Véritable monument de la pâtisserie française, le macaron est aujourd’hui ancré dans la culture gastronomique du pays et se fait l’emblème du raffinement et du savoir-faire de nos artisans. Mais avant d’être ce qu’il est aujourd’hui, tant dans sa forme que dans sa renommée, le macaron est passé par bien des étapes. Nous vous proposons un voyage dans le temps pour comprendre l’origine du macaron et en apprendre davantage sur l’histoire de cette gourmandise d’exception.
Comme beaucoup d’autres pâtisseries à base d’amande, le macaron puise ses origines au Moyen-Orient où l’on estime qu’il était consommé au Moyen- ge avant d’être découvert par les premiers navigateurs européens. Quand a été inventé le macaron ? Ce biscuit voit le jour au Moyen-Orient, au cours du Moyen-âge. On retrouve sa trace peu de temps après en Italie où il sera appelé maccherone.
S’il est difficile de retracer son histoire avec certitude, c’est qu’à cette époque, le mot “macaron” désignait également un potage. Le doute plane alors sur lequel du gâteau ou du potage est mentionné dans les écrits historiques. Ce que l’on sait, c’est qu’il ne ressemblait pas encore au macaron que l’on déguste aujourd’hui : au Moyen- Age, le macaron n’avait pas la structure gâteau - coeur de ganache - gâteau, mais se présentait simplement sous la forme d’une petite coque ronde, croquant et fondant à la fois.
Au fil de l’Histoire, devant le succès exponentiel du macaron, nombre de territoires ont revendiqué sa création, sans que l’on puisse réellement déterminer lequel d’entre eux dit vrai. Fort heureusement, l’histoire du macaron devient plus claire pendant la Renaissance, dès lors que Catherine de Médicis, venue d’Italie pour épouser Henri II, ramène ce petit gâteau avec elle en France. A l’époque, le petit gâteau rond se fait encore appeler “maccherone” ou macaroni. progressivement, le macaron se fait un nom et se développe à travers le territoire où villes et régions se l’approprient.
En France, la légende attribue son introduction à Catherine de Médicis au 16e siècle, lors de son mariage avec Henri II. Mais ça reste une légende, car il n'existe aucune preuve historique. Ce n'est qu'au 17e siècle qu'apparaissent les premières recettes écrites du macaron.
Catherine de Médicis
Au fil des siècles, on entend alors parler du Macaron d’Amiens, spécialité picarde confectionnée à partir d’amandes, de sucre, de miel et de blanc d’œuf ; du Macaron de Joyeuse, spécialité d’Ardèche, plus friable et moins dense que son homonyme du Nord ; on en trouve également au Pays Basque, à Saint-Emilion, à Nancy et Montmorillon, pour ne citer que ceux-ci.
Au fil du temps, plusieurs villes françaises se disputent la paternité du macaron, souvent hérité des savoir-faire des couvents et monastères, comme à Saint-Émilion ou à Nancy. Cette friandise à base de poudre d'amandes est également présente en Ardèche, où l'on prépare le macaron de Joyeuse depuis 1581. Sans oublier les macarons de Boulay en Lorraine, ceux de Montmorillon dans la Vienne, ainsi que ceux d’Amiens, garnis de confiture d’abricots.
Les macarons pouvaient même se targuer d’avoir l’étoffe d’un mets royal puisqu’ils furent longtemps servis par les officiers de bouche - domestiques chargés de la nourriture du roi - à Versailles. On retrouve mention du macaron dans la littérature sous la plume de Rabelais au XVIe siècle qui décrit une “petite pâtisserie ronde aux amandes”, puis sous celle d’Alexandre Dumas dans son Grand dictionnaire de cuisine publié en 1873.
La légende raconte que le berceau du macaron, ou plutôt le lieu où le premier macaron aurait vu le jour, se situait à Nancy, au couvent du Saint-Sacrement ; sa fondatrice Catherine de Lorraine en serait à l'origine. C’est d’ailleurs à Nancy que l’on trouve l’histoire de Marguerite Gaillot et Marie-Élisabeth Morlot, surnommées les "sœurs Macarons", qui vendaient des macarons faits selon une recette apprise au Couvent pour subvenir à leurs besoins.
En 1952, la ville de Nancy a honoré les Sœurs Macarons en donnant leur nom à la partie de la rue de la Hache où prit naissance la fabrication du Véritable Macaron de Nancy. Lors du décret de suppression des congrégations religieuses (5 Avril 1792), les Sœurs Suzanne et Marie-Élisabeth trouvèrent refuge chez le Docteur Gormand, médecin de la communauté, au n°10 de la rue de la Hache, rebaptisée aujourd'hui rue des Sœurs Macarons. Afin de subvenir à leurs besoins, elles reprirent la fabrication des macarons et les commercialisèrent.
