, offrant des conditions optimales pour les compétitions.
L'hippodrome de Chantilly accueille également divers événements tout au long de l'année. Le Musée Vivant du Cheval, situé dans les Grandes Écuries, propose des spectacles équestres mettant en scène des cavaliers et des chevaux dans des démonstrations de dressage et de voltige. L'hippodrome est bien plus qu'un simple turf.
Que vous soyez un amateur de courses hippiques, un passionné d'histoire ou simplement à la recherche d'une escapade pittoresque et familiale.
Aujourd’hui, le meeting d’août est toujours le plus prestigieux, notamment au moment des célèbres ventes de yearlings à l’établissement Elie de Brignac. Les principales épreuves sont :
D’autres courses d’importance se disputent pendant cette période comme le prix de Pomone sur 2 500 m, le prix Guillaume d’Ornano sur 2 000 m, le prix Kergorlay sur 3 200 m ou encore le Grand prix, sur 2 500 m, qui clôture traditionnellement la saison estivale le dernier dimanche d’août.
Aujourd’hui à l’entrainement, 450 chevaux sont entrainés par une vingtaine d’entraineurs, dont Sottsass par Jean Claude Rouget. Il a remporté le Jockey Club à Chantilly en 2019 et a fini 3ème au Qatar Prix de l'Arc de Triomphe!
L'édition 2024 Dimanche 25 août 2024, Hippodrome de Deauville-La Touques (Calvados). - Le Lucien Barrière Grand Prix de Deauville (Gr2, 3 ans et au-dessus, 2 500m), ultime grand rendez-vous du meeting sur la Côte normande, avait pour grand favori le visiteur anglais Arrest (Frankel), qui a effectivement pris les devants d’emblée. Il a ainsi mené le peloton jusqu’à l’entrée de la ligne droite et a alors tenté de fausser compagnie à ses adversaires.
Voici un tableau récapitulatif des chiffres clés de l'hippodrome de Deauville :
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Superficie de l’hippodrome et de son centre d’entrainement | 75 hectares dont 20 de pistes |
| Nombre de pistes | 3 (1 en gazon, 1 ronde intérieure de 2 200 m, 1 droite de 1 600 m) |
| Appellation | « Hippodrome des 4 saisons » |
| Courses | Plus de 10 mois de courses |
| Courses de chevaux par an | 150 |
| Chevaux au départ des courses | 1700 |
| Jockeys en compétitions | 100 |
| Spectateurs en année normale | 75 000 |
tags: #chantilly #deauville #histoire
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