L'Étudiante, film sorti en 1988, met en scène Sophie Marceau et Vincent Lindon dans une romance qui explore les émotions et les défis de la jeunesse. Réalisé par Claude Pinoteau, ce film est une comédie romantique qui a marqué son époque.
Sophie Marceau
Tout commence en vacances aux sports d'hiver lorsque Valentine croise le regard d'Édouard dans une télécabine. De retour à Paris, ils tentent de construire une relation malgré les aléas de la vie. L'histoire, bien que prévisible, suit les péripéties de ce couple avec un certain charme.
Après le succès des deux épisodes de "La Boum", Claude Pinoteau revient avec une nouvelle comédie romantique mais également avec son actrice fétiche, qui incarne cette fois-ci une étudiante. On a en effet dépassé un nouveau palier depuis "La Boum", le réalisateur, avec l'aide de Danièle Thompson, a en effet écrit une histoire très lisse et très prévisible.
Néanmoins, lorsqu'on lance ce genre de comédie romantique signée Pinoteau, on sait très bien à quoi on peut s'attendre et nous n'en somme alors que très difficilement surpris, ou sinon, il y a une part de la mauvaise volonté. Malgré le très faible degré de vraisemblance de l'histoire (l'agreg', c'est quand même très long et fastidieux à préparer et, même si c'est une étudiante brillante, je doute qu'avec tous ces voyages et toutes ces émotions, Valentine ait été capable de réussir ses épreuves aussi facilement), on se prend finalement assez facilement au jeu et on suit l'histoire sans trop d'ennui, du moins dans les premiers trois quarts du film, car les personnages sont attachants et puis l'ambiance est réussie, tout simplement.
Malgré tout, le film s’essouffle sur la fin et on trouvera la dernière partie peut-être un peu longue et ennuyante. Nous retiendrons également la B.O. de Vladimir Cosma qui, si elle est tout aussi mièvre que le film, correspond très bien à ce dernier et est tout de même très agréable !
En ce qui concerne les acteurs, nous retiendrons principalement Sophie Marceau qui n'est crédible que lorsqu'elle ne s'énerve pas et Vincent Lindon qui joue plutôt bien. Lindon est très divertissant dans le rôle de Ned. Il incarne parfaitement l'homme qui a de grandes ambitions mais qui n'a pas l'impitoyable caractère nécessaire pour les réaliser.
Son côté terre-à-terre est le contraste parfait avec le Valentine très tendu de Marceau. Marceau donne une excellente performance. Nous avons tous connu des bourreaux de travail qui font passer leur réussite personnelle avant tout le reste. Souvent nous voyons ces personnes comme froides et sans émotions mais Marceau est tout le contraire et montre que Valentine est aussi humaine que n'importe qui d'autre ce qui nous aide à comprendre ce qui la motive.
Chacun des acteurs principaux a son moment de gloire. Vincent Lindon est admirable lors de sa tirade sur Coco le concasseur de cacahuètes. Sophie Marceau est magistrale à l'oral d'agrégation de son personnage, portant sur Le Misanthrope de Molière.
La tirade de "Kiki la cocotte" est un moment notable du film. Voici un extrait :
Kiki la cocotte avait pour amant coco le concasseur de cacao. Kiki la cocotte voulait un caraco kaki avec un col en caracule, mais coco le concasseur de cacao n’avait que des caracos kakis sans col en caracule et des cols en caracule sans caraco kaki. Le marquis caduc et concave conquis par le caquet coquin de kiki la cocotte, compris qu’un caraco kaki sans col en caracule et qu’un col en caracule sans caraco kaki feraient un caraco kaki avec un col en caracule. Et c’est depuis ce jour là que coco le concasseur de cacao est cocu.
Affiche du film L'Étudiante
Vu en 2021, ce film sorti en 1988 est aussi construit autour d'un troisième personnage : le téléphone. On y voit ainsi une scène incompréhensible aujourd'hui, dans une cabine téléphonique, où les pièces tombaient à toute vitesse et où il fallait faire très vite pour communiquer l'essentiel.