Après la Révolution française, un décret supprime les congrégations religieuses, chassant les Sœurs du couvent. Elles connaissent une réussite telle qu’on les surnomme les « Sœurs Macarons ». Depuis lors, la recette du succès est tenue secrète. On ne connaît pas la composition exacte de ce biscuit. Sa couleur naturelle le distingue de son cousin parisien. Symbole de Nancy, la maison des Sœurs Macarons, en produit encore plus de 1 000 douzaines chaque année.
Au décès de Sœur Suzanne, Elizabeth appelle en renfort sa nièce (et son conjoint). Les époux Muller vont ainsi reprendre le flambeau de la fabrication de macarons.
A taste of tradition,unique expertise.A Nancy treasure since 1793. Our handcrafted, family-run business has held the “Entreprise du Patrimoine Vivant” label since 2012. The Maison des Sœurs Macarons perpetuates the art of the Nancy macaron, a unique legacy listed as a Living Heritage Site. A true treasure of Lorraine gastronomy, each crunchy yet tender macaron is made according to a secret recipe passed down from generation to generation, using carefully selected French almonds.
A family legacyUnique, ancestral recipes, preserved and handed down since 1793 for the Macaron.Refined products100% French almonds, from a short circuit and sustainable agriculture.Recognized expertise Our unique expertise and excellence are recognized by the EPV label, which we have held since 2012. "PGI" specialities Exceptional specialties, with the Protected Geographical Indication (PGI) label. Artisanal production Fresh, handmade chocolates, combining authenticity and expertise. Find us10 mins walk from the train station to the Pl. Stanislas via the Henri-Poincaré street. 3 mins walk from the Pl.
Chaque fois que je viens à Nancy, je dois emporter avec moi les macarons originaux. C’est un établissement avec une histoire derrière lui et la qualité proposée est toujours bien entretenue. Les macarons ont un goût sucré d'amande, ils sont croustillants à l'extérieur et moelleux à l'intérieur. Ils sont vendus par boîte de 12 pour 11€ et durent longtemps.
Pour retracer les origines du macaron tel qu’on le connaît aujourd’hui, il faut attendre le milieu du XIXe siècle, moment où les pâtissiers franciliens ont l’idée d’assembler deux moitiés de la coque du macaron ensemble avec un cœur onctueux, la fameuse ganache. Dans les années 1830 à Paris, des pâtissiers ont l’idée d’assembler deux coques de biscuits aux amandes et de les fourrer avec une ganache, c’est-à-dire un mélange de crème et de chocolat. C'est ainsi que fut créé le macaron moderne tel qu'on le connait aujourd'hui.
À partir des années 1830, le macaron florentin va conquérir Paris, mais subir quelques modifications. Il s’agit désormais d’un assemblage de deux coques, avec une garniture au centre. Celui-ci peut être constitué de confiture, de crème au beurre ou encore de compote, et ouvre la porte à de toutes nouvelles recettes. C’est ainsi que l’on voit naître le “Macaron Parisien”, symbole du raffinement à la française et terrain d’expérimentation de la cuisine moderne.
Le macaron devient même un emblème de la pâtisserie française quand la Maison Ladurée y ajoute des couleurs et des saveurs variées. Aujourd'hui, le macaron se décline en une multitude de saveurs : vanille, pistache, framboise, et même des versions salées comme le foie gras, la truffe ou le gorgonzola.
Macarons Ladurée
Le secret ? Un travail de réflexion sur la relance de la production de l’amande, fruit emblématique de la Provence, est conduit depuis 2015 avec les principaux partenaires de cette filière.
Comment expliquer le succès du macaron à l'étranger ? Le macaron incarne le savoir-faire artisanal. C’est un gâteau esthétique, avec une texture originale contrastée puisqu’il est à la fois croquant et fondant ce qui lui permet de faire rayonner la gastronomie française à travers le monde. Alors, où qu'il soit dégusté, le macaron reste une invitation au plaisir et à la gourmandise !
Le macaron d'Amiens n'est pas une simple gourmandise, c'est une institution. Depuis le XVIème siècle, ce petit gâteau rond et moelleux a marqué les papilles des habitants de la région. Composé d'amandes, de sucre, d'œufs et de miel, le macaron d'Amiens est bien plus qu'une simple friandise. Il incarne la gastronomie locale et témoigne de l'héritage sucré qui coule dans les veines de la ville. La recette traditionnelle du macaron d'Amiens est gardée précieusement et transmise de génération en génération.
Contrairement aux macarons traditionnels colorés et à base de meringue que l'on trouve partout, le macaron d'Amiens se distingue par sa texture moelleuse et son goût riche en amande.
A Amiens, les Trogneux sont dans les chocolats et macarons depuis… 1872 ! On peut se demander si, dans la famille Trogneux, la passion pour le chocolat ne se transmettrait pas génétiquement. Depuis six générations, les « Jean » perpétuent le savoir-faire de leurs aïeux, en ajoutant leur petite touche personnelle ;Filialement parlant, cela correspond à six générations de Trogneux dont le père fondateur et le dernier représentant portent le même prénom : Jean-Baptiste.
