Jeûne Intermittent : Bienfaits et Risques

Effet de mode ou vrai effet santé ? Le jeûne intermittent est une pratique devenue très populaire depuis quelques années. On appelle jeûne intermittent (ou intermittent fasting ou IF), l’alternance entre des prises alimentaires et des périodes de jeûne. Cette pratique qui consiste à se priver d’alimentation sur une période donnée ne date pas d’hier.

En effet, certaines civilisations pratiquaient déjà le jeûne il y a des milliers d’années et en reconnaissaient les bienfaits pour la santé. Ses origines remonteraient à l’Antiquité : en Inde où on le pratiquait pour des raisons philosophiques et dans la Rome antique où la privation de nourriture était associée aux célébrations religieuses. De nos jours, les bienfaits du jeûne intermittent dépassent les convictions spirituelles et s’étendent à la dimension bien-être. La pratique se démocratise de plus en plus et il existe aujourd’hui plusieurs méthodes pour effectuer un jeûne intermittent.

Il est important de connaître les différents types de jeûne intermittent et d’opter pour une méthode adaptée à votre mode de vie. S’il est surtout connu pour son impact sur la perte de poids ou sur la « detox » de l’organisme, le jeûne intermittent possède bien d’autres bienfaits pour la santé.

Et si jeûner permettait de vivre plus longtemps ?

Les Différents Types de Jeûne Intermittent

Il existe plusieurs méthodes de jeûne intermittent, chacune ayant ses propres spécificités :

  • Le jeûne intermittent 16/8: qui consiste à s’alimenter sur 8 heures par jour et jeûner pendant 16 heures.
  • L’alternate day fasting: qui consiste tout simplement à jeûner un jour sur deux en continu.
  • Le régime ou jeûne 16/8: on jeûne pendant toute une journée (sur une période de 14 à 16 heures), puis l’on mange tout au long des 8 à 10 heures restantes.

Il existe aussi le jeûne strict qui consiste à ne pas s’alimenter du tout pendant plusieurs jours, à l’exception d’eau, de bouillons et infusions de plantes. Ce type de jeûne doit être encadré par un professionnel de santé. Le jeûne intermittent, quant à lui, est plus facile à mettre en place de façon autonome et présente moins de risques pour la santé.

Les Bienfaits du Jeûne Intermittent

En France en 2020, 17% des adultes étaient en situation d’obésité contre 8,5% en 1997. Chez les 18-24 ans, ce sont 4 fois plus de jeunes qui sont concernés par l’obésité en 2020 qu’en 1997 (1). À l’origine de ce phénomène, on trouve la sédentarité causée par le télétravail ou les loisirs liés notamment au numérique, mais aussi le grignotage et une alimentation souvent déséquilibrée. De petites habitudes qui contribuent à augmenter l’apport calorique alors que sa dépense tend à diminuer.

L’une des grandes promesses du jeûne intermittent est de favoriser et accélérer la perte de poids, tout en allégeant les contraintes d’un régime traditionnel (puisqu’on peut manger normalement en-dehors des périodes de jeûne). En effet, la privation d’aliments favorise ce qu’on appelle la « bascule métabolique » qui pousse l’organisme à puiser son énergie dans les tissus adipeux (la graisse), une fois qu’il a utilisé sa réserve de glucose hépatique (le sucre contenu dans le foie). Ces études ont donc démontré les effets du jeûne intermittent dans la perte de poids à court terme.

En favorisant la perte de graisse, et notamment de graisse viscérale (celle qui se trouve à proximité des organes), le jeûne intermittent contribuerait à faire baisser le risque de développer certaines pathologies liées au surpoids. Une étude a démontré que la pratique du jeûne intermittent par des femmes en surpoids participait à abaisser la pression artérielle et le taux de cholestérol, qui sont des facteurs reconnus de maladies cardiovasculaires.

Autre bienfait mis en avant par les promoteurs du jeûne intermittent : il permettrait de diminuer les risques cardiovasculaires et d’améliorer le métabolisme. Là encore, les résultats des études ne le confirment pas : le jeûne intermittent, comme les régimes classiques, aide bien à baisser le taux de cholestérol global, mais le taux de glucose et les triglycérides restent inchangés.

Lorsque l’on pratique le jeûne, il se produit une multitude de réactions chimiques dans l’organisme, notamment au niveau du foie et des tissus adipeux (la graisse). Pour accompagner ces phénomènes, le cerveau modifie les connexions entre les neurones pour augmenter leur capacité d’adaptation face au stress et aux maladies.