Le téléphone est aussi montré comme un outil qui ne permettait pas toujours de joindre la personne à qui l'on souhaitait parler, obligeant à passer par quelqu'un pour transmettre un message. Le téléphone fixe à la maison, qui fait qu'on fusillait du regard celui qui occupait la ligne alors qu'on attendait un appel. L'impossibilité de se joindre quand on n'était pas à l'heure à un rendez-vous. Le fil du téléphone qu'on tirait à travers l'appartement pour s'isoler dans une pièce.
Et pourtant déjà apparaît contre toute attente un objet d'une grande modernité pour l'époque, le Minitel, pour consulter les résultats de l'agrégation, en 1988, soit un avant l'invention du Web.
Le film propose enfin quelques belles répliques comme "Il faut pas tuer les instants de bonheur", semble-t-il de Baudelaire. Ou encore "Ça, les vraies personnalités tu t'emmerdes pas, mais qu'est-ce qu'elles t'emmerdent !".
Comme la plupart des films français L'Etudiante est très riche en dialogues. Il se passe très peu de choses dans le film et la plupart des scènes sont des discussions entre les acteurs principaux que ce soit dans des appartements, des cafés, des restaurants, des voitures, des lits, des trains ou dans les rues de Paris.
Sur écrit, surjoué, émotions forcées, des personnages sans complexité. Une histoire d'amour artificielle, fausse, sans aucun rapport avec la réalité. Cette romance kitsch et guimauve a toujours été mon guilty pleasure.
C'est frais, léger, touchant. Les acteurs et actrices sont bouleversants de justesse. Bien que ce film soit très ancré dans les années 80, son authenticité résonne encore aujourd'hui. Ce film est un chef d'œuvre ! Je suis une grande fan de Sophie Marceau , c'est mon actrice française préférée. Ce film est parfait : le scénario , les acteurs , la B.O. C'est un de mes films préférées ! Je peux le voir et le revoir je ne m'en lasserai jamais !Étant étudiante en lettres, je trouve intéressant le fait que Valentine commente les œuvres qu'elle étudie car j'apprends des choses.
L'arc narratif du film est réussi. On ne décroche pas , on ne veut pas en rater une miette ! Vu le 20/10/2019J'ai un avis tout à fait personnel sur ce film l'Etudiante avec Vincent Lindon et Sophie Marceau, il me touche particulièrement même s'il est vrai qu'il a vieilli, mais plutôt bien.
D'une part, parce que ma femme adore ce film et qu’elle est fan de Sophie Marceau, donc forcément ça aide. Et puis, je trouve que les deux acteurs principaux (Valentine et Ned) s'en sortent vraiment bien. Marceau a toujours son caractère bien trempé et joue remarquablement bien, Lindon a un rôle plus bougon, plus réservé mais capable d'exploser aussi à tout moment.
Bon, ok on a du mal à comprendre comment Valentine peut craquer aussi vite pour cet inconnu maquillé de baume à lèvre rose dans le télé-cabine et qui la retrouve ensuite dans le métro. Mais on voit aussi le stress d'une étudiante passant son agrégation, devant jongler avec son histoire d'amour naissante, avec un musicien qui lui-même galère pour se faire un nom dans ce métier.
Et puis j'aime ce film parce qu'on y aperçoit Dijon, sa gare, sa place François Rude... Comédie romantique pleine de sensibilité, qui dépeint bien la difficulté de croire et d'assumer un amour naissant avec les perspectives professionnelles conditionnant son avenir.
| Aspect | Description |
|---|---|
| Réalisateur | Claude Pinoteau |
| Acteurs principaux | Sophie Marceau, Vincent Lindon |
| Genre | Comédie Romantique |
| Année de sortie | 1988 |
| Thèmes principaux | Amour, ambition, défis de la jeunesse |
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