Une histoire de familleLorsqu'il s'agit de l'histoire sucrée de la famille Trogneux à Amiens, le respect est de rigueur. Depuis 1872, cette famille est intimement liée à l'univers des chocolats et des macarons, créant ainsi une tradition qui se transmet de génération en génération. L'héritage familial a su traverser les époques tout en conservant un amour profond pour le chocolat. Ainsi, depuis plus de 150 ans, la maison Trogneux enchante les papilles des petits et grands avec l'ensemble de sa gamme de macarons et chocolats et sa sélection des meilleures spécialités régionales.
Dans la famille Trogneux, une passion pour le chocolat semble couler dans les veines depuis des générations. Sur une période de six générations, les membres de la famille portant le prénom "Jean" ont perpétué le savoir-faire transmis par leurs ancêtres, tout en y ajoutant leur touche personnelle. Le lien qui unit toutes ces générations de Trogneux est le prénom "Jean-Baptiste". De ce nom émanent des décennies de délectation gustative. Le fondateur de la dynastie chocolatière partage ce prénom avec le dernier représentant de cette lignée. C'est une tradition qui se répète non seulement dans le nom, mais aussi dans la passion pour le chocolat.
Outre les macarons, le chocolat est une autre spécialité qui définit la maison Trogneux. Sous diverses formes, du chocolat est créé avec une passion inébranlable. Le chocolat trouve sa naissance dans les fèves de cacao, des joyaux de la nature. Cultivés dans des pays situés entre les tropiques, les cacaoyers sont soigneusement entretenus par des milliers de planteurs. Deux fois par an, les cabosses, les fruits du cacaoyer, sont récoltées et leurs précieuses graines, les fèves de cacao, sont récoltées.
Les maîtres chocolatiers de la famille Trogneux excellent dans l'art de sublimer le chocolat. À partir de ces fèves soigneusement sélectionnées, une gamme exquise de créations voit le jour : pralinés fondants, feuilletés croustillants, gianduja onctueux, pâte d'amandes délicate, ganaches exquises, et bien plus encore. L'histoire des Trogneux est bien plus qu'une simple affaire de chocolat et de macarons. C'est une saga familiale qui transcende le temps et les générations, une passion qui a évolué tout en conservant son essence.
Au plus loin des origines de la Maison Rannou-Métivier, on retrouve le sieur Louis Perrin, confiseur à Montmorillon dans les années 1800. En 1872, les sœurs Chartier Marie-Rose et Marie-Louise, parentes de Louis, poursuivent la tradition familiale.L’histoire de notre Maison commence dans l’arrière-boutique de ces deux demoiselles, où travaillait Marie, notre arrière-arrière-grand-mère, pâtissière aux doigts de fée, comme aimaient le dire bien des clients.
Du mariage de Marie avec Auguste Métivier naît en 1920, une petite Madeleine, prénom propice à un bel avenir…L’enseigne Rannou-Métivier naît la même année de l’union de leurs deux noms. La troisième génération débute en 1944 avec Hélène, fille unique de Madeleine et Fernand. Elle épouse Pierre Bertrand, cuisinier de formation. Un souffle nouveau est donné avec la diversification des produits et l’ouverture de nouveaux points de vente.
Quelle épopée ! De la Foire de Paris au Salon de l’agriculture, Paris et la France entière découvrent le Macaron de Montmorillon et nos spécialités régionales. En 1970, Patrick, fils d’Hélène et Pierre Bertrand, intègre l’entreprise après un passage chez plusieurs maîtres chocolatiers et une formation au sein de la prestigieuse école suisse COBA . Il développe une gamme de chocolats.
Après quarante années consacrées à l’exaltation des saveurs gourmandes, Patrick Bertrand transmet les rênes de l’entreprise à ses fils, Yann, Lionel et Fabrice. La Maison Rannou Métivier est fière d’être reconnue Entreprise du Patrimoine Vivant, un label d’excellence décerné par l’État français. La Maison Rannou Métivier est membre fondateur du Club des Chocolatiers Engagés. Ce club regroupe des chocolatiers animés des mêmes valeurs humanistes, œuvrant au déploiement d’une filière cacao éco responsable.
Découvrez le macaron sous son plus beau jour à travers le savoir-faire reconnu de la maison Fauchon.
Du Moyen-Âge à aujourd'hui, le macaron, une pâtisserie à base de poudre d'amande, a été réinventé au fil des époques et des pays.Les macarons sont de petits biscuits croquants au dessus et moelleux à l'intérieur. D'où viennent-ils et quand ont-ils été inventés ? Découvrez tous les secrets de ce dessert gourmand.
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