Les halles de la viande, lieux d'échange et de commerce, témoignent d'une histoire riche et mouvementée. De leurs origines médiévales à leur renaissance contemporaine, elles ont traversé les époques, s'adaptant aux évolutions sociales et économiques. Cet article vous invite à plonger au cœur de cette histoire fascinante, en explorant les halles de différentes villes et leurs particularités.
Halle de la Martinière à Lyon.
Le marché se tient à Arnay-le-Duc depuis le Moyen Âge. Dès le Moyen Âge, le marché se tient sous les halles construites en 1379, dont le bâtiment jouxtait la Maison Bourgogne. Elles furent démolies par la suite pour laisser place à l'escalier qui conduit aujourd'hui à la Poste. Elles furent alors remplacées par deux marchés couverts, l'un accolé à la Maison Bourgogne, l'autre à la place de l'actuel centre social. Cependant, à la fin du XIX e siècle, un marché se tenait aussi place du Craquelin où l'on pouvait acheter volailles, œufs, laitages et gibiers.
L'histoire des halles au XX e siècle est étroitement liée à celle de la boucherie municipale créée dans les années vingt par Claude Guyot. La finalité de cette boucherie était de diminuer le prix de la viande pour lutter contre la vie chère. Sa mise en place se heurta à des résistances de la part des bouchers et charcutiers, mais elle fut finalement ouverte en 1927. Cette boucherie installée d'abord dans la Grande Rue, aujourd'hui rue César-Lavirotte, à la place de la boucherie qui vient de fermer, fut transférée aux halles dans le bâtiment situé contre la Maison Bourgogne. Elle eut très vite une nombreuse clientèle issue de tous les milieux sociaux, y compris les adversaires politiques du maire.
En effet, les prix étaient attractifs et la boucherie fidélisait les clients en leur accordant à la fin de l'année une ristourne proportionnelle au montant de leurs achats. Cette boucherie a existé jusqu'aux années soixante.
À la fin du XX e siècle, une première tentative a été faite pour déplacer le marché qui se tenait près de la Poste pour l'installer dans l'espace appelé place de la Halle où une nouvelle halle a été construite. Cette transplantation n'a pas satisfait les utilisateurs et le marché est retourné vers la Poste.
Aujourd'hui, bien qu’il souffre de la concurrence des grandes surfaces, la fréquentation s'améliore pendant les mois d'été.
Respecter le patrimoine et l’histoire des Halles de la Martinière et refaire enfin vivre ce lieu central dans le quartier, c’est ce qui motive et guide notre démarche !
Les halles de la Martinière, construites en 1838, sont le 1er marché couvert lyonnais. Initialement c’est un marché au beurre, aux œufs et à la volaille, mais 200 ans d’existence lui confère pour la suite une histoire à rebondissements multiples.
Située place Gabriel-Rambaud, la halle de la Martinière, 1er marché couvert lyonnais fut construite en 1838 selon les plans de l’architecte de la ville René Dardel. C’est en 1836 que Dardel trace les plans définitifs des deux halles alors qu’un marché est envisagé dans ce quartier par le Conseil municipal dès 1810. Les deux halles, symétriques, sont construites rue de la Martinière à la hauteur de la place Gabriel-Rambaud sur un plan rectangulaire et mesurent chacune 13,40 m sur 40 m.
L’ensemble compte 112 cases de boutiques, divisées en 3 classes louables à partir de septembre 1839. Il s’agit d’un marché au beurre, aux œufs et à la volaille. A partir de 1853 y est ajouté un débit de viande à la criée auquel Vaïsse, sénateur-préfet exerçant les fonctions de maire, attache un très grand prix.
Les halles de la Martinière à Lyon.
Le 10 décembre 1873, la halle sud est détruite par un incendie. Elle est reconstruite à l’identique dès 1874. La halle sud est à nouveau détruite en 1903 pour permettre l’élargissement de la rue de la Martinière. L’aile nord restante est classée « monument historique ». Elle est modifiée dans les années soixante : les commerçants obtiennent de la mairie que des murs extérieurs en béton soient construits afin de fermer la Halle.
Cet édifice néo-classique qui s’inspire de l’architecture antique grecque a été rénové sommairement en 2004 afin d’abriter 5 commerces d’alimentation.
Dans les années 2000 la Halle est peu à peu délaissée, les pouvoirs publics envisagent une reprise par la grande distribution, choix qui amènera une mobilisation sans faille des habitants du quartier contre ce projet, à travers l’association Halle Mart’, collectif d’une soixantaine de personnes.
En 2011, le projet des habitants est arrivé second suite à l’appel à projet de la Mairie de Lyon. Après l’abdication pour raisons financières de l’association « Les Producteurs du Goût » qui avait remporté ce projet, le lieu désormais vide a mis quelques années avant de trouver une opportunité pour l’avènement d’un nouveau dessein. En 2015, c’est la société ETIC qui a été appelée à réhabiliter le bâtiment pour le louer à des « acteurs du changement ».
En septembre 2015 la société ETIC, en lien avec la Scop Cuisine Itinérante, a proposé à l’épicerie Scop Prairial à Vaulx en Velin de faire partie de l’aventure et de gérer la partie épicerie. Après quelques mois de travail commun, il a été décidé de créer une nouvelle structure coopérative pour commercialiser des produits biologiques et locaux au sein des Halles.
Grâce à l’action citoyenne, c’est donc la Scop Prairie Halle qui s’occupera de l’épicerie des Halles de la Martinière.
En 2016, le permis de construire a été accordé par la Ville de Lyon. Le chantier de réhabilitation des Halles débute en février 2017, sous l’œil vigilant de Bruno Cateland, architecte, souhaitant rendre à l’œuvre de Dardel son élégante simplicité.
La nouvelle Halle de la Martinière sera un lieu dédié à une alimentation saine et accessible, dans l’objectif d’œuvrer pour une société plus écologique et solidaire.
Un projet collectif, engagé et durable qui rassemble des acteurs qui favorisent une alimentation durable et une agriculture bio / locale / paysanne. Le projet est aujourd’hui porté par des structures de l’Economie Sociale et Solidaire.
Différents acteurs sont présents dans ces halles rénovées :
La viande de bœuf avec un boucher de la Compagnie du goût, Patrick Harriet de la Halle de la viande à Gujan-Mestras et Le Barp.
Patrick Harriet de la Halle de la viande à Gujan-Mestras et Le Barp.
Grande nouveauté de ce début d’été, la cave à maturation permet de faire vieillir la viande entre 30 à 50 jours, à des degrés d’hygrométrie et des températures maîtrisés. Le résultat ? Une viande à la tendreté incomparable et au goût plus prononcé. Le Rayon tradition propose du porc Label Rouge, de l’agneau Poitou- Charentes , du boeuf Limousin, du veau VNR. Toutes les chipolatas sont fabriquées à base d’épaule de porc, beaucoup moins grasse que la gorge de porc.
Les clients, qui affluent, peuvent voir - à travers la vitre du laboratoire de fabrication - les bouchers réaliser les préparations : on travaille ici en toute transparence, dans le respect de l’environnement.
L’attractivité de la Halle de la viande, reposant sur le triptyque : choix, qualité et authenticité, explique qu’elle ne désemplit pas.
Ci-dessous une liste des participants à un événement gourmand :
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Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
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