De plus en plus de personnes se mettent à pratiquer le jeûne intermittent lors des changements de saison avec l’objectif de détoxiquer leur organisme. Si les reins jouent correctement leur rôle de filtres naturels et le foie son rôle « auto-nettoyant », tous les déchets s’évacuent normalement et il n’y a donc pas de nécessité à « faire une detox ». Cependant, il est vrai qu’en mettant le système digestif au repos, jeûner contribue à arrêter momentanément l’accumulation d’aliments et donc de fermentation dans les intestins. Une bonne façon de mettre le corps en mode « detox » lorsque des inconforts se font sentir.

Par ailleurs, une étude a montré que certaines méthodes de jeûne intermittent pouvaient diminuer l’inflammation et le stress oxydatif jusqu’à améliorer l’intégrité de la barrière intestinale(5). Et qui dit intestins en bonne santé, dit une meilleure absorption des nutriments et un microbiote au mieux de sa forme. Rappelez-vous que le microbiote intestinal contient plus de 70% des défenses immunitaires.

Les Risques et Précautions à Prendre

De nombreuses études scientifiques sur les régimes intermittents ont été menées, afin d’évaluer les bienfaits prétendus de ces jeûnes pour notre santé. L’Inserm a notamment relayé deux études menées sur des personnes en situation d’obésité. À chaque fois, différents groupes suivaient un régime différent, dont une méthode de jeûne intermittent. Les résultats finaux ont montré des résultats quasiment similaires d’un groupe à l’autre (pour les personnes qui n’avaient pas abandonné leur régime en cours de route). Les résultats concordent avec d’autres études de ce type.

De nombreux chercheurs se sont penchés sur les effets du jeûne intermittent sur certaines pathologies, dont le cancer. Au global, le jeûne intermittent n’est finalement pas supérieur à d’autres méthodes de restriction alimentaire pour perdre du poids. Il peut même s’avérer dangereux pour la santé s’il est trop radical, n’est pas suivi par une personne en bonne santé ou ne fait pas l’objet d’un suivi médical régulier.

D’une manière générale, le jeûne intermittent n’est pas adapté à tout le monde. En particulier si vous souffrez de certaines carences ou que vous êtes à risque de dénutrition. En revanche, les jeûnes considérés comme « plus extrêmes » par le même Institut Pasteur sont fortement déconseillés. C’est notamment le cas des méthodes de jeûne 5 : 2 et du « eat-stop-eat », qui présentent des risques avérés pour la santé, tels que des carences nutritionnelles et des troubles alimentaires. Attention aussi aux dérives sectaires qui peuvent entourer ces régimes.

Pour que les bienfaits du jeûne intermittent s’offrent à vous, il vous faut connaître quelques règles à respecter. A priori, le jeûne intermittent ne présente aucun risque pour la santé puisqu’il est possible de le pratiquer de façon occasionnelle et lorsqu’on le souhaite.

Pour pratiquer le jeûne intermittent en toute sécurité, veillez tout d’abord à choisir une méthode de jeûne qui vous correspond. Pour éviter les déficits, les repas consommés hors période de jeûne doivent être équilibrés et combler les besoins en vitamines et minéraux. De plus, il n’est pas recommandé aux débutants de pratiquer le jeûne sec (sans aliments ni liquides). Pour éviter la déshydratation, continuez à consommer de l’eau, des bouillons et tisanes pendant le jeûne. La méthode est simple à mettre en place et les bienfaits du jeûne intermittent profitent à tout le monde. En temps normal, on conseille donc cette pratique à tout type de public.

Cependant, le risque de déficit est important chez les femmes enceintes ou allaitantes, ainsi que chez les personnes en insuffisance pondérale (indice de masse corporelle IMC inférieur à 18.5). Si vous souffrez de trouble du comportement alimentaire (TCA), il n’est pas recommandé non plus de pratiquer le jeûne car cela pourrait augmenter les symptômes. Enfin, à cause des effets du jeûne intermittent sur le métabolisme, il vaut mieux éviter de le pratiquer lorsque l’on est sous certains traitements.

Un coup de fatigue peut arriver en pratiquant le jeûne intermittent, surtout si vous êtes débutant. Pour vous aider à passer le cap et vous éviter les risques de déficit, Alvityl® Vitalité Durable vous offre une double formule complète à base de vitamines, minéraux et plantes. Un coup de mou ? Si vous pratiquez le jeûne à l’arrivée de l’automne, nous vous conseillons de compléter votre alimentation avec Alvityl ® Acérola 1000 Vitamine C.

L'autophagie et le jeûne intermittent

L’autophagie est un processus biologique mis en place par l’organisme lorsque ce dernier est privé depuis un certain temps de nourriture. Il s’agit de processus biochimiques qui se déclenchent au sein de nos cellules. L’autophagie est une sorte de « recyclage » effectué par toutes les cellules de l’organisme lorsque ce dernier est affamé. Ce recyclage se concentre sur les composants cellulaires endommagés et indésirables, qui vont alors être dégradés.

tags: #jeune #intermittent #bienfaits #et #risques

Articles populaires: