L'Art du Sushi : De la Tradition à l'Innovation

Le sushi, plat emblématique de la cuisine japonaise, a conquis le monde avec ses saveurs délicates et sa présentation soignée. Des restaurants traditionnels aux bars à hand-rolls modernes, Paris offre une multitude d'options pour satisfaire les amateurs de sushi. Cet article explore l'univers du sushi, des techniques de préparation aux enjeux de durabilité, en passant par les adresses parisiennes les plus en vogue.

La Préparation du Sushi : Un Art Minutieux

La préparation des sushis obéit à un cérémonial longtemps resté confidentiel, mais que les Japonais de Paris semblent vouloir, sinon faire comprendre, du moins partager. Il faut près d'une dizaine d'années pour former un maître chef-sushi (sushiya) capable de cuire et d'assaisonner le riz selon l'usage, d'affûter lui-même ses couteaux, de choisir le poisson et de le découper en fines lamelles avant d'assembler le tout avec la dextérité d'un magicien.

Il existe, en effet, plusieurs variantes de sushis : oshi (pressé), maki (roulé), bo (en barre) et chirashi (méli-mélo). Le nigiri sushi est la variation la plus récente, imaginée au XIXe siècle, à l'époque où Tokyo s'appelait Edo, qui consiste en une boulette de riz vinaigré couverte d'abord de poisson salé ou légèrement cuit. "C'est seulement après la seconde guerre mondiale, avec le développement de la réfrigération, explique Emi Kazuko, spécialiste de l'art culinaire du Japon, que l'on a commencé à utiliser du poisson cru."

En quelques années, la mode du sushi a envahi Paris. "De moins d'une centaine dans les années 1990, le nombre des restaurants japonais est passé à près de 600 à Paris et plus de 300 en province", précise Toshiro Kuroda. Sont-ils tous véritablement japonais ? Rien n'est moins sûr, car Chinois et Coréens se sont ingéniés, ces dernières années, à multiplier les enseignes.

Les Ingrédients Essentiels

Une recette pour préparer un sushi bowl, une version déstructurée et conviviale du sushi traditionnel :

Pour la marinade du saumon : Mélanger le gingembre, l’ail et l’oignon nouveau avec la sauce soja, 1 cuillère à soupe de vinaigre de riz, l’huile de sésame, le miel et les flocons de pili-pili afin d’obtenir une marinade. Arroser le saumon avec la marinade et réserver au réfrigérateur pendant 20 à 30 minutes. Plus le poisson reste dans la marinade, plus le goût est intense.

Pour le riz : Faire cuire le riz à sushi en suivant les instructions mentionnées sur l’emballage. Mélanger le reste du vinaigre de riz avec le sucre et ½ CC de sel. Verser le mélange à base de vinaigre sur le riz cuit, transvaser le riz dans un plat peu profond et laisser refroidir en mélangeant régulièrement.

Autres préparations :

  • Mélanger le jus de betterave rouge avec le vinaigre de vin rouge, y faire mariner les radis et saler.
  • Réhydrater les algues conformément aux instructions mentionnée sur l’emballage.
  • Torréfier les grains de sésame à la poêle sans adjonction de matière grasse.
  • Couper le demi-avocat en lanières.
  • Éplucher le concombre et le couper en tranches épaisses dans la longueur.

L'omelette Japonaise

Dans un petit plat, battre les œufs avec la sauce soja et ajouter les algues hachées. Faire chauffer l’huile de sésame dans une petite poêle. Verser l’appareil à base d’œufs dans la poêle et faire cuire à feu doux à moyen pendant 3 à 4 minutes, jusqu’à ce que l’œuf soit bien cuit. Retirer l’omelette de la poêle, la rouler et la couper en lamelles. Laisser refroidir tous les ingrédients à température ambiante.

Présentation

Pour la présentation, répartir le riz dans deux bols Le Creuset, ajouter par-dessus le saumon, l’avocat, les lamelles d’omelette et les légumes coupés. Pour terminer, parsemer l’ensemble de sésame et servir.

Le Hand-Roll : Une Nouvelle Façon de Déguster le Sushi

C’est l’une des nouvelles tendances gastronomiques en vogue à Paris, d’origine japonaise mais tout droit importée de New York. Le hand-roll fait le buzz sur les profils Insta de foodies et influenceurs parisiens et de passage dans la capitale, où ces « rouleaux sushi » peuvent être dégustés dans des véritables « hand-roll bars ».

Le hand-roll est un rouleau préparé à la main à partir d’une feuille fine d’algue nori, farcie de riz rond japonais vinaigré tiède et de poisson cru en tartare, qui peut être décliné de plusieurs façons. Ce roll doit être servi et dégusté tout de suite pour en apprécier toute sa complexité et avec les mains, afin de profiter du côté croustillant de l’algue et fondant de la garniture… un jeu de textures irrésistible ! Ce délicieux mets est inspiré par les traditionnels Temaki japonais, les sushi roulés à la main composés d’un gros morceau d’algue nori roulée en forme de cône autour d’une garniture de riz à sushi, légumes variés et poisson cru, pour être mangé avec les mains, en guise de street food.

Ces rouleaux de sushi ont été introduits aux Etats Unis au milieu du siècle dernier, où ils sont devenus cylindriques et de grand succès !

Adresses Incontournables à Paris

  • Kaïto : Petit repaire iodé situé au cœur de la rue de Seine à Paris. Ce mot signifie littéralement “homme de la mer” en japonais : ici on mange du poisson et, ça va sans dire, on le fait dans les règles de l’art culinaire du pays du soleil levant ! Ce qui rend cette adresse unique à Paris est le fait que chez Kaïto on mange débout : comme dans les marchés aux poissons de Tokyo, on déguste hand-rolls et autres délices accoudé au comptoir. Déco minimaliste aux nuances ciel, énorme comptoir en marbre, tout comme les murs et les tables-cubes où se poser pour profiter des hand-rolls. Le menu permet de choisir plusieurs formules de 3, 4 ou 5 rolls ou de sélectionner des croustillant rouleaux d’algues et des sides à la carte. Les poissons sont incroyablement frais et fondants, le riz vinaigré est cuit à la perfection, l’algue nori qui enveloppe les rolls est croustillante à souhaits. Mention spéciale pour les rolls signature, aux associations inédites. Un exemple ? Le Kaïto Maki, au toro, thon rouge, courge mariné, shiso et sésame… un vrai délice ! A gouter aussi la soupe miso traditionnelle et ultra sapide, et la tamagoyakis, l’omelette japonaise.
  • Doki Doki : Le premier handroll bar de Paris a ouvert ses portes en mars 2021, grâce à une idée de Romain Taieb (déjà à la tête de Piaf et Bambini). Doki Doki vous accueille dans une ruelle tranquille, à quelques pas de la Bourse de Commerce, dans le bâtiment qui accueille la Poste du Louvre. L’algue nori, arrivée directement du Japon, croustille accompagnée de riz et plusieurs types de poisson : saumon, toro (thon gras), yellow tail, Saint-Jacques, crabe, homard. Les handroll sont protagonistes ici, proposés en menu (de 3 à 6 rolls) ou à l’unité. Les plus gourmands pourront également tester les sashimi, les tartares de poisson, la salade de concombre ou les edamame. Pour finir en douceur, ne partez pas sans avoir goûté un mochi de la Cheffe pâtissière Agathe Bernard (yuzu, sésame noir, coco, praliné). La maison propose également des kits handrools à emporter, pour préparer ses rouleaux sushi à la maison.
  • Hando Parisian Handroll : Ce deuxième handroll bar parisien nait de la passion d’Adrien Albou (à la tête de collection Homme de Paul & Joe et de Garçons Infidèles) pour le Japon et ses saveurs. En collaboration chef Le Cheng, (Plus de Piment), ils ont conçu ce lieu dédié aux rouleaux sushi. Epuré et élégant, le cadre du restaurant est inspiré par la déco japonaise traditionnelle et intemporelle : des murs au mobilier, le chêne naturel et les couleurs pastel se distinguent par leur douceur. Les clients s’attablent au bar, carré et confortable, derrière lequel deux chefs réalisent les hand rolls minute et dans les règles de l’art. Algues arrivées tout droit du Japon, ingrédients sourcés et variés, poissons issus de la pêche durable française pour des délicieux hand rolls : toro, homard, saumon, crabe, yellow tail, crevette. Mais les curieux pourront également en goûter un au wagyu caramélisé ou le végétarien à l’avocat. Délicieux aussi le tartare de toro et nori et les sashimi. Côté boissons, une large sélection de bières japonaises, sakés, gins et whisky du pays du Soleil levant.

La Durabilité du Thon Rouge : Un Enjeu Crucial

Alors que les ONG n’en finissent plus de donner l’alerte sur la disparition du thon rouge et que les stars se rebellent contre les restaurants chics qui continuent de le servir (sauf à Monaco), le marché du sushi restait jusqu’à présent bien indifférent, qu’il s’agisse des restaurants ou des traiteurs à emporter ou livrer. De fait, le thon rouge reste le roi des sushis et le marché japonais de Tsukiji continue d’absorber les trois quarts des prises en Méditerranée.

Fort heureusement, voici Kyoichi Kai, un Japonais formé à Tokyo, exilé à Sydney puis à Londres, et enfin débarqué à Paris, à la veille de ses 50 ans. Il vient d’ouvrir Kiku, dans le 9e arrondissement de Paris - le premier restaurant japonais de la capitale attentif à l’origine de ses matières premières.

