La consommation de viande est un indicateur clé de l'évolution de l'élevage et des habitudes alimentaires en France. Cet article se penche sur la consommation de viande de porc en France, en tenant compte de l'évolution des prix, des habitudes alimentaires et des tendances démographiques.
Selon le dossier de presse de Inaporc, en 2023, chaque habitant en France a consommé environ 30,6 kg de porc (viande et charcuterie). En effet, l’an passé, la consommation globale de porc en France (incluant consommation à domicile et hors domicile) s’est rééquilibrée par rapport à la consommation de volailles. Avec en moyenne 31,7 kg par habitant, la viande de porc demeure celle qui est le plus consommée.
Il s’agit de la viande la plus consommée en France, devant la volaille (29,5 kg), le bœuf et le veau (21,3 kg).
Entre 1980 et 2021, les Français ont réduit leur consommation de viande de 15 kg par an, principalement en diminuant la consommation de viande bovine d’un tiers (dont viande de veau), de viande ovine de moitié, ainsi que celle de porc, mais également en réduisant drastiquement la consommation d’autres types de viande (cheval, lapin). Ainsi, la consommation totale de viande a peu diminué au cours des 10 dernières années (89,9 kg/hab/an en 2010 et 89,2 kg en 2021).
La baisse de consommation pour certains types de viande est cependant amoindrie par le phénomène de hausse démographique, ainsi entre 2000 et 2021 : la consommation de viande bovine ne diminue que de 1%, celle de viande caprine augmente de 8%, celle de viande porcine de 2%, et +122 % pour la viande de poulet.
La volaille, souvent prédécoupée ou le steak haché pour leur facilité et leur praticité à cuisiner sont en pleine croissance, contrairement à ce qui demande une cuisine ou une cuisson un peu plus élaborée comme par exemple les plats mijotés.
En 2023, l’inflation alimentaire est restée élevée au sein de de l’UE-27, malgré le recul de l’inflation générale. En moyenne annuelle, elle a atteint 12,7 %. Concernant la viande, son prix était en 2023, supérieur de 10,7 % à celui de 2022.
L’inflation des produits du porc est restée soutenue en Europe en comparaison avec la viande bovine. Plus accessible, le porc a vu sa consommation diminuer plus modérément (-6,1 %) que celle du bovin (-8,0 %), pour s’établir à 39,9 kg éq. carc. par habitant et par an (1). La plupart des pays voient leur consommation reculer, à l’exception de l’Allemagne et l’Italie.
En Espagne, la hausse des prix de détail en porc a été la plus soutenue (+15,1 %). En France, elle était de 9,5 %, en Allemagne de 7,0 % et aux Pays Bas de 6,0 %. En revanche au Danemark, l’augmentation est restée plus modérée (+2,4 %) avec un cumul sur deux ans de 9,8 %.
Ce contexte inflationniste a continué à exercer une pression sur les ménages à faible revenu et a participé au recul de la consommation de viande, premier poste de dépenses dans le budget alimentaire des ménages.
| Pays | Hausse des prix de détail du porc |
|---|---|
| Espagne | +15,1 % |
| France | +9,5 % |
| Allemagne | +7,0 % |
| Pays-Bas | +6,0 % |
| Danemark | +2,4 % |
Une évolution cruciale à prendre en compte pour les filières d’élevage est la progression de la consommation hors domicile en France (restauration collective ou commerciale), ainsi que de la livraison à domicile. Les Français consacrent environ un quart de leurs dépenses alimentaires à la restauration hors foyer.
En viande bovine, par exemple, 42 % des volumes sont commercialisés en grande distribution, 24 % en RHD 11 % en boucherie, 3 % en vente directe. La viande hachée représente 37 % des ventes en grande distribution et le consommateur se tourne également de plus en plus vers de la volaille en filets ou en morceaux séparés prédécoupés.
A signaler l’affichage de l’origine est obligatoire en RHD pour les viandes (bovine - depuis 2002, et depuis le 1er mars 2022 pour la volaille et la viande porcine et ovine).
La consommation de produits laitiers a évolué sur longue période. La consommation de fromages ne faiblit pas, au contraire, elle a progressé de 14% entre 2011 et 2021. La consommation apparente d’œufs par habitant suit une tendance haussière depuis 10 ans. En 2022, elle s’élève à plus de 226 œufs par personne, contre 173 dix ans plus tôt. Le prix par rapport aux autres sources de protéine animale, sa facilité de conservation et de préparation, et son adéquation avec la tendance à un régime alimentaire plus flexitarien expliquent cette progression.
Nos habitudes alimentaires ont là aussi leur impact, car il faut chercher la hausse dans l’intégration des œufs et ovoproduits essentiellement dans les produits transformés.
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