"Le thon rouge est une espèce menacée, c'est la raison pour laquelle nous avons décidé de ne pas en servir dans notre restaurant" : cette seule mention sur un coin de menu mérite qu’on s’y attarde. Kiku n’est pas spécialisé sur les sushis mais propose quelques sashimis pour lesquels il préfère des espèces non menacées (le maquereau, le crabe) ou d’élevage (la liche et le saumon, dont l’élevage n’est certes pas encore bio) aux poissons menacés d’extinction. Pour ne rien gâter, la carte hors sashimi est alléchante (tempura de gambas à la mayo épicée proprement addictives, carpaccio de saumon soja-sésame-yuzu, lieu noir mariné au miso blanc, crabe mou frit aux algues, etc.) et les critiques gastronomiques pour l’instant enthousiastes.

Sushis de thon rouge - Le Chef se met en 4

Apprendre l'Art du Sushi : Formations et Ateliers

Vous avez des questions sur le fonctionnement du site ? Sur l’organisation de nos ateliers Sushis ? Sur nos formations pour Sushiman ? Chez Sushiprod, nous avons pris l’habitude d’appeler atelier Sushis un cours collectif dispensé par l’un de nos Maîtres Sushiman et qui se déroule dans nos locaux à Marseille.

C’est très simple, il vous suffit de cliquer ici et de choisir le niveau d’atelier ou la formule qui vous convient le mieux, vous serez alors redirigé sur le site de paiement sécurisé. Parce que votre sécurité est notre principale préoccupation, même en dehors de nos ateliers, nous avons choisi de travailler en partenariat avec le site de paiement sécurisé international Paypal et vous faire bénéficier de leur expertise afin de protéger vos données bancaires lors de transactions en ligne.

Le bon cadeau est un bon pour une participation personnalisé selon votre demande, par exemple avec un message spécifique à l’attention de la personne à laquelle vous souhaitez l’offrir (« joyeux anniversaire », « bon départ à la retraite », « joyeux noël », etc.). La personnalisation est entièrement gratuite et se renseigne via le champ destiné au vendeur lorsque vous êtes sur le site de paiement sécurisé. Tous les bons achetés sur notre site jusqu’au 31 Décembre 2013 sont valables indéfiniment jusqu’à utilisation.

Le tarif dépend du nombre de participant(s) et est dégressif en fonction de ce dernier. A cela, viennent s’ajouter les frais de déplacement et de mise à disposition du Maître Sushiman, du matériel et des ingrédients nécessaires à la bonne mise en place du cours.

La formation Sushiman complète dispensée par Sushiprod dure 3 jours et vous apprend un véritable métier très demande. D’ailleurs, nous avons fréquemment des demandes de la part de restaurants et établissements à la recherche de Sushiman.

C’est la mise à disposition d’un Maître Sushiman sur le lieu de votre choix, qui réalisera pour vous et vos convives des Sushis à la demande. Sushiprod met à votre disposition un chef Sushiman certifié, ainsi que tout le matériel et les ingrédients nécessaires à la mise en place de la prestation.

Les Cours du Benkay

Hisayuki Takeuchi donne déjà deux démonstrations de sushi par mois dans son laboratoire parisien. Mais la grande affaire est l'ouverture prochaine de sessions de formation au Benkay, restaurant de l'ancien Hôtel Nikko (aujourd'hui Novotel), resté dans le giron de Japan Airlines.

L'enseignement, sous l'autorité du maître chef-sushi Masao Karasuyama, se veut méthodique et participatif. L'impétrant doit montrer patte blanche. Une serviette chaude lui est attribuée d'emblée. Il doit bientôt se convaincre que la cuisine des sushis se médite en même temps qu'elle se prépare.

Car la découpe du poisson cru requiert non seulement une attention extrême portée au produit (thon, bar, saumon) - au fil de sa chair selon qu'il est découpé en darne ou en filet -, mais aussi au maniement de l'instrument de découpe, un couteau triangulaire à lame d'airain qu'il faut tenir d'une main ferme, l'index pointé au-delà du manche.

L'apprenti perçoit vite que le sushi n'est pas une recette de poisson mais de riz, tant sa préparation et son assaisonnement vinaigré exigent de précautions.

Encore faut-il manier avec aisance ladite boulette de riz au creux d'une main humide pour lui donner la consistance appropriée. Au Benkay, la formation est dispensée par petits groupes alignés devant le maître qui exécute les gestes, tandis que ses assistants rectifient les maladresses des apprentis. A partir de septembre, les cours seront hebdomadaires.

L'art de la découpe sera expliqué par les chefs. Les élèves seront invités à déguster leurs propres préparations, tandis qu'Hiroyasu Watanabe, directeur du restaurant, expliquera l'art de la dégustation du thé.

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